Bientôt au pain sec et à l’eau ?

SOIT DIT EN PASSANT
10 Novembre 2016

Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine


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Il est des jours comme ça où lorsqu’un rendez-vous électoral pointe
du nez, je me surprends à m’interroger sur les leçons qu’il y aurait
à tirer de leurs prestations. A présent, je me pose une autre question
 ils sont combien ces élus de la nation à s’inquiéter, par exemple, des
prix des fruits et légumes qui atteignent des plafonds insoutenables
tandis que les salaires, eux, stagnent sans que personne, y compris
la Centrale syndicale, trouve à redire ? Ils ne manquent tout de même
pas de souffle ceux pardon pour le masculin qui l’emporte qui se
préparent à remettre le couvert en matière de promesses que de toutes façons ils ne tiendront pas. Ils en feront toute honte bue et sans douter
un seul instant de leurs capacités à gagner assez d’oreilles attentives,
prêtes à se laisser convaincre.Tout l’électorat n’est, en effet, pas vacciné contre cette gouaille dont on use ponctuellement à son égard et dont on assaisonne un discours démagogique, que les plus avertis savent creux mais qui ne manquera pas de faire mouche. Car ils existent bel et bien
ces profils inaptes à trancher. Ce sont même eux qui constituent la cible idéale que tous courtisent. Ce billet n’était pas destiné à revenir sur les divers comportements qu’adopteront les prétendants à la représentation populaire et qui aideront les plus malins d’entre eux à réussir leur coup. Nous aurons inévitablement l’occasion de nous arrêter sur les mimiques
et la force des argumentaires. Allez savoir pourquoi je fais tout ce détour pour parler de ce qui me fait vastement râler depuis quelques jours. Autrement dit les fruits et les légumes dont les prix défient l’entendement. On ne peut plus s’offrir de raisin à moins de 200 DA et de tomate à
moins de 70 DA. La baguette de pain complet est passée,subrepticement, de 15 à 20 DA. Et je passe sur les légumes secs qui n’étaient déjà plus
à la portée des petites bourses. La détérioration du pouvoir d’achat
désavantage tellement de monde que l’on aurait tort, en haut lieu, de
fermer les yeux sur cette traîtrise avec laquelle certains essaient de
nous préparer au pire des scénarios.
M. B.