Aller juste au gré de l’envie !SOIT DIT EN PASSANT
24 Octobre 2016
Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine
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Il est des jours comme ça où lorsque des amis m’affirment qu’ils
marchent chaque fin d’après-midi, histoire d’entretenir leur
ligne et d’évacuer un trop-plein de stress et de toxines accumulées
dans la journée, je me dis qu’ils ont bien de la chance de résider
sur les hauteurs d’Alger. Là où sont encore conservés des
sites qui invitent à l’exercice et surtout le permettent. Ce n’est
pas le cas pour ceux qui habitent au centre-ville où rien,
absolument rien, n’est conçu pour, ni n’invite à la détente
par la marche ou le jogging. C’est toujours pour la même
raison que je profite d’occasions qui me sont offertes
lorsque je traverse la Méditerranée. Là-bas chez nous, comme
cela amuse certains d’entre mes amis de qualifier la France,
second pays préféré des Algériens en général. Là-bas où
la ville n’a pas été dépouillée de ses espaces verts, de ses parcs,
de ses bois, de ses sous-bois, de ses allées et de ses plans
d’eau. Bref, de son oxygène ! En traversant l’immense et
magnifique parc de Sceaux, à la périphérie de Paris, je respire
un air nouveau tout en m’interrogeant sur ce qui nous reste à
nous comme espaces verts ! Pourquoi toutes nos magnifiques
étendues, celles qui ceinturent Alger, ont-elles été réquisitionnées
par les militaires, les gendarmes et autres corps constitués ?
Pourquoi tous les endroits de rêve que compte la ville ont-ils
été confisqués aux riverains et autres promeneurs solitaires ?
Pourquoi faut-il aller ailleurs pour faire le plein d’oxygène et de
rêveries ? Quel bonheur d’emprunter des chemins de traverse à
l’affût de la surprise, car il y en a toujours une, pour peu que
l’on y prête l’œil ou l’oreille. Là où l’on ne craint pas de
croiser les détestables chasseurs de couples qui nous ont
habitués à leurs coups tordus de frustrés. Là où la circulation et
les effusions sont libres et autorisées, des couples d’amoureux,
on n’en rencontre pas.Ces derniers n’ont pas besoin de s’y cacher,
puisque personne ne leur interdit de s’aimer au grand jour et qu’il
n’ont pas à toujours évoluer à l’abri d’une morale malveillante.
Comme il est parfois bon de célébrer les choses pour leur insignifiance
M. B.



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