C’est tendu ou je me trompe ?SOIT DIT EN PASSANT
Mercredi 21 Décembre 2016
Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine
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Il est des jours comme ça où je m’interroge très sérieusement sur ce
après quoi nous courons tous ensemble ou dispersés, avant de
comprendre pourquoi nous réagissons différemment à l’actualité qui
nous fait sursauter ou pas, au quotidien. Certains mieux que d’autres
ont appris à digérer ce qui leur est balancé, soit de façon négligée pour mieux les tenir concentrés à décrypter la confusion, soit de façon brutale pour les alerter sur les dangers qu’il y aurait à vouloir s’émanciper d’une direction rompue à la tâche dès qu’elle se pense contrainte de mater la moindre menace de débordement. Dans les deux cas, le système est là
qui veille au grain avec la ruse, l’arrogance et la sévérité qui caractérisent
sa propension à toujours vouloir améliorer puis tester sur le terrain son aptitude à manipuler. Là où, par contre, il ne fait aucun effort parce que
ça n’arrange pas ses affaires de montrer qu’il s’adapte aux attentes, pour l’heure silencieuses, mais qui risquent de se transformer en revendications qui n’inspirent rien de bon. Nous sommes plutôt nombreux à nous demander si le système est à bout de souffle et désormais dans l’incapacité de gérer
les affaires du pays ou s’il n’a jamais été aussi certain de n’avoir aucune difficulté à se maintenir en place. A mon avis, entre ceux qui partent la tête pleine de rêves explorer des contrées plus clémentes et ceux qui restent là et développent un imaginaire connecté à l’Europe ou à ces autres continents où le monde se distrait et mange à sa faim, la réaction a toutes les chances de ne plus côtoyer pacifiquement les discours fantaisistes. Ce qui pourrait dangereusement influer sur le moral déjà en ces temps où tous les motifs
de tension sont réunis, c’est ce constat récurrent selon lequel la haute autorité ne sévit pas contre ceux qui, chargés de conduire le pays hors de
la crise, ne se soucient que de leurs intérêts. Une réflexion en inspirant une autre, un ami me disait, il y a quelques jours, avoir noté que le chef de l’Etat ne réagissait jamais à chaud, autrement dit à la demande express.A se demander quelles autres urgences empêchent de se pencher sur les présentes ?
M. B.



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