A propos de violence à l’égard des femmes !SOIT DIT EN PASSANT
06 Décembre 2016
Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine
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Il est des jours comme ça où certaines réactions nauséabondes à un écrit me font bondir
de colère. J’ai reçu quelques messages affligeants, d’individus fous de rage que l’on ose
dénoncer une pratique qu’une partie de la gent masculine a tellement bien intégrée dans
son comportement quotidien qu’elle n’admet pas que l’on puisse la contester. Je veux bien
faire l’économie, aux lecteurs que cela n’intéresse pas, de la façon dont d’autres de leurs
congénères se comportent à l’égard du genre féminin. Des gros bras qui puisent ici et là
des contenus de discours qui les confortent dans leur comportement violent au sein du
microcosme familial. J’avoue être suffoquée par certaines réactions dont des hommes n’ont
pas honte de se faire l’écho dès lors qu’elles se manifestent en privé. Il y en a même qui
vous soulèveraient le cœur par leur vulgarité. Parce que je range aussi le fait de ne pas
porter secours à une femme à terre dans la case violence à son encontre, j’ai hérité de
messages ahurissants dans lesquels certaines plumes, à l’inventivité laborieuse, se sont
empressées de m’expliquer pourquoi les hommes ne réagissaient pas dans ces conditions.
Je ne vais pas toutes les citer, je vais juste me souvenir de celui qui m’a affirmé que si l’on
ne relève pas une femme qui se fracasse le genou ou le dos, c’est par respect pour elle et
pour la société ! Quel talent ! A l’exception de ceux qui n’ont retenu du billet que le court
passage sur les sous-vêtements, ceux qui ne cautionnent pas se taisent, eux ! Hélas ! Voilà
pourquoi et comment on vous incite à comptabiliser certaines performances individuelles
lorsqu’une virilité, qui abuse de contorsions pour se faire entendre, choisit d’emprunter des
chemins de traverse. Oh ! pas question d’oublier ce retraité de l’éducation nationale de Bordj-Bou-Arréridj qui m’a suggéré de plutôt réfléchir au comportement de certaines femmes comme
à une violence à l’encontre des hommes dont on ne parle jamais.A tout ce dont la femme dite
victime se rendrait coupable pour mériter de se faire battre. Coupable de ramollir la tête de
son mari ! m’a-t-il écrit sur un ton docte.
M.B



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