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Discussion: Soit dit en passant

  1. #81
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    Post Abandonnés et solitaires !

    SOIT DIT EN PASSANT
    16 Mai 2016
    Abandonnés et solitaires !
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


    Malika Boussouf.jpg

    [email protected]

    Il est des jours comme ça où l’on a un mal fou à écouter ou regarder ces émissions diffusées par
    la radio ou la télé à des occasions particulières comme les Aïds, le Mouloud ou autres fêtes religieuses.
    Des émissions suivies de débats ou des documentaires qui nous confrontent au reflet de ce que nous
    sommes, de ce que l’être humain peut renvoyer comme image, lorsqu’il a abandonné sur sa route cette
    belle perception que beaucoup d’entre nous ont su préserver de la notion de famille.
    Des aînés, ceux-là mêmes qui ont fondé le socle sur lequel se construit et se renforce la personnalité de
    chacun. Ils sont, heureusement, plus nombreux, les parents qui font que les leurs n’ont pas, toujours,
    envie de couper le cordon ombilical, ce lien qui, s’il venait à se rompre, emporterait avec lui tout ce qui
    relie chacun d’entre nous à son histoire. Ce qui a influencé ce billet, c’est la rencontre d’une ombre, d’une
    personne que l’on soupçonne de ne plus être qu’un vague souvenir de ce qu’elle a été jusqu’à cette étape
    de la vie où l’on croit, parfois, que pour réussir son parcours et avancer plus vite dans la vie, il devient
    impératif de se débarrasser de ses aînés. Une façon, jusqu’à ces dernières années, plus occidentale
    qu’orientale de vouloir exister par soi-même, sans dépendance familiale, sans boulet au pied. Je redoute,
    de plus en plus, ces moments de grande émotion où l’on vient vous démontrer par l’image combien il est
    devenu courant de croiser la détresse due à l’abandon.Il n’est pas dans mon intention de jouer les
    moralisatrices. Chacun d’entre nous s’arrange avec sa mémoire et sa conscience comme il peut. Mais
    j’avoue que les distances que l’on a de moins en moins de scrupules à mettre avec les siens sont terrifiantes.
    Ce qui chagrine le plus, c’est que beaucoup ne s’aperçoivent même plus des dégâts induits par la séparation.
    L’isolement est terrible. Personne ne peut certifier à celui qui se défait des siens qu’il ne subira pas, un jour,
    le même traitement qu’il a infligé à ces derniers. J’ignore si, dans pareille situation,
    les regrets peuvent aménager une quelconque réparation.

    M. B.
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    Soit dit en passant
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  3. #82
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    Post D’amour ou d’amitié !

    SOIT DIT EN PASSANT
    17 Mai 2016
    D’amour ou d’amitié !
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


    Malika Boussouf.jpg

    [email protected]

    Il est des jours comme ça où je conteste fermement les affirmations
    selon lesquelles les rencontres fortuites ne durent que le temps
    de l’échange. Quand on vous dit qu’elles n’ont aucune chance
    de connaître un quelconque épanouissement, doutez-en, parce que
    c’est totalement faux ! Elles peuvent mener à un futur quelque part
    joliment conçu. Il y a quelques jours, une toute jeune fille de mon
    entourage s’est plainte de l’un de ses copains de classe qui ne
    la regarde même pas alors qu’elle n’a de pensées que pour lui.
    J’ai trouvé la confidence mignonne comme tout, dès lors qu’elle m’a
    renvoyée à un âge que je n’ai plus mais que je conseille vivement de
    vivre pleinement sans se poser trop de questions.Peu importent
    les trahisons des copines et des copains embarqués eux-mêmes dans
    des petites histoires qui ne prennent l’allure de drames que
    lorsqu’elles sont perçues avec une âme et des yeux d’adolescents.
    C’est le bel âge, celui de l’innocence.L’âge des incertitudes au
    cours duquel on ose toutes les questions qui nous viennent à l’esprit
    et où l’on commence à rêver du prince charmant. Je me souviens
    d’une amie, voisine et aînée de nous toutes qui s’est mis en tête,
    un jour, de nous rassurer à tout prix. C’était la première fois que
    nous entendions affirmer que l’amour de sa vie, on pouvait
    le rencontrer n’importe où, y compris dans un ascenseur.Aucune de nous,
    car nous sommes quelques-unes à avoir gardé le contact, n’a jamais oublié
    cette phrase avec laquelle nous nous sommes débrouillées comme toutes
    jeunes filles de notre âge.Il m’arrive encore aujourd’hui d’entendre dire
    que les amitiés solides sont celles qui nous accompagnent depuis l’enfance
    jusqu’à l’âge adulte. A ce propos également, j’ai très envie de certifier
    que c’est faux. Bien sûr que nous éprouvons un élan moins contrôlé à l’égard
    de ceux qui ont partagé avec nous joies et amertumes.Mais il arrive qu’à
    mi-parcours, nous croisions de superbes âmes tandis que d’autres dont nous
    pensions dur comme fer qu’elles seraient inaltérables se révèlent,
    un jour, bien décevantes. Toxiques. À éviter absolument.


    M. B.
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  4. #83
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    Post Il vit ici et veut régner là-bas !

    SOIT DIT EN PASSANT
    18 Mai 2016
    Il vit ici et veut régner là-bas !
    Par Malika Boussouf
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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où, alors que je me retrouve sur ce sol qui abrite aussi, hélas, des causes hostiles à la mienne, je me fais fort de dire à propos du «combat» confortablement mené par un Ferhat Mehenni en exil, qui se prétend majoritaire, convaincu qu’il est d’avoir vidé les rangs du RCD et du FFS de leurs militants, qu’il est perdu d’avance. Pourquoi je pense subitement à cet ex-militant du RCD que j’ai connu bien plus constructif ?
    Je pense surtout à son père qui doit, en ces temps de traîtrise, trouver sa tombe bien étroite.
    Il le sait, lui, le fils de chahid qui commet cet autre parricide en expliquant autrement le combat pour l’indépendance de l’Algérie et non pour celle d’une parcelle de son territoire. Mais il y va quand même parce que, pour lui, mieux vaut militer à contre-sens et se faire financer sa disponibilité comme on alimente un réseau dormant qui dans l’entretemps va servir d’agitateur. Il pense sans doute avoir tout compris, celui qui aura bouclé la boucle en assurant,
    toute honte bue, qu’il est Kabyle et pas Algérien.Mais qui est donc cet étrange personnage qui,
    par la voie de son propre combat, réduit la cause kabyle à une revendication de territoire tout en confinant
    les siens dans un statut de figurants impuissants à faire fleurir la démocratie et la laïcité dans un pays,
    voisin, l’Algérie, dominé par des ennemis de leur cause ? Quel décevant parcours que celui de cet ex-otage,
    rencontré en décembre 94 à Paris, dans une aile d’aéroport français après l’assaut donné par le raid français à l’Airbus détourné par les terroristes du GIA ! Quel triste parcours que celui de ce «Kurde d’Algérie»,
    qui en appelle à un fossoyeur dans l’espoir de régner un jour ! BHL, celui qui sculpte la démocratie à l’envers
    et à son goût. Cet esprit retors qui a toujours un compte à régler avec un Etat.
    Pourquoi faut-il qu’il soit partout et de tous les projets malfaisants ? Je ne vais pas revenir sur sa
    responsabilité dans la destruction de la Libye même si je pense qu’il ne faut rien enterrer,
    qu’il faut, pour la survie d’un peuple, cultiver la mémoire dont celle coupable de son émiettement.

    M. B.
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  5. #84
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    Post La sombre antichambre du paradis

    SOIT DIT EN PASSANT
    19 Mai 2016
    La sombre antichambre du paradis
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où, alors que l’on pense à ces tout jeunes garçons dont
    l’innocence souillée par des hommes d’Eglise ne renvoie plus que le souvenir
    douloureux d’une enfance fracassée, on est spontanément tenté, comme si cela allait
    de soi, de regarder du côté de ces jeunes musulmanes qui n’ont pas encore atteint
    l’adolescence et dont on s’autorise, dans certaines régions du monde et à des périodes
    plus trash que d’autres, d’abuser de leurs corps à maturité précaire, comme d’une vulgaire
    marchandise, sous prétexte qu’ils n’auraient pas d’autre raison d’être.Le monde serait-il
    en panne de frissons ou d’aventures sanguinaires au point que des individus s’en aillent par
    milliers rejoindre les rangs de rustres égorgeurs élevés au rang de valeureux combattants ?
    Et tandis que les uns font la promotion du mal au nom du bien communautaire, certains
    analystes ne s’attardent pas sur cette pétrifiante violence faite aux femmes qu’ils mettent
    indirectement sur le compte des dommages collatéraux.Entre les adeptes du mariage de
    jouissance, qui se pratiquait il y a quelques années chez nous et dont je ne doute pas qu’il
    continue à fleurir loin de la réprobation sociale, la chair tendre de jeunes vierges prisée par
    les émirs d’un califat virtuel et les prêtres pédophiles, dont on dénonce de plus en plus librement
    les atteintes à l’enfance, il y a une ligne commune qui est vite franchie. Dans tous les cas,
    la pratique sexuelle est pervertie. Et le monde aurait largement de quoi faire pour remettre de la
    sérénité dans les affaires cultuelles.Lorsque l’on tire la sonnette d’alarme sur ces corps que l’on
    vend, que l’on achète et auxquels on fixe des tarifs, du plus jeune au plus âgé, les autorités
    religieuses musulmanes, à quelques rares exceptions près, écoutent sans trancher en faveur des
    victimes, soit pour ne pas lâcher les siens, soit pour ne pas les fâcher. Et le silence devient complice
    lorsque des témoignages révèlent comment la dignité, quasi impossible à récupérer, fait partie des
    conséquences admises de la guerre faite au corps des femmes et de la promotion du proxénétisme ici- bas.

    M. B.
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  6. #85
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    Post Le beurre et l’argent du beurre !

    SOIT DIT EN PASSANT
    21 Mai 2016
    Le beurre et l’argent du beurre !
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


    Malika Boussouf.jpg

    [email protected]

    Il est des jours comme ça où les reproches d’expatriés algériens à leurs compatriotes
    restés au pays me font doucement suer. Je trouve un peu saumâtre de rouler
    ailleurs pour son propre compte et de manifester son mécontentement à propos de ce
    qui n’avance pas assez vite à leur goût au pays. Il y en a qui n’ont plus jamais remis
    les pieds en Algérie depuis leur départ ou qui n’ont jamais envoyé le moindre sou
    à leur famille pour le bien-être de laquelle ils prétendaient vouloir s’exiler. Je n’ai,
    personnellement, rien contre celles et ceux qui, un jour, ont pris la décision d’aller
    tenter l’aventure ailleurs. Quand il y a possibilité de réussir sa vie dans un autre pays,
    il ne faut pas réfléchir longtemps et surtout pas faire la fine bouche. Il y en a
    beaucoup qui y parviennent, et même brillamment. Ce ne sont pas ceux-là qui
    interviennent le plus lorsqu’il faut louer les efforts ou critiquer le retard enregistrés
    par l’Algérie. Etonnamment, ce sont ceux qui ont raté leur parcours dans cet ailleurs,
    qu’ils s’éreintent à vouloir faire passer pour un milieu idéal à tous points de vue,
    qui jacassent le plus. Et pour mieux convaincre de leur intégration, leurs remarques
    pleuvent pour le plaisir d’une comparaison vide de sens. J’ai croisé, un jour,
    la parfaite incarnation de l’imposture. L’oncle d’une amie proche qui a tout raté là-bas
    et qui, ici, va presque s’étouffer en allumant son cigare avant de vous expliquer
    comment vous réapproprier le pouvoir citoyen ou débloquer les rouages du système.
    Le tout ponctué par des renvois réguliers à des repères du genre «là-bas, chez nous»,
    sans aucune bienveillance pour ceux qui n’ont pas eu la révélation et sont restés là,
    tout juste bons à applaudir ceux qui les tyrannisent. Je déteste me faire traiter d’abrutie
    ou m’entendre dire que je n’ai rien compris à rien sous prétexte que je n’ai pas eu
    l’audace d’aller m’épanouir ailleurs. Je reconnais qu’il faut une certaine dose de courage
    pour partir. Mais comment ne pas noter l’impudence de ceux qui vouent aux gémonies
    un pays et dont le nationalisme s’évapore un matin comme par enchantement ?

    M. B.
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  7. #86
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    Post Le pouvoir (ou le vouloir) de changer

    SOIT DIT EN PASSANT
    22 Mai 2016
    Le pouvoir (ou le vouloir) de changer
    Par Malika Boussouf
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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où, en longeant une rue de la capitale, je me demande,
    alors que j’attends une amie qui prend tout son temps pour traverser, si je ne suis
    pas en train d’halluciner. Quand mon amie me rejoint, je lui suggère de lever les
    yeux vers les balcons qui nous font face.C’est à la rue Larbi Ben M’hidi que je fais
    allusion. Une rue dont, à l’exception des trottoirs défoncés, la mairie d’Alger-Centre a,
    presque entièrement, restauré les façades. Des façades magnifiques ! De véritables
    œuvres architecturales. Du très bel art dont la préservation est, hélas, laissée à la
    discrétion des locataires, propriétaires ou indus occupants. Nous hochons la tête mon
    amie et moi d’un air entendu avant de nous demander qui occupe l’immeuble d’en face.
    Nous jetons, de nouveau, un regard ahuri vers les balcons avant de reprendre notre chemin.
    Pendant tout le trajet vers la Grande-Poste, nous avons passé en revue certaines
    des possibilités susceptibles d’influencer le changement.Personnellement, je crois dur
    comme fer que nous avons, chacun à son niveau, le pouvoir de changer les choses, de les
    transformer à son avantage et d’embellir son quotidien. A moins d’ignorer totalement ce que
    se faire du bien veut dire. Les balcons au bout de la rue Ben M’hidi, à hauteur de la rue
    Ali-Boumendjel, sont dégoûtants. A l’une des fenêtres d’un deuxième étage, la barre de fer
    à laquelle est accrochée une bâche crasseuse est à moitié arrachée. La porte-fenêtre d’à côté
    est protégée par un rideau totalement délavé.Au troisième étage, on oublie vite le superbe
    balcon en fer forgé pour se concentrer sur les bâches qui tombent en lambeaux. Question
    pourquoi la mairie ne pénalise-t-elle pas ceux qui occupent les lieux ? A quoi cela sert-il de
    restaurer une façade si les habitants de l’immeuble ne prennent pas le relais ? Pourquoi ne pas
    contraindre les locataires à se protéger autrement du regard curieux des voisins ou des
    passants ? C’est franchement honteux d’offrir une image aussi hideuse de soi, de ses extérieurs
    et de laisser entendre qu’à l’intérieur ce n’est guère mieux entretenu.

    M. B.
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  8. #87
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    Post Le stade à la maison !

    SOIT DIT EN PASSANT
    23 Mai 2016
    Le stade à la maison !
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où lorsque vous expliquez à un enfant que Maya l’abeille,
    Bambi, Bob l’éponge ou Alice sont des personnages de fiction que l’on a créés pour
    eux, ils n’aiment pas trop l’idée que ces derniers n’existent pas vraiment mais ils s’en
    remettent vite parce qu’ils ne les considèrent pas moins comme des compagnons
    supplémentaires qui complètent la panoplie de ceux déjà imaginés pour les besoins
    de jeux symboliques. C’est avec les adultes, en fait, que vous pouvez avoir le plus de
    mal à vous faire entendre. Vous avez beau expliquer à une grande personne que
    les visages qu’elle voit sur l’écran ne sont pas derrière le meuble télé, elle continuera,
    et c’est chose courante, à discuter et donner son avis aux acteurs, journalistes,
    animateurs ou joueurs qu’elle a en face d’elle.On ne peut même pas parler d’interactivité
    dans ce cas, puisque les personnages derrière l’écran restent insensibles, par exemple,
    à la montée d’adrénaline chez celui qui leur indique que le tueur est sous le lit.
    La réticence de certaines personnes à aller au stade, même lorsque c’est leur équipe
    préférée qui joue contre un adversaire redoutable et qu’il lui faut tous ses supporters dans
    les tribunes, se comprend parfaitement. Il y a ceux qui n’aiment pas s’y rendre parce qu’ils
    ne supportent pas la bousculade et encore moins les effusions violentes. Ils n’y vont peut-être
    pas mais ils ne n’hésiteront, par contre, pas à transformer la pièce à vivre en tribune ou à faire
    régner la terreur à la maison le temps du match.
    Ils refont la première partie du match pendant
    la mi-temps et se remettent en phase à la reprise. L’exemple du match de football est tout
    indiqué pour renseigner sur l’effet des images télé sur celui qui n’a pas pu aller sur place et
    sur cette tendance, sympathique au demeurant, à penser pouvoir influencer le résultat en
    s’adressant à l’attaquant, au défenseur, au capitaine, au gardien de but, en suggérant,
    à haute voix, le remplacement d’un joueur, un carton jaune pour rappeler l’ennemi à l’ordre et
    en insultant l’arbitre, comme s’il avait la moindre chance de se faire entendre ou le pouvoir
    d’influer sur le cours des évènements en hurlant face à l’écran.

    M. B.
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  9. #88
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    Post Même ailleurs, j’y pense !

    SOIT DIT EN PASSANT
    24 Mai 2016
    Même ailleurs, j’y pense !
    Par Malika Boussouf
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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où lorsque je suis ailleurs, je m’efforce de ne pas penser à Alger
    en me disant que j’aurai tout le temps de revenir à ses bons côtés mais aussi et surtout à
    ses travers ! Parce que ce sont ceux-là qui nous contrarient au quotidien et que passer
    sa vie à dire merci à ceux qui sont payés pour le travail qu’ils font, il n’y a que chez nous
    que cela arrive.Je me dis, aussi, que j’ai tout le temps de revenir à cette voisine que j’ai surprise
    un matin balançant, par une fenêtre intérieure, un pot de yaourt vidé de son contenu. Dans la
    cour occupée par une famille habitant le rez-de-chaussée, ça sent le moisi et on y admire du
    linge et un matelas, gorgés de pipi, qui prennent l’air. C’est là, dans cet espace plutôt confiné et
    pourquoi pas sur le matelas en question, que va atterrir «l’engin». C’est tellement plus facile,
    me diriez-vous, de vider ses ordures sur la tête des autres. C’est même faire montre d’un civisme
    à citer en exemple que de gratifier ses voisins de restes encombrants.
    Ce que je raconte là se déroule dans un immeuble situé dans un quartier chic. Je le dis pour le cas
    où l’on serait tenté de mettre ce genre de pratiques sur le compte d’individus liés à une catégorie
    sociale déterminée. Dans un quartier populaire, les voisins, plus proches dans la galère, se respectent,
    s’entraident et cultivent la convivialité.
    Tous mes amis qui habitent des quartiers comme Bab-El- Oued
    ou La Casbah affirment qu’il est impensable d’agir ainsi envers un voisin. Je ne sais pas pourquoi, dans
    la foulée, je pense à mes balades en ville et à ces extérieurs surchargés qui n’ont pas l’air de gêner grand
    monde puisqu’aucun responsable de la ville n’intervient. A se demander à quoi cela sert de badigeonner
    les façades d’immeubles si, aussitôt les peintres partis, les balcons sont de nouveau envahis par tout ce
    que l’on ne veut pas jeter mais qu’il n’est pas question de garder à l’intérieur de chez soi ? On suppose
    aisément que ce sont ceux-là mêmes qui lorsqu’ils ont l’opportunité d’aller s’installer à l’étranger y trimbalent
    leurs détestables habitudes et nous font tous passer pour des dégoûtants.

    M. B.
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  10. #89
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    Post On ne reçoit que si l’on donne !

    SOIT DIT EN PASSANT
    25 Mai 2016
    On ne reçoit que si l’on donne !
    Par Malika Boussouf
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    [email protected]

    Il est des jours comme ça où l’on prépare une grande djefna de couscous
    à la mémoire de nos disparus, histoire de partager, à un temps T, un repas
    avec des personnes que l’on ne reverra sans doute jamais. Et ça fait le plus
    grand bien d’aller vers les autres, vers ceux que la vie garde en marge de la société.
    Il y a quelques jours, je suis allée donner un coup de main à une amie dont
    le mari venait de se tirer d’un mauvais pas et qui donc avait décidé, la veille,
    d’offrir le déjeuner aux ouvriers d’un chantier quelque part non loin d’Alger.
    Je ne sais pas vous, mais moi ainsi que beaucoup de mes proches
    avons un jour décidé que le couscous n’irait plus à la mosquée du quartier
    où les «fidèles» plongent systématiquement sur les morceaux de viande et
    délaissent les grains. Ceux qui arrivent après se contentent du reste, sans
    rechigner, parce qu’il s’avère que ce sont ceux qui ont réellement faim.
    Une fois retenue la conclusion que ceux qui fréquentent la mosquée ne sont
    pas ceux qui sont le plus dans le besoin, et définitivement adoptée la décision,
    nous avons cessé d’y envoyer notre couscous.Il fut un temps où je me faisais
    un devoir d’emmener le mien à un asile de vieillards, imaginant aisément que
    mes parents, s’ils ne nous avaient pas eus, auraient pu atterrir là, confrontés
    à pareil abandon. Lorsque vous frappez à la porte de ce genre
    d’établissements, vous n’êtes pas forcément bien accueillis.
    La dernière fois que je m’y suis rendue, la responsable de permanence, de
    «corvée» ce jour-là, m’a sonné les cloches avant de lâcher du bout des lèvres
    que dans son institution, on n’acceptait pas les repas cuits, qu’il fallait tout
    ramener cru et que c’était aux cuisinières du centre de préparer le repas sur place.
    Des amis plus rodés que moi m’ont mise au parfum. Ils m’ont raconté que
    les employés ne voulaient pas des repas préparés pour mieux détourner
    la viande, le beurre et les fruits. L’amabilité n’est pas inscrite au programme
    du personnel que vous y croisez. Ce ne sont pas de belles choses qui
    vous restent en tête en vous éloignant de l’asile. J’ai cessé, depuis, d’y aller.


    M. B.
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  11. #90
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    Post Si jeunes et tellement voilées !

    SOIT DIT EN PASSANT
    26 Mai 2016
    Si jeunes et tellement voilées !
    Par Malika Boussouf
    journaliste, écrivaine


    Malika Boussouf.jpg

    [email protected]

    Il est des jours comme ça où la vision d’une fillette de 5 ou 6 ans, la tête et les bras couverts
    et la robe jusqu’à la cheville, me fait hurler de malaise. Je dis cela en me doutant bien que,
    cette fois aussi, il va s’en trouver un ou une qui va venir me faire la leçon en m’expliquant
    pourquoi je n’ai rien compris au comment de l’affaire.
    A vrai dire, je n’ai jamais compris pourquoi certains hommes voilaient leurs filles très tôt.
    A cet âge où elles ne pensent encore qu’à jouer à la poupée et où elles ne se doutent pas
    une seule seconde que l’on puisse prêter, à leur corps, une quelconque intention sexuelle.
    Je trouve le geste incestueux. Et lorsque ceux qui défendent le port du hidjab essaient de
    convaincre sur l’obligation qui est faite aux femmes de se couvrir pour se soustraire aux
    regards lubriques des autres en affirmant que ce commandement leur est dicté par le Coran,
    je me dis qu’après tout, chacune est libre de se laisser savonner le cerveau ou que chacune
    est libre d’opter pour le moyen qu’elle juge le mieux approprié pour elle d’échapper
    aux contraintes imposées par les mâles de l’entourage. Aux femmes donc de gérer leur
    devenir quand elles sont en âge de réfléchir à un avenir potentiellement maîtrisable.
    Depuis la fin des années 80 et la montée en puissance d’islamistes ignorants servis
    par des universitaires en mal de statut et de reconnaissance sociale, beaucoup d’eau a
    coulé sous les ponts, lessivant dans sa fureur la matière grise qui demeurait à certains tout
    en façonnant celle de groupes opportunistes à la mode désormais de chez nous.
    Pour en revenir à ces petites filles dont on bride si tôt la liberté et qui pensent,
    certainement bien faire quand elles enfilent le même accoutrement que leur maman,
    je m’interroge, à chaque fois que j’en croise une, sur le but poursuivi par le père et surtout
    sur la nature du regard malsain que ce dernier pose sur sa fille. On sait les ravages de
    l’inceste dans les sociétés fermées comme la nôtre. Bien sûr que dans son approche
    du comportement social à faire adopter prématurément, il y a la soumission, mais comment
    ne pas soupçonner de possibles déviances sexuelles ?

    M. B.
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

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