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Discussion: Soit dit en passant

Vue hybride

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  1. #1
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    Post Un prêcheur à El Harrach ?

    SOIT DIT EN PASSANT
    14 Mars 2016
    Un prêcheur à El Harrach ?
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où il fait franchement bon vaquer à ses occupations le sourire
    aux lèvres et des étoiles plein les yeux, quand une nouvelle est aussi plaisante ! Je vous
    le dis franchement, un verdict pareil me met du baume au cœur ! Je le trouve
    magnifique et courageux dans le sens où depuis l’arrivée au pouvoir de Bouteflika,
    les assassins graciés par lui et réconciliés avec son entourage défient les populations
    civiles qu’ils ont terrorisées et en partie décimées. Est-il utile de noter qu’aujourd’hui encore,
    Ils bombent le torse en vainqueurs d’un combat mené au nom d’une cause officiellement
    reconnue comme défendable, tandis que les pourvoyeurs de fatwas n’ont, eux, aucun souci
    à se faire quant à leur avenir.On en veut pour preuve qu’ils ne cessent de proliférer !
    Quoi de plus normal étant donné toutes les sollicitudes dont ils continuent à faire l’objet
    et les privilèges dont ils bénéficient au nom d’une entente trop fructueuse pour être abandonnée.
    C’est en cela que la condamnation d’un sombre prédicateur, passé maître dans l’approximation
    religieuse et qui hurle à la mort de tout ce qui démythifie ce qu’il tente d’incarner, m’a parue
    tellement surprenante que j’ai aimé la garder en tête le temps de poser un pied à terre
    et de me dire que le combat contre l’obscurantisme a encore de beaux jours devant lui !
    Avec tous ces hurluberlus qui fleurissent à chaque angle de rue et qui, en ces temps
    de maigre création, n’ont pas beaucoup d’efforts à faire pour s’attirer la solidarité de penseurs
    au rabais ; les Kamel Daoud n’ont qu’à se protéger les flancs, parce qu’ils n’en ont pas fini avec
    les intimidations et autres menaces pour leur vie !
    Trois mois de prison ferme pour le sinistre Hamadache, ça fait du bien à entendre même si
    l’on sait que cela ne suffira à décourager ni les nouveaux prophètes ni leurs courtisans.
    Mais il est tout de même bon de rompre avec ce sentiment diffus d’impuissance et d’impunité.
    Et alors ! Quand le talent d’un journaliste-écrivain, qui sait de quoi il parle, met en émoi une frange
    de la société en panne de repères, comment ne pas trouver cela pathétique ?


    M. B.











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    Post Une antichambre pour le paradis !

    SOIT DIT EN PASSANT
    15 Mars 2016
    Une antichambre pour le paradis !
    Malika Boussouf

    Journaliste, écrivaine

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    Par Malika Boussouf
    [email protected]


    Il est des jours comme ça où je trouve bien injuste de se faire allumer à chaque fois
    que l’on fait allusion à la Grande Mosquée de Bouteflika qui a toujours su quoi faire
    pour rendre au pays la grandeur qui lui est déniée. Comment oser contester l’escroquerie
    qui a consisté un jour à décider, en haut lieu, que la construction d’un gigantesque espace
    de prière pourrait contribuer à apaiser les tensions, à redonner le sourire, à étendre
    la fraternisation des assassins avec leurs victimes et à faire renaître l’espoir dans tous
    les cœurs, le tout, en redorant le blason d’une Algérie en mal d’éclat ? Comment oser
    louer les mérites de ceux qui, dans l’ombre, travaillent à préserver le pays du désastre,
    plutôt que d’en attribuer les qualités à un commandant de navire que l’on n’aperçoit plus
    qu’occasionnellement, mais qui n’en perd pas pour autant son pouvoir de conviction ?
    Tous ceux qui, par un heureux hasard, n’ont pas été drogués au culte de
    la «famille révolutionnaire» ont échappé à la contamination à laquelle se sont volontairement
    exposées toutes ces clientèles intéressées. Celles-là mêmes qui, soucieuses d’arriver,
    ont considéré que si l’on enfourchait vite le cheval de la réconciliation et qu’on se
    convertissait, tout aussi vite, au mysticisme du légendaire Président,
    plus rien de méchant ne pourrait les atteindre.Et bientôt, dans cette immense mosquée,
    qui aura exigé plus d’argent que de noblesse, pourront être regroupés 120 000 fidèles.
    Livrés à la science de prédicateurs qui confondent aisément héritage spirituel et message
    originel avant d’en faire une religion à respecter à la lettre, leur dévouement, attendu,
    ne surprendra personne. Parce qu’alors, il n’y aura plus au sein de la construction sacralisée
    ni menteur ni détracteur ! Seuls seront autorisés à conduire la prière ceux convaincus
    de détenir la vérité vraie sur tout ce qui s’organise autour de l’islam et de la pensée qui
    se structure en son nom ! A se demander s’il ne faut pas craindre le pire pour ceux
    qui préfèrent contempler le ciel au lieu de réfléchir à ses recommandations ! Et si le faste
    d’un pays se mesurait à la surface de sa mosquée ?


    M. B.
















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    Post Affronter ou capituler ?

    SOIT DIT EN PASSANT
    16 Mars 2016
    Affronter ou capituler ?
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où, tout à fait par hasard, à l’occasion d’une simple évocation
    sans lien réel avec l’immédiat, il nous arrive d’être submergé par les images d’une
    Algérie qui résiste. Et alors que l’on se surprend à faire l’inventaire des qualités qui font
    qu’elle ne capitule pas, on pense inévitablement à sa sœur jumelle. Celle qui, au contraire,
    a décidé, un jour, de finir réfractaire à toute idée d’aller de l’avant. Les flash-back sont là,
    nombreux, qui, comme dans un film de science-fiction, vous projettent dans une atmosphère
    que votre mémoire a gardée intacte parce que réconfortante. Dans le même temps et comme
    dans une séance d’automutilation, vous renouez avec cette autre Algérie qui accueille de
    plus en plus fraîchement les promesses qu’elle sait sans issue.
    S’il est vrai que lorsque l’on est aux manettes du pays on se fait vite aux explications hasardeuses,
    il est tout aussi vrai qu’il faut un imaginaire en béton pour survivre aux rêves qui volent en éclats.
    Et si surfer sur le désarroi des gens devient une pratique courante, la démission côté résistance
    prend, elle, une ampleur inquiétante tant il devient difficile d’avancer quand on veut réussir.
    Bien sûr que des populations sont régulièrement mécontentes et qu’elles ont au quotidien des
    raisons essentielles d’exprimer leur colère. Mais alors, qu’est-ce qui renvoie l’image
    d’un pays amorphe qui a renoncé à arracher ses droits ? Qu’est- ce qui pousse à croire que
    la revendication ne mène à aucun résultat, et qu’en troquant cette dernière contre de l’adhésion
    au discours dominant, on a plus de chances d’arriver à ses fins ? Même si je me dis que l’on
    ne peut, en haut lieu, se permettre d’éviter indéfiniment de fournir les réponses qui s’imposent,
    je ne peux m’empêcher de trouver redoutable cette propension
    à tout ramener à ceux qui nous dirigent et qui n’ont pas réfléchi longtemps avant
    de trahir l’espérance. Si en 54 ans d’indépendance,les choses ont quelque peu progressé aux yeux
    des uns, elles n’ont pas assez abouti au goût des partisans du travail acharné qui refusent
    de brader la valeur travail contre le gain facile.

    M. B.

















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    Post Chronique d’une journée ordinaire

    SOIT DIT EN PASSANT
    17 Mars 2016
    Chronique d’une journée ordinaire
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où quand on me parle d’énergie positive et qu’on essaie
    de me convaincre qu’il suffit d’en invoquer l’idée pour se sentir mieux, j’ai les poils
    qui se hérissent et le sang qui me monte à la tête. Comment faire autrement quand,
    en voulant prendre un taxi le matin pour vous rendre, par exemple, à un rendez-vous
    médical, à Hydra, vous vous entendez répondre des «je vais à El-Biar»,
    «non, je tourne à droite», «non, c’est pas ma route» ,«lala man rouhch el Hydra ya madame !
    Fiha la circulation trop, trop, bezzef !», «ana nakhdem ghir
    la ville, hadja khra, non !», «neddik coursa, 400 DA» ! S’il y a un corps de métier que
    je ne soutiendrai pas en cas de protestations, ce sera celui des chauffeurs de taxi qui
    préfèrent rester stationnés plutôt que de vous conduire là où ça n’arrange pas leurs affaires.
    C’est là qu’une forte envie de remettre au goût du jour le principe même de la contestation
    vous submerge. Une fois décroché celui qui accepte de vous conduire à bon port,
    vous poussez un gros soupir de soulagement pensant que vous en avez enfin fini avec
    la galère. Eh bien non ! Parce que lorsque vous arrivez chez le médecin, il y a déjà tellement
    d’autres qui attendent que même avec un rendez-vous pris à l’avance, vous savez que vous
    allez en avoir pour un petit moment. Mais ce n’est pas
    ce qui vous déprime le plus. Ce qui vous démonte le moral, c’est le nombre !
    Avoir l’impression que toute l’Algérie est malade n’a rien de réjouissant. Vous pensez,
    en optant pour une consultation privée,que les conditions seront meilleures qu’à l’hôpital ?
    Pensez donc ! Les cabinets privés sont, eux aussi, débordés même si l’accueil y est plus
    correct. Vous constatez au passage que la consultation est passée en quelques mois
    de 1 500 à 2 000 DA, mais ce qui vous frappe le plus c’est qu’il y ait du monde partout !
    Chez le médecin, chez le pharmacien, chez le radiologue, dans les laboratoires
    d’analyses… Vous faites la queue partout sans être sûr d’en sortir satisfait.
    A la pharmacie, vous craquez quand on vous parle de rupture ou
    qu’on vous propose un équivalent.

    M. B.

















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    Post Ennemis intimes

    SOIT DIT EN PASSANT
    19 Mars 2016
    Ennemis intimes
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où l’aisance que montrent certains à vouloir s’entretuer vous laisse pantois.
    Lorsqu’il s’agit de personnes ordinaires comme vous et moi, on peut à la limite mettre cela sur le compte
    de ce caractère agressif que l’on nous attribue à nous Algériens. Je me souviens, à ce propos, qu’il y a
    quelques années, un ami tunisien, qui faisait des études de chirurgie dentaire à Alger, m’avait fait
    une remarque fort déplaisante. Je me souviens du ton affable qu’il avait pris pour me dire
    «Vous les Algériens, vous êtes toujours prêts à sauter à la gorge du premier venu. Quand quelqu’un vous
    dit bonjour, vous répondez en lui brandissant un couteau sous le nez.» Je me souviens aussi avoir pris
    la mouche et protesté, vexée par une telle affirmation que j’estimais gratuite, même si je nous reconnais
    un irritant côté sanguin parfois injustifié. Mais là n’est pas le propos, puisque l’objet de ce billet n’était pas
    de disserter sur les coups de sang de l’Algérien lambda. Les ennemis intimes dont je voulais parler, parce
    qu’ils ne semblent prêts ni à se calmer ni à se rabibocher, ce sont les démocrates ! Ceux qui se réclament
    d’un noble et précieux héritage ! Ceux-là mêmes qui ont partagé tellement de valeurs et de combats et qui,
    un jour, ont décidé que les choses devaient évoluer autrement. Un beau matin, ils se sont convertis, à
    la grande stupéfaction de leurs supporters, au déballage, déversant sur la place publique leurs secrets
    les plus essentiels. Ceux qu’ils ont partagés sur le terrain et même en dehors. Je ressens un profond malaise
    à me demander en qui on pourrait avoir confiance si nos propres amis se retournaient contre nous à un moment
    ou à un autre ? Comment peut-on abandonner des valeurs qui réunissent autour d’une cause
    et d’objectifs communs, pour se retrouver argumentant contre son propre camp
    et puisant toute son énergie dans la volonté de détruire l’autre ?


    M. B.

















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    Post Le bon traitement et le mauvais !

    SOIT DIT EN PASSANT
    20 Mars 2016
    Le bon traitement et le mauvais !
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où, même contraints de garder le lit, certains d’entre nous
    vont longuement hésiter avant d’avaler les comprimés ou les gouttes qui leur ont
    été prescrits, auparavant, pour les mêmes symptômes. Ils sont nombreux ceux qui,
    aujourd’hui, réfléchissent à deux fois avant d’aller se faire examiner par un médecin,
    quand beaucoup de ceux qui ne peuvent pas faire autrement se rendent chez
    ce dernier en traînant les pieds. Il ne faut pas croire que tout le monde peut se permettre
    de surfer sur les prix en toute décontraction. J’en connais qui s’arrangent comme
    ils peuvent avec le contenu de leur boîte à pharmacie pour éviter de casquer,
    et pour la consultation et pour le contenu de l’ordonnance.
    Quand ils n’en ont pas les moyens, ce qui peut fréquemment leur arriver, ils renoncent à aller
    se faire examiner parce qu’ils ont, selon eux, des besoins plus urgents. Il m’est,
    personnellement, arrivé, même si je fais rarement dans l’automédication, de me soigner
    avec un reste d’antibiotiques ou d’anti-inflammatoires. Mais je ne le fais plus, depuis
    un certain temps, parce que j’ignore si ceux qui ont, précédemment, eu l’effet escompté sur
    moi possèdent toujours les mêmes vertus et produiront les mêmes résultats. Je me pose
    souvent la question de savoir pourquoi certains antibiotiques, qui hier étaient prescrits
    pour soigner une infection, et qui effectivement l’ont enrayée, sont parfois retirés de la vente
    et soudainement déclarés dangereux ? Qui décide que tel médicament est à un temps T1
    expressément recommandé et à un temps T2 fortement déconseillé ? Qui du ministère de
    la Santé, seul habilité à accorder une autorisation de mise sur le marché, des laboratoires
    pharmaceutiques ou de leurs généreux sponsors décide de la mise en quarantaine
    d’un médicament ? Celui qui finance la production, celui qui distribue ou celui qui cherche
    et qui, parce qu’il a trouvé plus efficace, préconise d’abandonner le premier ?
    Ce qui me fait froid dans le dos c’est d’apprendre, à propos d’un traitement dont
    j’ai usé pendant des années, que ses effets pourraient parfois s’avérer mortels.

    M. B.
















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    Post S’arranger avec la crise

    SOIT DIT EN PASSANT
    21 Mars 2016
    S’arranger avec la crise
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où je me dis, après réflexion, que nous avons tous des rêves qui n’aboutissent jamais.
    Quelquefois par la faute des autres, mais aussi et surtout par la nôtre, puisque nous sommes encore incapables
    de choisir par nous-mêmes la meilleure manière de satisfaire nos attentes.
    Aujourd’hui, une grande partie de ceux qui n’ont plus envie de jouer aux révolutionnaires va se planquer derrière
    le fait que Bouteflika lui a apporté la paix en mettant fin à cette guerre qui lui avait été déclarée par le terrorisme barbare.
    C’est cet aveuglement du système qui fait que ce dernier ne mesure pas la déliquescence à laquelle il participe
    et dont il se rend responsable. En voulant faire au mieux pour sa pérennité, il a fermé les yeux sur les antécédents
    d’assassins qui se sont un jour découvert et des ambitions de partenaires politiques et des qualités d’hommes d’affaires.
    La question que les observateurs se sont immédiatement posée, c’est avec lequel des deux profils on allait composer ?
    En haut lieu, on aura vite tranché en faveur des deux, sachant qu’aucune partie n’endosserait le rôle de figurant.
    C’est ainsi que l’on conviendra d’amnistier les assassins et de fermer les yeux sur les florissantes affaires montées,
    par eux, grâce, entre autres, à l’argent du racket amassé durant la décennie noire et blanchi, pour beaucoup,
    dans l’import-import. C’est cette complaisance des autorités qui permet, lorsque les uns lèvent le pied parce
    qu’ils sont occupés ailleurs, aux autres de prendre le relais pour veiller au grain et à la bonne marche des transactions.
    Tout cela m’est revenu en mémoire, lorsque j’ai écouté à la Radio algérienne que sur 1 200 entreprises promues
    à l’exportation, seules 350 le font. Mais quoi exporter me diriez-vous, si nous ne sommes même pas fichus de produire
    une part de notre alimentation ? Je me demande à quoi les Algériens choisiraient de renoncer, en premier,
    si la crise venait à s’aggraver ? Consommer, on aime tellement ça !


    M. B.
















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    Post Se parler, se toucher et rire ensemble !

    SOIT DIT EN PASSANT
    22 Mars 2016
    Se parler, se toucher et rire ensemble !
    Malika Boussouf

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    Par Malika Boussouf
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    Il est des jours comme ça où l’idée, qui va devenir fondamentale dans quelques années, de rompre avec certaines habitudes,
    prises au fil du temps, et ce mauvais pli qui a, peu à peu, transformé notre vie au quotidien, redonne du punch
    et l’envie pressante d’entrevoir le résultat. Il y a quelques jours, c’était la journée du sommeil. Oui ! Comme il y a une journée
    sans tabac, il y a une journée où certains spécialistes vous disent tout l’intérêt d’aller, de façon plus apaisée, dans
    les bras grands ouverts de Morphée. C’est là que ceux qui veillent à nous imaginer plus de bien-être et à nous guérir de nos travers
    saisissent l’occasion de nous sensibiliser à l’urgence de nous aménager un temps de pause indispensable au bon fonctionnement
    de la machine sophistiquée qui nous porte. Pointer du doigt le danger qu’encourt notre équilibre et nous expliquer pourquoi vouloir
    s’endormir en gardant un œil ouvert et une oreille aux aguets rend impossible cette qualité de vie dont on a perdu et le rythme
    et la saveur. Rester connecté à son ordinateur tard le soir et entretenir la fâcheuse habitude de dormir avec son téléphone sur l’oreiller
    pour ne rien rater du message qui va peut-être nous «changer la vie» nuisent, aussi sévèrement, aux relations chaleureuses que
    l’on ne développe ou n’enrichisse qu’à une seule condition. Celle de ne pas se couper de son environnement immédiat
    et de continuer à évoluer à proximité les uns des autres.Pour illustrer la détérioration des rapports ou l’isolement qui s’opère
    sournoisement au sein d’un groupe supposé en phase avec son temps, on publie cette image des membres d’une même famille,
    assis les uns à côté des autres, mais totalement indifférents à ce qui se passe autour d’eux.L’attention de chacun est happée par
    un smartphone, une tablette ou un ordinateur et tous s’ignorent, souverainement, plongés qu’ils sont dans un monde que chacun
    a modelé à sa mesure avec les acteurs de son choix. Comment dans ce cas réapprendre à se parler et à s’écouter ? Comment rester
    connecté aux siens et au monde qui nous entoure ? Quand le remède absolu fait défaut, les avis restent partagés.


    M. B.
















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