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En Egypte
Nouvelle condamnation de masse contre les Frères musulmans

Un tribunal égyptien a condamné, dimanche 13 juillet, 101 partisans de l'ex-président Mohamed Morsi, destitué par l'armée, à trois années de prison pour des violences commises peu après l'éviction du chef d'Etat islamiste il y a un an, a rapporté l'agence officielle Mena.
Dix-sept autres, mineurs, ont été acquittés alors que la centaine d'accusés, tous présentés par le parquet comme des « membres des Frères musulmans », la confrérie déclarée « terroriste » de M. Morsi, devaient répondred'affrontements ayant fait 18 blessés en juillet 2013 à Damiette, dans le delta du Nil.
Depuis la destitution et l'arrestation par l'armée de M. Morsi le 3 juillet 2013, les autorités égyptiennes sont régulièrement accusées d'utiliser la justicecomme un outil de répression, notamment contre son influente confrérie. Cette dernière avait remporté toutes les élections organisées depuis la révolte ayant mis fin, en 2011, à trois décennies de pouvoir absolu de Hosni Moubarak.
15 000 ARRÊTÉS ET DES CENTAINES CONDAMNÉS À MORT

La quasi-totalité de sa direction, actuellement derrière les barreaux, encourt la peine de mort dans des dizaines d'affaires. En outre, policiers et soldats répriment dans le sang les partisans de M. Morsi : plus d'un millier ont été tués, 15 000 arrêtés et des centaines condamnés à mort à l'issue de procès expéditifs de masse dénoncés par la communauté internationale et des ONG.
Depuis, les attaques contre les forces de l'ordre sont devenues quasi-quotidiennes. Selon le gouvernement, plus de 500 policiers et soldats ont été tués dans ces attentats, pour la plupart revendiqués par des groupes jihadistes. Ces mouvements n'ont aucun lien connu avec les Frères musulmans, mais les autorités ont déclaré la confrérie vieille de 86 ans « terroriste », la renvoyant brusquement à la clandestinité.
Le tombeur de M. Morsi, son ex-ministre de la défense Abdel Fattah al-Sissi, récemment élu président avec 97 % des voix, a promis d'en finir avec le mouvement islamiste.
Libye
Combats autour de l'aéroport de Tripoli

Un soldat de l'armée libyenne à un checkpoint, le 26 janvier à Tripoli. | AFP/MAHMUD TURKIA
Des roquettes se sont abattues dans le périmètre de l'aéroport de Tripoli, dimanche 13 juillet. « Des affrontements ont suivi entre des ex-rebelles de Zenten qui contrôlent l'aéroport et d'autres groupes qui veulent les chasser », a indiqué une source aéroportuaire. Les vols ont été suspendus.
Ces affrontements interviennent après des appels lancés sur les réseaux sociauxpar des milices islamistes pour chasser les ex-rebelles de Zenten des sites qu'ils occupent à Tripoli, dont l'aéroport, situé à 25 km de la capitale.
Depuis la chute de Kadhafi en octobre 2011, l'aéroport de Tripoli est sous le contrôle de ces ex-rebelles de Zenten, une ville à 170 km au sud-ouest de Tripoli. Bien implantées dans la capitale, les Zentanis contrôlent l'aéroport et plusieurs sites militaires sur la route menant de Tripoli à l'aéroport.
Hostiles aux islamistes, ils sont considérés par leurs rivaux comme le bras armé du courant libéral, et sont parmi les brigades les plus disciplinées et les mieux armées de Libye. Elles dépendent officieusement du ministère de la défense, et ont revendiqué l'attaque du 18 mai contre le Congrès général national (CGN, Parlement), réclamant sa dissolution.

L'attaque contre l'aéroport a été revendiquée notamment par la Cellule des opérations des révolutionnaires de Libye, composée de plusieurs milices islamistes, considérées comme le bras armé du courant islamiste en Libye. Sur sa page Facebook, cette milice indiquait dimanche que « les forces des révolutionnaires arrivent dans le périmètre de l'aéroport de Tripoli et s'affrontent avec des groupes armés qui s'y trouvaient ».
Les autorités de transition ont jusqu'à présent échoué à dissoudre ou désarmer ces groupes d'ex-rebelles qui font la loi dans le pays et contrôlent toujours plusieurs installations stratégiques.
Ces affrontements interviennent alors que la porte-parole du département d'Etat Jen Psaki affirme que les Etats-Unis craignent que le pays ne sombre dans l'anarchie.
« Les Etats-Unis sont très inquiets de la violence en cours en Libye et les prises de position dangereuses qui pourraient conduire à un conflit généralisé. Nous affirmons notre soutien à la transition démocratique libyenne et appelons à l'installation de la nouvelle Chambre des représentants le plus tôt possible ».
La porte-parole a également appelé àtravailler à la rédaction d'une nouvelle Constitution « sans interférence ou violence ».
RÉSULTAT DES ÉLECTIONS CONNU LE 20 JUILLET
La Haute Commission électorale (HNEC) libyenne a annoncé le 6 juillet que seuls 184 sièges (sur 200) avaient été pourvus, le vote ayant été annulé dans plusieurs bureaux en raison de violences. Le scrutin avait été maintenu malgré une escalade des violences en particulier dans l'est du pays, théâtre depuis un mois d'affrontements quotidiens entre une force paramilitaire loyale au général dissident Khalifa Haftar et des groupes islamistes qui pullulent dans la région et s'en prennent également à l'armée. Les résultats définitifs doivent être annoncés le 20 juillet.

Les listes politiques ayant été bannies, seuls des « candidats individuels » – mais pas forcément indépendants – avaient été appelés à se présenter, et la grande majorité des vainqueurs sont méconnus du grand public. La compositionpolitique du futur Parlement ne sera donc connue qu'après la formationde blocs parlementaires.
Les Libyens avaient manifesté un faible engouement pour ces élections, jugées cruciales par la communauté internationale pour sortir le pays de l'anarchie. Les nouveaux élus de la future Chambre des représentants remplaceront le Congrès général national (CGN, Parlement), la plus haute autorité politique et législative, dont la légitimité est contestée et qui est accusée d'avoir aggravé la crise dans le pays en raison d'une lutte d'influence entre les courants libéral et islamiste.
Centrafrique
Djotodia reconduit à la tête de l'ex-rébellion Séléka

Michel Djotodia à l'aéroport de Bangui en janvier. | AFP/ERIC FEFERBERG
L'ex-président centrafricain Michel Djotodia, qui dirigeait la coalition rebelle Séléka qui l'a porté au pouvoir en mars 2013, a été reconduit à la tête du mouvement à l'issue d'une assemblée générale à Birao, dans le nord du pays, a-t-on appris samedi 12 juillet de source proche de l'ex-rébellion.
Michel Djotodia avait dû abandonner le pouvoir en janvier 2014 pour se réfugier au Bénin, sous la pression de la communauté internationale, en raison des graves exactions contre les civils qui ont eu lieu sous son régime après la prise du pouvoir de la Séléka. Ces violences ont entraîné l'intervention en décembre 2013 de la force française Sangaris, toujours présente aux côtés de la force africaine Misca.
Djotodia est sous le coup de sanctions internationales, onusiennes et américaines depuis mai 2014, comme le numéro deux de la Séléka, le « général » Nourredine Adam, à l'initiative de cette réunion de Birao. L'ex-président François Bozizé, renversé par la Séléka, est aussi sous le coup des mêmes sanctions. Birao est le fief de Djotodia où vit son ethnie, celle des Goula. « Un bureau d'une trentaine de personnes issues des différentes tendances de l'ex-Séléka a été mis en place », a encore affirmé la source.
LUTTES DE POUVOIR INTERNES
L'ex-rébellion (majoritairement musulmane) est toujours active militairement dans le centre et le nord du pays, notamment contre les milices anti-balaka (majoritairement chrétiennes) au cours d'affrontements dont les civils, dans les villes et villages, sont les premières victimes. Depuis sa défaite, elle est minée par des luttes de pouvoir internes.
Ainsi, en mai, une réunion tenue cette fois à Ndélé, autre ville du Nord, avait désigné comme coordinateur politique le « général » Abdoulaye Hissène, depuis devenu conseiller à la présidence de transition centrafricaine. Ndélé est la région natale d'Abdoulaye Hissène, un Ronga.
Un forum de réconciliation nationale en République centrafricaine est prévu du 21 au 23 juillet à Brazzaville, dans le but d'obtenir un cessez-le-feu entre groupes armés dans un pays ravagé depuis mars 2013 par de terribles violences inter communautaires et le grand banditisme, qui ont fait des milliers de morts et des centaines de milliers de déplacés.
Dernière modification par edenmartine ; 14/07/2014 à 07h42.
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