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Re : Ailleurs .........En Afrique
L'Algérie envisage de rouvrir des synagogues

Des manifestants algériens dénoncent "l'islamisation" dans la ville de Tizi Ouzou, en août 2013. Plus de 500 Algériens ont mangé et ont bu en public lors du Ramadan. | AFP/FAROUK BATICHE
Mohamed Aïssa, le nouveau ministre algérien des affaires religieuses, surprend agréablement les modernistes de son pays et suscite l'ire des salafistes. Désigné le 5 mai à la tête du ministère, ce titulaire d'un doctorat en sciences religieuses développe un discours qui détonne avec la « tradition » et notamment celle de son prédécesseur, Bouabdallah Ghlamallah.
Lorsque des jeunes ont décidé de manger en plein jour sur une place publique pendant le ramadan, à Tizi Ouzou, il regrette un « outrage » mais assure qu'il ne va pas « décréter une fatwa contre eux, ni solliciter les forces de l'ordre pour les arrêter ! ». Une attitude « tolérante » peu appréciée par la hiérarchie religieuse et les salafistes. Ces derniers, rappelant que l'islam est, constitutionnellement, religion d'Etat, exigeaient une intervention des autorités.
Mohamed Aïssa donne d'autres motifs de colère aux salafistes en envisageant la réouverture des synagogues fermées dans les années 1990 dans un contexte de grande violence. Se disant ministre des affaires religieuses et donc de « toutes les religions », il a souligné, le 1er juillet, lors du forum du journal Liberté, qu'il y avait une communauté juive en Algérie
L'armée algérienne aurait franchi la frontière avec la Libye
Massée depuis des mois le long de la frontière avec la Libye, l'armée algérienne aurait franchi le pas, rompant ainsi avec la doctrine établie depuis l'indépendance du pays de la non-intervention de ses troupes sur un territoire étranger. « 3 500 paras, soit un régiment complet, et un groupe de soutien et d'appui logistique de 1 500 hommes, sont déployés actuellement de l'autre côté de la frontière », annonçait, dans son édition du 6 juin, le quotidien El Watan.
Les autorités algériennes ont, depuis, démenti l'information, tandis que le ministre français des affaires étrangères, Laurent Fabius, a qualifié d'« allégations » l'idée d'une coopération concertée sur le terrain lors de sa visite à Alger, qui s'est achevée lundi 9 juin, trois semaines seulement après celle de son homologue de la défense, Jean-Yves Le Drian. L'armée algérienne, elle, n'a pourtant fait aucun commentaire.
« IL N'Y A PAS D'ENTORSE À NOS HABITUDES »
« Je maintiens la nature de l'opération et le nombre d'hommes », affirme Akram Kharief, auteur du blog Secret Difa3, un site très documenté sur la défense algérienne, également à l'origine de l'article paru dans El Watan. « Les opérations ne sont pas faites très en profondeur, dans une zone de 100 à 120 kilomètres sur le territoire libyen, pour occuper les points d'eau et logistiques et couper ainsi la route à des groupes armés, ajoute ce spécialiste. A ma connaissance, aucune confrontation armée n'a eu lieu
Des chefs de la sécurité limogés après l'attaque du palais présidentiel en Somalie

L'attaque des Chabab a eu lieu en l'absence du président somalien, Hassan Cheikh Mohamoud. | AFP/ABDULFITAH HASHI NOR
Au lendemain d'un vaste assaut par des islamistes Chabab du palais présidentiel,à Mogadiscio, le président somalien a limogé, mercredi 9 juillet, les chefs de lapolice et des services de renseignement.
Mohamed Abdulahi Hassan a été nommé en remplacement à la tête des services de renseignement, et Mohamed Cheik Hassan est le nouveau responsable de la police.
Khalif Ahmed Ereg, un ancien chef des services de renseignement, a été nommé ministre de la sécurité nationale. Le poste était vacant depuis la démission de son prédécesseur, en avril, à la suite d'une attaque-suicide contre le Parlement.
GUÉRILLA
L'assaut de mardi soir, survenu en l'absence du président Hassan Cheikh Mohamoud, ressemblait beaucoup à une autre attaque du palais présidentiel par des Chabab en février.
Expulsés de la capitale en 2011 par la Mission de l'Union africaine en Somalie(Amisom), les islamistes Chabab, qui se sont affidés à Al-Qaida, mènent de nombreuses actions de guérilla et des attentats, visant notamment la capitale et les institutions de la Somalie. Les Chabab ont aussi revendiqué une série d'attaques dans des pays engagés au sein de l'Amisom, en particulier au Kenya voisin.
Le rêve africain des médias français

Plateau de la chaîne sénégalaise Télévision Futurs Médias, à Dakar. | Jane HAHN/PANOS-REA
Il y aura 750 millions de francophones en 2050. Issue d'une étude de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF), publiée en 2013, cette donnée est fréquemment citée par les dirigeants de médias français. Ils entrevoient là un marché qui pourrait bien réduire leurs problèmes du moment.
Les Français regardent de moins en moins la télévision ? Les plus jeunes délaissent les journaux ? La réglementation est trop lourde ? La publicité stagne faute d'une croissance économique significative ? Qu'à cela ne tienne : demain, des centaines de millions de nouveaux lecteurs ou téléspectateurs, pour la plupart africains, pourraient prendre la relève. « Cette perspective constitue une opportunité de marché majeure pour l'industrie des médias français », soulignait une note d'analyse de Natixis en septembre 2013.
C'est ainsi qu'un tropisme africain s'est, lentement mais sûrement, installé dans l'esprit des patrons de télés et de journaux, dans leurs discours et enfin dans leurs plans stratégiques.
Certes, l'Afrique est loin d'être un désert médiatique : de multiples structures locales y sont déjà installées, certaines occupant le terrain de longue date. C'est le cas de TV5 Monde, de RFI, de France 24, d'Africa 24 ou de Jeune Afrique.
Mais, désormais, la dynamique qui est à l'œuvre ne concerne plus seulement quelques acteurs spécialisés. Il s'agit de capter un peu de la formidable croissance africaine.
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