Unesco : près de 240 millions de personnes privées d’eau potable en Afrique subsaharienne

« 120 000 » enfants meurent chaque mois dans le monde faute d'eau potable.


Environ « 600 millions » de personnes, dont 40% vivant en Afrique subsaharienne, sont privées d’eau potable dans le monde, selon Eric Falt sous-directeur de l'Unesco chargé des relations extérieures et de l'information publique, à l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO).

Des milliards de personnes à travers le monde sont confrontées à «de lourds défis en matière d’eau et notamment d’eau douce : des défis sont engendrés par la pénurie d’eau, par sa mauvaise qualité, par le manque d’installations sanitaires, voire même par des catastrophes telles qu'inondations et sécheresses» , a pour sa part signalé à la presse, jeudi soir, Patrick Gallaud, président du Comité de liaison ONG-UNESCO, au terme d’une réunion tenue les 30 et 31 juillet à Yamoussoukro (Côte D’Ivoire).

Ont participé à cette rencontre 200 représentants d'ONG (organisations non gouvernementales, nationales, régionales et internationales).

A cette occasion, le sous-directeur de l'Unesco a encore ajouté que seulement 31 % de la population dans le monde utilisent des installations sanitaires améliorées et que 90% des eaux usées sont rejetés dans la nature, sans traitement. Ce qui génère selon lui de lourdes conséquences sur la santé et le développement économique, et explique la mort de « 120 000 » enfants chaque mois faute d'eau potable. « Les effets des changements climatiques aggravent cette situation », a-t-il expliqué.

Falt a, au demeurant, appelé à une meilleure gestion des ressources hydriques, par le biais d’une étroite collaboration entre les gouvernements, les acteurs du secteur privé et la société civile.

Outre l’UNESCO, l’'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé, dans son rapport de juin 2008, que 80 % de toutes les maladies sur terre ont une relation directe avec l’eau. Tuant 3,4 millions de personnes par an, 60% des maladies infantiles sont liées à l'eau non traitée, d’après l’OMS.