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Centrafrique : nouveaux combats entre miliciens malgré l'accord de paix

Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juin un accord de cessation des hostilités, dont la mise en œuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui. | AFP/PACOME PABANDJI
Au moins 22 personnes, surtout des civils, ont été tuées en Centrafrique lors de violents affrontements mercredi et jeudi 31 juillet entre miliciens anti-balaka et ex-rebelles Séléka. Le drame a eu lieu à Batangafo, à 300 kilomètres au nord de Bangui.
Un officier de la force africaine (Misca), qui a également fait état de « plusieurs dizaines de blessés », témoignait sous couvert de l'anonymat :
« Des éléments se réclamant des anti-balaka sont entrés
dans la ville mercredi et ont commencé à tirer en direction
des bases des ex-Séléka, entraînant la riposte de ces derniers. »
Sous forte pression internationale, des représentants des anti-balaka et de l'ex-Séléka ont signé le 23 juillet un accord de cessation des hostilités, dont la mise en œuvre suscite beaucoup de scepticisme à Bangui.
Vendredi matin, « un calme relatif » régnait dans cette localité du centre du pays, a poursuivi la même source, précisant que, « devant la violence de ces affrontements, les habitants ont fui en masse pour se réfugier à l'hôpital sous-préfectoral, à la base de la Misca, au domicile du Maire ainsi qu'à la mairie et à la paroisse ».
SPIRALE INFERNALE DE VIOLENCES INTERCOMMUNAUTAIRES
Les villes de Batangafo, Bouca, Bossangoa, Markounda et Kabo se trouvent dans la préfecture de l'Ouham, dont est originaire le président déchu François Bozizé, renversé en mars 2013 par la coalition rebelle à dominante musulmane dirigée par Michel Djotodia. Dans les mois qui suivirent, les combattants Séléka devaient multiplier les exactions contre les populations majoritairement chrétiennes de la région, entraînant la création de milices d'autodéfense anti-balaka.
Les affrontements entre combattants des deux groupes ont plongé la Centrafrique dans une spirale infernale de violences intercommunautaires qui ont fait des milliers de morts, des centaines de milliers de déplacés et contraint les civils musulmans à fuir des régions entières du pays. Après l'opération française « Sangaris », en décembre 2013, pour appuyer la force africaine, M. Djotodia a été contraint à la démission. Depuis, les autorités de transition tentent de pacifier le pays, avec le soutien de la communauté internationale.
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