Affichage des résultats 1 à 10 sur 629

Vue hybride

Message précédent Message précédent   Message suivant Message suivant
  1. #1
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Re : Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    10 Février 2015


    Parle Madani, parle !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    En 1962, l’Algérie avait la chance de pouvoir être éclairée
    et guidée par des Assia Djebar, Kateb Yacine, Mostefa
    Lachref, Mohamed Dib ou Mohamed Arkoun. Finalement,
    l’Algérie a préféré la grotte, avec postés à l’entrée, les…
    … Saâdani, Chemsou, Hamadache…
    Wallah que je ne vous comprends pas ! Qu’est-ce qui est le plus condamnable ? Madani Mezrag qui a le courage d’assumer publiquement, sur une chaîne télé saoudienne, les crimes qu’il a commis, le sang qu’il a sur les mains, qui précise avec force qu’il ne s’est jamais repenti mais qu’il a passé un accord avec le pouvoir, ou ce même pouvoir qui l’écoute vomir sa haine sans broncher, en regardant juste le bout de ses mocassins délicatement cirés ? Pourquoi diantre m’en prendrais-je à Mezrag, quand c’est le Palais qui lui règle la note de son université d’été champêtre et en assure même la couverture sécuritaire ? Pas la peine de me renvoyer aujourd’hui Madani Mezrag en punching-ball pratique sur lequel tu voudrais me voir m’épuiser mes petits poings, te délecter du spectacle de la bordée d’injures que je lui balancerais «courageusement» à la figure en le traitant de tous les noms d’oiseaux et accessoirement des petits prénoms de fiente qu’il lâche dans ses interviews. Erreur ! Aujourd’hui, je n’ai aucune envie de cracher sur Mezrag ! C’est plutôt sur le cordon sanitaire, l’airbag institutionnel qui permet à ce monsieur de dire ce qu’il dit en 2015 que j’ai envie, besoin de me délester de mon excès de salivation. Basta des doses d’offuscation que l’on me sert à intervalles quasi réguliers, en doses savamment calculées et encore plus savamment distillées par les laborantins du Palais qui, ensuite, étudient le degré de mes réactions, l’intensité de leur vélocité hargneuse et la force de ma colère pour s’en servir afin de mieux étalonner les prochaines injections. Veines pleines ! Circuit saturé ! Overdose ! Madani Mezrag a redit qu’il avait tué de ses mains des dizaines d’Algériens ? Je ne suis pas juge ! Je ne suis pas le «Cercle Vertueux de l’Auto-Saisine Journalistique». Que ceux dont c’est le métier s’emparent de ces déclarations et en fassent l’usage républicain et légal qui doit en être fait. Pour ma part, Mezrag peut continuer de parler jusqu’à extinction de sa voix. Parle Madani, parle ! Tu parles tellement clair que j’en arrive à distinguer le clignotant au-dessus de ta tête. Si j’écarquille encore un peu les yeux, je suis sûr de distinguer la télécommande. Alors, parle Madani, parle. Je préfère, quant à moi, fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 122
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  2. #2
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    11 Février 2015
    HSBC, les 440 voleurs algériens
    et le foutage de gueule !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Pourquoi Mohammed VI, roi du Maroc, a-t-il choisi la
    banque suisse HSBC ? Parce qu’il avait un petit faible
    pour le…
    … H !
    Demain, nous apprendrions par hasard, par le fait de journalistes… étrangers, à travers des actions engagées par la justice… étrangère ou au détour d’audiences de cours… étrangères les noms, prénoms et pedigrees complets des 440 Algériens ayant planqué du fric chez HSBC, ça nous avancerait à quoi, ici, en Algérie ? A rien, je puis vous l’assurer. Pourquoi attendre comme le scoop du siècle cette liste nominative de nos fortunés domiciliés au black chez HSBC, lorsqu’ici, maintenant, de manière précise et documentée, nous savons tous que des grosses «poêles» du régime, des dirigeants de premier plan disposent de biens immobiliers faramineux en France, pour ne citer que ce pays à l’immobilier prestigieux, des biens mathématiquement impossibles à acquérir avec leur salaire de commis de l’Etat ou de dirigeants de partis politiques, sans que ces informations ne donnent suite à une saisine judiciaire, à des enquêtes ? Pourquoi devrais-je me créer un suspense autour des clients algériens de HSBC lorsqu’ici, il y a quelques semestres à peine de cela, un ancien ministre d’un département hautement sensible, stratégique au diable, a été littéralement exfiltré du pays pour échapper aux enquêteurs ? Cette liste des 440, c’est du pipeau ! Lorsque le régime a besoin de se délester d’un de ses poids devenu trop lourd, il actionne ses organes de délestage. Il l’a fait avec Moumène Khalifa. Hier, grand bienfaiteur de la République, généreux en dons de station de traitement de l’eau, en épongeage des notes des stars et comédiens internationaux invités par le ministère de la Culture, ou encore dans le rôle du plus grand pourvoyeur d’emplois pour les enfants de la haute, dans sa compagnie aérienne et sa banque, il est ensuite devenu l’ennemi public numéro un à abattre, celui par qui tous les maux de l’Algérie sont arrivés. Alors, et seulement alors, lorsque le feu vert a été donné, il a été abattu comme dangereux prédateur. Jamais avant. Même chose pour les Algériens d’ici, et de maintenant. Chacun connaît dans le détail les demeures cossues de Neuilly. Qui les possédait. Qui les a vendues à qui en seconde main. Mais l’heure n’est pas venue. Donc, justice pas bouger. Demain, peut-être elle bouger. Au signal. Donc, moi aussi, pas bouger pour ce menu fretin de la bande des 440 ! Moi, juste fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 2628
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  3. #3
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    12 Février 2015

    L’immeuble des inutilités !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Gaïd Salah : «La défense algérienne doit être renforcée !»
    Il vise qui, là ?
    Gourcuff ?
    L’idée est plus motivée par des considérations d’ordre pratique, je vous l’avoue. Devant la prolifération d’organismes, l’Observatoire de Lutte contre l’Extrémisme religieux, l’Organe National de Prévention et de Lutte contre la Corruption, l’Autorité de Régulation de l’Audiovisuel, et autres coquilles jolies mais restées quasiment neuves depuis leur création, parce que n’ayant pas servi, je me suis dit «Pourquoi ne pas toutes les réunir dans un immeuble unique ?» Je suis un bon citoyen ! Un citoyen qui a parfaitement entendu l’appel à faire des économies drastiques lancé par le Président et son comité restreint. Et donc, plutôt que d’occuper un tas de bâtisses, de les dispatcher sur les différentes structures vides d’âme et d’action, optons plutôt pour un seul et même immeuble. Une sorte de siège central de l’inaction. Un Immeuble des Inutilités ! L’idée, en plus d’être économique, est séduisante de simplicité. Un immeuble sans adresse. Oui ! Parce qu’il faut que je vous le dise, point besoin d’adresse pour une telle bâtisse. Pour quoi faire, une adresse, je vous le demande ? Vous viendrait-il à l’esprit de demander un jour l’adresse de l’immeuble qui abrite l’Organe National de Prévention et de Lutte contre la Corruption ? Non, bien sûr ! Pas de boîte aux lettres, non plus ! Comment d’ailleurs poster une lettre à un organisme domicilié dans un immeuble dont on ne connaît pas l’adresse ? Impossible ! On fera aussi l’économie d’un gardien et d’une réception. Une réception, c’est fait pour recevoir et un gardien pour garder. Là, dans l’Immeuble des Inutilités, on ne reçoit personne et y a rien à garder, à partir du moment où on ne réceptionne rien. Mais alors, me direz-vous, on mettrait qui dans cet immeuble et pour y faire quoi ? Ah ! Ben je remarque que vous ne me le demandez même pas. Comme vous avez raison ! Je constate avec plaisir que vous avez tout de suite saisi la philosophie de mon Immeuble des Inutilités. Qu’importe qui y mettre, l’essentiel étant que ceux qu’on y caserait n’auraient rien à y faire. Sauf dormir. Donc, tant qu’à faire, choisissons des gens fatigués, des personnes en manque de sommeil, des séniors au crépuscule de leur vie. Ils pourraient ainsi se reposer. Oui, bon d’accord, vous auriez raison de me rétorquer alors qu’il aurait été plus simple et plus direct d’ouvrir alors un centre de repos pour personnes âgées ou malades. Un hospice, quoi ! Je ne suis pas d’accord. Je trouve le terme hospice vulgaire, un tantinet discriminatoire. Je lui préfère l’Immeuble des Inutilités. A quoi rime mon petit caprice ? A rien ! Pourquoi diantre n’aurais-je pas le droit, moi aussi, de pondre une Chronique des Inutilités ? Comme j’ai également le droit de fumer du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 2769

    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  4. #4
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    14 Février 2015

    Amar, l’homme qui tombe toujours
    à pic et pique et colégram !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Pourquoi Abdekka a-t-il tardé à rendre hommage à Assia
    Djebar ? Parce qu’il ne supporte pas que d’autres soient
    réellement…

    … Immortels !
    L’information aurait pu passer inaperçue. Il est vrai qu’elle émane d’un syndicaliste de Rouiba qui fait une déclaration à chaud, en plein chaudron, dans cette zone industrielle remuée, choquée par la dernière «sortie» de Ali Haddad, patron des patrons du FCE. Le syndicaliste note que «depuis l’arrivée de Amar Ghoul au ministère des Transports, l’Etusa, la régie des transports, a stoppé net ses commandes de bus auprès de la SNVI». Le même syndicaliste rappelle par contre des choses que nous savions déjà. Comme cette préférence étrangère appliquée par Ghoul quand il était ministre des Travaux publics et qui l’a vu confier en quasi-intégralité la réalisation de l’autoroute Est-Ouest à des consortiums asiatiques et européens, signant par là l’acte de décès de Sonatro. Je ne sais pas pour vous, mais je trouve pour ma part que ça commence à faire beaucoup autour de ce monsieur. Et je dois dire qu’apprendre que sa prise de fonction au ministère des Transports a coïncidé pile poil avec l’arrêt par une régie des transports publics des commandes d’autobus auprès d’une entreprise… publique de fabrication de bus, c’est cette goutte qui fait déborder le vase. Du moins mon vase. Le vase de ce syndicaliste. Et de tous les syndicalistes de toutes les zones industrielles du pays, actuellement en surchauffe. Des voix, peut-être pas assez puissantes parce qu’assourdies par le discours et les médias officiels, osent s’élever contre le bradage actuel de notre économie et sa mise en concession au profit de pousseurs de brouettes anoblis et de sacs de fric amassés dans la décharge à principes. C’est dit de manière triviale. Mais les faits sont là. Lourds de conséquences. Ghoul est, depuis plusieurs mandatures déjà, toujours placé de manière centrale, charnière, lorsque se liquide le tissu public de fabrication, de construction, de manufacture et de réalisation. A ce niveau-là de «hasard», c’est carrément de la magie. Ou plus exactement de la prestidigitation. L’objet de ce tour pendable étant de faire disparaître les «obstacles» à la prédation du clan. Et du coup, je lis autrement, mais alors franchement autrement, toute cette série de «malédictions» qui est tombée à… pic sur la compagnie Air Algérie depuis l’été dernier. ça fait trop de hasards. De ces hasards qui permettent aujourd’hui à Haddad de relancer publiquement la demande d’ouverture du ciel et de la mer algériens au privé. Eh ! Oh ! Y a pas encore écrit «Gros Badingua*» sur mon sachet de thé. Un thé que je fume pour espérer rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 131

    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  5. #5
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    15 Février 2015

    L’instant magique !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Quel intérêt y a-t-il à ouvrir un compte en Suisse ?
    3% d’intérêts nets d’impôt !
    Oh ! J’ai bien conscience que ça ne fera pas baisser les prix de la mercuriale. Ni dénouer les fils inextricables du chaudron qui bout à In-Salah. Encore moins ressouder la fracture sociale, économique et – osons les mots – cultuelle et culturelle qui sépare désormais deux peuples vivant dans un seul pays, mais tout de même ! L’Algérie, la terre, au sens propre comme au sens symbolique, a été le théâtre, le temps d’une journée pluvieuse et sacrée, particulièrement pour les sémites, d’un instant magique. Un intermède sous forme de formidable nique aux intolérances dont nous sommes gavés depuis des lustres. Nous sortons à peine de la manif’ de la honte, celle d’intégristes professionnels encadrant des jeunes et des moins jeunes fanatisés et organisés en meutes hurlantes scandant «nous sommes Mohamed ! Gloire aux frères Kouachi, les martyrs !». Nous en étions là de nos désespérances à quitter la force d’attraction de la nébuleuse verte, à croire qu’il était impossible de se désamarrer de la bêtise travestie en kamis et en yeux soulignés au khôl lorsque Roger a débarqué en Algérie. Et que l’Algérie officielle a eu ce si rare moment de lucidité, d’intelligence fine et aux mille ressorts de faire haie d’honneur au juif pied-noir revenu au pays pour s’y reposer à l’éternité méritée. Instant magique où la République, par ailleurs grandement incompétente à gérer son territoire, notoirement déficiente à mener son peuple vers le bonheur, a pourtant su, là, précisément, s’ouvrir une fenêtre de tir vers l’humanisme et la réconciliation, la vraie, celle entre ses fils, naturels. Il faut avoir le fair-play, la dignité et la hauteur de vue historique de reconnaître l’habileté et le cœur conjugués dans cette affaire de… cœur. Un cœur fatigué, en bout de course à 89 ans et qui a balbutié dans ses derniers moments sa volonté de s’allonger dans les entrailles qui abritent déjà son père et le reste de la tribu juive. Je reconnais aussi et surtout au Palais cette habileté à avoir su déjouer un piège comme seules les sociétés aphasiques et en manque de regard d’avenir savent en poser : Hanin revient dans l’avion de Boutef’ ? Quel scandale ! Alors qu’Assia Djebar rentre par vol régulier ! Ben… même pas ça ! Le piège n’a pas fonctionné. Roger et Assia sont revenus chez eux par vol régulier, banal de régularité. Oui ! Instant magique géré magnifiquement par le Palais. Je sais ! J’en choque beaucoup qui ont pris l’habitude avec moi, ici, d’y aller franco contre les remparts de ce même Palais, à grosses salves. Demain peut-être. Demain, sûrement. Les salves repartiront de plus belle, parce que la démocratie et la dérision, c’est aussi cela, rire des puissants, tout le temps de leur puissance. Mais maintenant, juste ce coup de chapeau pour un coup de maître. Avec ce petit regret tout de même. Ah ! Si Roger et Assia étaient revenus dans la même soute du même avion, sur le même vol régulier. J’aurais alors donné tout l’or du monde que je n’ai pas pour être une mouche dans cette soute et y écouter religieusement ces deux-là parler, disséquer, dire en Algériens ce qu’ils pensent de l’Algérie de 2015. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar, malgré les instants magiques, continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1654
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  6. #6
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    16 Février 2015

    Khelil comme mise de départ, après on discute !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Si Anouar Haddam veut rentrer en Algérie pour y être
    enterré…
    … immédiatement, je ne suis pas contre !
    C’est ce que j’appellerais le SMIG de discussion. Sans lui, impossible d’aborder le sujet sans suspicion, sans atmosphère viciée. Tu peux créer tous les observatoires possibles de lutte contre la corruption, barder le pays de miradors anti-tchipa, accrocher à tous nos murs de toutes nos villes et villages des caméras thermiques réagissant à la surchauffe des «ch’kara», des sacs d’argent sale, ça ne suffirait pas. Parce qu’aux yeux d’une opinion échaudée, lassée et surtout écœurée, il y a un acte fondateur – fondateur dans son acception symbolique – de la corruption avalisée et couverte, c’est l’exfiltration de Chakib Khelil d’Algérie et sa mise hors d’atteinte. Tu penses que c’est un détail, qu’il est possible de passer une éponge dessus pour en effacer les traces ou que le peuple finira pas oublier ? Non ! A titre comparatif, prenons Khalifa. Que retiennent les gens de l’affaire Khalifa ? Qu’il va repasser en procès à Blida et qu’il va enfin payer pour ses crimes économiques ? Penses-tu ! C’est mal connaître l’Algérien ! Et son pragmatisme terriblement efficace de synthétisme. La rue algérienne retient que le régime, et surtout ses démembrements familiaux et filiaux s’en sont mis plein les fouilles avec Khalifa. De lui, finalement, ne reste que l’image d’un jeune aventurier, flambeur qui a su profiter des failles et des appétits voraces et mesquins de ce régime. Une sorte de Robin des Bois sans réelle flamboyance et surtout, sans redistribution aux pauvres. Par contre, sur Chakib Khelil, nous ne sommes pas dans l’ado ayant déniché un pot de confiture, qu’il aurait ouvert, mais dont il se serait gavé sans intelligence. Non ! Avec Khelil, primo, nous sommes dans le cas de figure d’un homme doté de pouvoirs tels qu’il a failli changer la loi-cadre qui nous nourrit, celle des hydrocarbures, nous entraînant, si elle était passée telle quelle, dans un âge de famine. Secundo, avec ce même Khelil, à travers son «sauvetage», nous sommes bien en présence d’un acte de piraterie d’Etat, de brigandage. Cet homme a été SOUSTRAIT ! Je l’écris volontairement en lettres majuscules, et je demande à mes amis du service de correction de garder cette forme de caractères. Car nous sommes bien là devant une opération majuscule, majeure d’exfiltration d’un protégé, d’un hyper-super-ultra-proche. Le summum de l’impunité a été atteint. Une sorte de point de non-retour. Dont on ne peut espérer un peu guérir que si cet épisode infâme est effacé de la symbolique meurtrie de ce peuple. Voilà en quoi tout débat, toute discussion sur la corruption et le népotisme ne peuvent être engagés sérieusement avant que cet abcès, ce bubon infect, cette plaie ne soit crevé, désinfecté et cautérisé. La tête de Khelil, d’abord, ensuite, nous pourrons peut-être parler de lutte contre la corruption ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 268



    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  7. #7
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    179

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    17 Février 2015

    La dernière ligne droite, au prochain tournant !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Paris va décorer le patron du contre-espionnage
    marocain. Ah bon ? Et il va recevoir quelle médaille ?
    L’Ordre du Pavot National ?
    Je veux bien que l’on vienne me raconter que les maths, les calculs, c’est une science exacte, mais permettez-moi tout de même d’en douter un peu. Prenez l’opposition politique, dans toutes ses franges, même celles qui n’ont plus assez de cheveux pour se faire une frange. Toutes délivrent la même sentence : «C’est la dernière ligne droite pour ce régime !» Et c’est là où tu comprends qu’il y a un problème de mesures. Avec quoi, quel instrument l’opposition, sous ses diverses formes, même les plus charnues, mesure-t-elle cette dernière ligne droite ? Les outils conventionnels pour mesurer, je les connais plus ou moins. L’étalonnage est universellement posé, défini, avec certes des variantes anglo-saxonnes, mais le socle est là. Les millimètres. Les centimètres. Les mètres. Les… enfin, vous m’avez compris ! Donc, comment les opposants algériens peuvent-ils ainsi décréter que le régime a entamé sa dernière ligne droite ? Mathématiquement, ce ne doit pas être la même dernière ligne droite pour tous les gens de l’opposition. Eh oui ! Forcément ! Dans l’opposition, il y a ceux qui nous jurent depuis au moins deux ou trois décennies que le pouvoir en est à sa dernière ligne droite. D’autres opposants viennent à peine de faire leurs relevés et crient partout, en 2015, que le régime en est arrivé à sa dernière ligne droite. Et moi, j’en conclus logiquement que cette dernière ligne droite n’est pas la même selon la partie de l’opposition où l’on se trouve et à partir de laquelle on a mesuré. Ou alors, c’est qu’il y a plusieurs dernières lignes droites ! Avec des longueurs totalement différentes. La dernière ligne droite annoncée il y a vingt ans est scientifiquement plus allongée, plus longue que la toute dernière ligne droite décrite il y a quelques heures seulement. Mon Dieu ! Plusieurs dernières lignes droites ? Mais alors, la course vers la fin est loin d’être terminée ? Plus inquiétant encore ! Le régime a-t-il au moins conscience qu’il est dans le même temps sur plusieurs dernières lignes droites de dimensions différentes ? Mesure-t-il réellement ce qui va se passer ? Au bout ? Au bout de sa dernière ligne droite ? Mais, «n’oubliez jamais», comme le chanterait ce bon vieux Joe Cocker qui vient de casser sa pipe tout en avalant sa dernière ligne droite, que le régime et le Palais construit dessus ont de la ressource. Tu les menacerais d’une dernière ligne droite, qu’ils t’attendraient au tournant. Eh oui ! Jusqu’à preuve du contraire, ce sont eux qui tracent les routes. Et les feuilles qui vont avec ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1742
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •