Le groupe Canal+ a officiellement demandé au Conseil supérieur de l'audiovisuel depouvoir changer le nom des chaînes iTélé, D8 et D17.
Annoncé par Vincent Bolloré en septembre 2015, c'est un an plus tard, en septembre2016, que D8 deviendrait C8, D17 serait C17 et iTélé : C-News, si le CSA acceptecette demande bien entendu.
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Bolloré veut investir dans l'audiovisuel en Afrique en évitant le Maghreb
Avec le rapprochement avec beIN Sports et le rachat de Medisat de Berlusconi, Vincent Bolloré le propriétaire de Canal+ affiche désormais ses ambitions en Afrique. Un continent qu'il connaît déjà puisqu'il est présent dans plusieurs secteurs comme l'agroalimentaire, le transport et le négoce. Cette situation a été encouragée par les vendeurs d'images qui dominent l'Afrique (spécialement les territoires francophones) et qui représentent aujourd'hui une opportunité immense que l'homme d'affaires doit saisir pour ses ambitions dans la région.
Le continent africain suit un rythme différent de celui de l'Europe, la diffusion des technologies numériques. Le potentiel de demandes de matériels audiovisuels et de contenus est immense. Avec 12 pays, l'Afrique subsaharienne francophone représente un marché de 200 millions d'habitants. La population, particulièrement jeune (en 2040, 40% des adolescents du monde seront africains), est susceptible d'adopter plus facilement les nouvelles technologies. L'arrivée du numérique en Afrique est une opportunité pour l'ensemble du secteur, de la prestation à la diffusion en passant par la production. Tout y est à faire: les infrastructures sont fragiles, l'Adsl ne concerne que les grandes villes, le tissu de production local est très peu développé, le marché publicitaire est encore immature, etc. Les grands groupes français présents dans la zone tels qu'Orange ou Bolloré peuvent servir d'introduction à une quantité d'entreprises plus petites complémentaires sur la chaîne de l'image.
Alors qu'elle avait participé dès le début des années 2000 au développement du secteur dans cette zone, la France est aujourd'hui peu présente, laissant la place à d'autres pays comme le Qatar, la Chine ou les Etats-Unis. Les déboires essuyés par certaines des entreprises françaises et la gestion politique de certains ont laissé une trace durable dans les mentalités de certains entrepreneurs. Bolloré envisage de profiter de cette opportunité pour dominer un marché qui a été jusque-là négligé par les opérateurs. Mis à part les droits sportifs qui ont été achetés par Orange, le marché de l'audiovisuel reste inexploité.
Le secteur de l'image peut être la preuve que l'économie française peut s'exporter si l'entreprise publique ou privée comme celles de Bolloré pensent jouer la carte des alliances stratégiques avec une vision claire de son rôle. Certains pensent particulièrement à l'aide du cinéma que le gouvernement français à travers le CNC conçoit pour encourager les programmes francophones en Afrique. Reste à savoir si le Maghreb fait partie des priorités du groupe Bolloré qui investit plus dans l'Afrique subsaharienne en raison de la faiblesse de sa législation juridique et politique.
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