SOIT DIT EN PASSANT
24 Février 2016
Je voile ma sœur et toi, je te viole
Malika Boussouf

Journaliste, écrivaine

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Par Malika Boussouf
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Il est des jours comme ça où je hais le lien trop vite fait entre les violeurs d’un soir et leur origine
qui, hélas, se trouve être la mienne. Quand des promoteurs d’interdits, chez eux, se jettent sur
la première femme venue ailleurs et qu’ils se font expulser pour ce délit, j’avoue ne ressentir
aucune compassion pour eux. Et je ne me sens pas le moins du monde solidaire de tous
les obsédés et autres agités que l’Allemagne aura décidé de virer de chez elle. Lorsque
vous apprenez que 25 des violeurs du 31 décembre à Cologne sont des Algériens, ça vous met
les nerfs juste là où vous n’avez pas envie qu’ils soient. Quand la chancelière allemande,
Angela Merkel, demande à Sellal de la débarrasser des clandestins algériens qui lui polluent
son espace, je me dis que je n’aurais pas aimé être à la place de ce dernier.
Je veux bien croire que l’absence de perspectives d’avenir justifie le fait qu’ils s’en aillent tenter
leur chance ailleurs en se fondant dans la masse des migrants pour arriver à destination.
C’est la meilleure ruse qu’ils aient trouvée pour contourner les problèmes de visas qui leur
sont refusés au vu du profil qu’ils proposent qui n’est ni attrayant ni crédible pour la délivrance
du sésame. Mais il faut croire qu’il n’y a pas que l’envie de travailler qui les fait se précipiter
en Europe. Ils embarquent avec eux leur détermination à s’affranchir de leurs frustrations sexuelles
une fois foulée cette terre d’Europe «trop tolérante et permissive» avec ses enfants.
Sans doute armés de la conviction qu’en terre non musulmane ils pourront s’adonner sans scrupules
aux plaisirs de la chair, les voilà partis pour ne rien s’interdire chez ces mécréants où toute agression
devient licite. Je ne vais pas m’excuser de penser ainsi. Je ne milite pas en faveur de ce genre
de droits humains. Il y a ceux qui n’ont aucun problème à se faire une place dans le monde civilisé
et ceux qui s’y conduisent comme des sauvages et méritent d’être rendus à ce pays d’origine dont
ils auront entre-temps bien terni l’image.

M. B.