Le 20 Juin 2016



Comme il a dit lui, juste lui, rien que
lui, et personne d’autre !

Par Hakim Laâlam
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Coupure d’internet pour la deuxième session du bac. Une
décision saluée chaleureusement par la…
… Corée du Nord !
Plus j’y pense, moins je crois à cette histoire de limogeage de Saâdani du FLN. Ça ne correspond pas au mode opératoire en cours. Non pas que je tienne particulièrement à la gouvernance artistique du Front par le meilleur percussionniste que l’Algérie ait connu depuis 1962. Absolument pas ! Dans les orchestres, j’ai plutôt une préférence pour les instruments à vent. Mais adhérer, là, tout de suite, comme ça, à l’aveugle, à la thèse qui voudrait faire accroire que Ammar va se faire éjecter du FLN dans les prochains jours, je n’y arrive pas vraiment. Comment vous dire ? C’est comme s’il me manquait un élément, un chaînon dans l’analyse de cet épisode que l’on me dit imminent. Je sais que l’on peut se réveiller un matin, un beau et bon matin et découvrir que Saâdani s’est fait lourder. Mais, même en le sachant, je n’y crois pas. Plus prosaïquement, j’ai ce sentiment bizarre qu’il manque une pièce au puzzle pour que ce scénario de disgrâce se joue réellement. Ne me dites pas que dans la vie de tous les jours, vous n’avez jamais ressenti cette même sensation. Un exemple pour vous en convaincre. Un exemple puisé dans l’actualité, celle du Ramadhan. Vous allez au marché, vous y faites vos emplettes, et sur le chemin du retour, cette pensée qui vous taraude l’esprit : j’en suis sûr ! Oui, je suis convaincu d’avoir oublié d’acheter quelque chose, un truc important pour le repas du soir, mais quoi ? Et vous vous creusez les méninges, vous faites un effort titanesque sur votre mémoire en manque de vapeurs de café, en hypoglycémie et en mode «avion sans ailes». A tous les coups, ça ne rate pas ! Ce n’est qu’une fois arrivé chez vous, le seuil franchi, les courses rangées dans la cuisine que vous vous frappez le… Front (sic) en vous disant à haute voix : mais oui ! Zut alors ! J’ai oublié le piment pour relever la chorba ! Même chose avec cette histoire de limogeage supposé de Saâdani. Il m’a fallu rentrer à la maison, ôter mes chaussures, allonger mes vieilles guibolles sur le sofa, pour m’écrier soudain tout à coup, à la face de mon chardonneret ahuri : mais oui ! Zut alors ! Je sais pourquoi je ne peux pas encore croire au départ de Ammar de la tête de clé de sol du FLN. Suis-je bête, tout de même ! Je n’y crois pas, parce qu’il ne l’a toujours pas annoncé lui-même, son «lourdage». Et par expérience, j’ai appris qu’une rumeur non propagée par Saâdani n’a aucune chance de se réaliser. Donc, je ne croirai à la fin de l’artiste que lorsqu’il viendra en personne, en guest-star, me l’annoncer sur scène. En attendant,
je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.