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Re : gaza
« Le Pape François devrait exorciser Netanyahou », d’après le président du Nicaragua
Le Premier ministre israélien est visiblement possédé par le diable, selon le président du Nicaragua, Daniel Ortega, qui exhorte le pape François à chasser ses démons. Ortega a également appelé la communauté internationale à imposer des sanctions sur Israël pour son offensive militaire sur Gaza.
« Le Premier ministre Netanyahou est visiblement possédé par le diable, il faut que le pape François l’exorcise pour l’apaiser », a déclaré Ortega, cité par Globovision.« Pourquoi est-ce que personne ne condamne ou ne sanctionne l’État d’Israël ? », s’est demandé le président du Nicaragua. Selon lui, la Palestine est victime de la « folie » du leader israélien, qui cherche à « exterminer le peuple palestinien ».De l’avis d’Ortega, Israël est « en train de commettre un génocide » dans la bande de Gaza, un crime « si terrible qu’il n’est comparable qu’aux crimes des nazis ».
Les chrétiens de Palestine : « Le Hamas nous protège »
Tranchant sur le pessimisme ambiant, l’ancien patriarche latin de Jérusalem, 77 ans, veut toujours croire à la cohabitation harmonieuse avec l’islam.

Quelle est la situation des chrétiens de Palestine ?
Elle est la même que pour tous les Arabes de Palestine. Chrétiens ou musulmans, nous faisons partie d’un même peuple, d’une même culture, d’une même histoire. Un peuple qui est en conflit avec un autre peuple. Un peuple occupé militairement qui n’a pas besoin de compassion, mais de justice. Dans un contexte politique très tendu, nous essayons de faire face au même défi. Qu’est-ce qu’être chrétien ? C’est être envoyé à une société, à un monde que nous n’avons pas choisi parce qu’il nous est donné. Notre vocation est donc d’être chrétien dans une société arabe et majoritairement musulmane. C’est une expérience que nous connaissons bien, nous avons plusieurs siècles d’histoire commune derrière nous.
Pourtant, aujourd’hui, on parle de persécutions antichrétiennes…
Des incidents individuels entre musulmans et chrétiens peuvent parfois prendre une dimension communautaire. Dans ce cas, il existe des médiateurs, des familles reconnues pour leur sagesse et leur autorité, capables de régler les conflits. Mais je peux en témoigner, en Palestine, cela n’est jamais allé plus loin. Aucun massacre, aucun attentat contre les églises, aucune persécution ouvertement antichrétienne. Même à Gaza, les chrétiens sont protégés par le Hamas, souvent présenté comme une organisation terroriste.
Est-ce la même chose en Irak ?
Non, là-bas les chrétiens sont victimes de la violence et sont tués parce qu’ils sont chrétiens. Mais il s’agit de motivations politiques, pas religieuses. Les extrémistes espèrent ainsi déstabiliser le pays. Beaucoup de sunnites ou de chiites sont tués pour les mêmes raisons. Il ne sert à rien d’accuser l’islam de tous les maux. Travailler à la paix et à la justice, en Irak comme ailleurs, est le meilleur moyen d’éviter un exode massif des chrétiens d’Orient. Un problème politique doit trouver une solution politique.
Que répondez-vous à ceux qui défendent l’idée d’un choc des civilisations ?
Il y a un choc, mais il n’est ni religieux ni culturel. Il est politique. L’Occident traite l’Orient, et ceux qui y habitent, qu’ils soient chrétiens ou musulmans, comme des mineurs. Tant qu’il y aura ce rapport de dominant à dominé, on ne sortira pas de la spirale de la violence. Les racines du terrorisme mondial sont là. L’Orient n’est pas libre de son destin, il est soumis à la domination occidentale. Le problème, ce n’est pas l’islam ; c’est la confrontation entre l’Orient et l’Occident. Le colonialisme historique a cédé la place à un autre colonialisme, plus larvé, mais non moins réel.
Vous n’avez donc pas peur de l’expansion de l’islam ?
C’est un fantasme alimenté par ceux qui ne comprennent pas l’Orient en général, et l’islam en particulier. Tant que les Palestiniens se sentiront opprimés, tous les musulmans du monde se sentiront solidaires avec eux et pourront causer des perturbations à l’intérieur des sociétés où ils vivent. Il faut mettre fin à ce rapport du fort au faible entre l’Occident et le monde musulman, et mener des actions d’éducation à la citoyenneté, au respect de l’autre. Développons une culture de coexistence active, apprenons à nous connaître, à vivre et à agir ensemble.
GHAZA : L’INITIATIVE ALGÉRIENNE DE PLUS EN PLUS SOUTENUE PAR LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE
La communauté internationale se préoccupant, de plus en plus, suite à l’agression israélienne contre le peuple palestinien à Ghaza convergeait lundi avec l’initiative de l’Algérie de convoquer une réunion de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée à la situation dans ce territoire palestinien, rapporte l’APS.
Les Palestiniens de Ghaza résistent depuis 28 jours aux bombardements sauvages de l’armée d’occupation du régime sioniste, dénoncés également à travers le monde.
Ainsi, après le soutien exprimé par le Comité du Mouvement des Pays non alignés (PNA) sur la Palestine à l’initiative du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, de convoquer dans les prochains jours, une réunion d’urgence de l’Assemblée générale de l’ONU consacrée à Ghaza, le président français, François Hollande, a souligné l’ »impérieuse nécessité d’un cessez-le-feu pour soulager la détresse des populations civiles » de la bande de Ghaza.
Le Comité du PNA a indiqué que la convocation de cette session permettrait de traiter de l’agression israélienne contre Ghaza et de mobiliser la communauté internationale à cet égard.
Le Comité du Mouvement des pays non alignés sur la Palestine a été mis en place pour se saisir de tous les développements relatifs à la question palestinienne en exprimant des positions solidaires au nom de l’ensemble des pays membres.
Pour accélérer la tenue d’une réunion de l’ONU, l’Algérie a déjà engagé des démarches diplomatiques, en coordination avec la délégation palestinienne et les autres groupes régionaux, pour concrétiser son initiative visant « la cessation des hostilités, la prise en charge immédiate de la grave crise humanitaire née de l’agression militaire israélienne contre la population civile palestinienne à Ghaza, et la reprise des négociations de paix. »
La solidarité agissante de l’Algérie avec l’Etat palestinien avait été exprimée juste après le début des hostilités du régime sioniste, en condamnant le massacre dont font l’objet les Palestiniens à Ghaza.
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait également décidé d’une aide financière urgente de 25 millions de dollars au profit de la Palestine, notamment en direction de la population de Ghaza.
Près de 1.900 Palestiniens de Ghaza, dont pas moins de 350 enfants, ont été tués au 28è jour de l’agression sanglante israélienne, alors que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé à plus de 400.000 le nombre de personnes déplacés.
Par ailleurs, le ministère de la Santé, de la population et de la réforme hospitalière a annoncé son entière disponibilité pour accueillir les blessés palestiniens, victimes de l’agression israélienne barbare contre la bande de Ghaza, « quel qu’en soit le nombre ».
« L’Algérie n’attend que le transfert par les autorités palestiniennes des blessés, victimes de l’agression israélienne contre la bande de Ghaza, auxquels elle assurera les meilleures conditions de prise en charge au niveau de ses structures sanitaires spécialisées », a affirmé un responsable du ministère.
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