A la une/Economie_Reprise des cours de l’Or noir
le 19.03.16 | 10h00


Le brent au-dessus des 42 dollars

Les prix du pétrole ont largement franchi, hier, la barre des 42 dollars
à Londres, place de cotation du pétrole algérien, poursuivant une

La baisse de la monnaie américaine a contribué à....jpg


remontée enclenchée depuis quelques semaines suite, notamment, aux informations faisant état
d’une entente possible entre producteurs OPEP et non OPEP sur le gel de la production.
L’optimisme était ainsi de mise sur les marchés américain et londonien, où de nouveaux records
de cotation ont été enregistrés en comparaison avec les valeurs négatives ayant caractérisé le prix
du baril il y a trois mois.Les cours de l’or noir vont ainsi boucler une quatrième semaine consécutive
dans le vert, apportant enfin des nouvelles quelque peu réconfortantes pour les producteurs dont
les finances fondent à vue d’œil depuis plus d’une année, dans le sillage de la chute des prix du pétrole.
Il est à noter que la baisse de la monnaie américaine a contribué également à hisser les cours du brut
sur le marché mondial, lesquels ont largement bénéficié, depuis jeudi, de la faiblesse du dollar,
qui pâtit de l'attentisme manifesté mercredi par la Banque centrale américaine quant à la normalisation
de sa politique monétaire, signale l’AFP.Or, toute dépréciation du dollar profite en effet au marché du pétrole,
car les échanges y sont libellés en dollars et deviennent donc plus intéressants pour les investisseurs.
«L'espoir que les principaux pays producteurs de pétrole de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole
et la Russie s'entendront sur des plafonds de production contraignants le 17 avril apporte aux prix un dynamisme
supplémentaire», ont ajouté des experts cités par les agences de presse.
L'or noir, qui avait atteint des plus bas en près de 13 ans en février, reprend en effet des couleurs
ces derniers temps, suite notamment à l’annonce faite cette semaine par le Qatar que des pays producteurs
de pétrole, membres et non membres de l'OPEP, se réuniraient le 17 avril à Doha pour tenter de stabiliser
la production et soutenir les prix du brut.
La réunion rassemblera 15 pays dont la production représente environ les trois quarts de l'offre mondiale.
Certains analystes doutaient toutefois que l'actuel rebond observé sur les marchés pétroliers soit durable
à moyen terme en raison de fondamentaux de l'offre et de la demande toujours baissiers.
Zhor Hadjam