Tourisme... On ne sait pas faire !

SOIT DIT EN PASSANT
4 Septembre 2016

Par Malika Boussouf
journaliste, écrivaine


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Il est des jours comme ça où l’on a beau tourner les choses dans
tous les sens et se contorsionner pour comprendre pourquoi nous
ne sommes pas doués pour le tourisme on finit par se rendre à
l’évidence que si l’on n’a pas le savoir-faire, c’est que l’on n’a pas
appris à vendre la beauté de nos paysages et à promouvoir notre
patrimoine culturel. Le fait d’avoir toujours été assistés a conduit
aux résultats présents.Tous les efforts du monde ne nous suffiront
pas pour comprendre pourquoi les dirigeants de ce pays ont
privilégié le repli sur soi tout en encourageant la natalité. Le tourisme,
nous n’en avions pas besoin parce que le pétrole suffisait
largement à la satisfaction de tout un chacun et les couples
étaient encouragés à s’accoupler à bride abattue et à se reproduire à
volonté sous prétexte que le pays avait largement de quoi contenter
les populations à venir.Le résultat nous le connaissons. Il nous crève
ces yeux que nous nous sommes entêtés à garder clos. On se demande,
dans tout ça, qui fixe les règles même si certains d’entre nous, qui
prétendent avoir les bonnes infos, affirment qu’ils savent pourquoi
elles sont tordues et pourquoi on les a voulues ainsi. Cet été, comme
les étés passés, les Algériens, loin d’être les abrutis que l’on croit,
ont encore une fois décrété qu’un voyage en Tunisie ou en Espagne,
destination de plus en plus prisée par eux, ferait le plus grand bien
à leur âme, leur physique et leur porte-monnaie. On aura beau
scander à propos des Tunisiens qu’ils sont inhospitaliers et un tantinet
agressifs à l’égard de nos compatriotes, tous en reviennent des idées
plein la tête pour les prochaines vacances. Confort, propreté, soleil,
sable chaud, mer turquoise, gîte et couvert à portée des bourses
moyennes rassurent à propos du farniente. Il n’est pas réservé qu’à
une frange particulière d’Algériens.L’Espagne, le bouche-à-oreille
encourage de plus en plus d’estivants de chez nous à s’y rendre.
Le meilleur séjour à Alicante, Palma ou autre n’exige pas des
brouettes de dinars algériens. Pourquoi ne pas virer les gérants de
nos bouis-bouis et confier le secteur au privé ?

M. B.