La 71ème Assemblée générale de l’ONU s’ouvrira mardi à New York sur fond de crise des réfugiés
ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES NATIONS UNIES
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Mardi, 13 Septembre 2016 17:35
NEW YORK - La 71ème Assemblée générale de l’ONU s’ouvrira mardi à New York sur fond d’une crise géopolitique majeure, accentuée par la guerre et les crises migratoires au Moyen Orient.Pour la première fois l’Assemblée générale a appelé de ses vœux à la
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tenue d’une réunion de haut niveau sur les déplacements massifs des
réfugiés et des migrants.La réunion prévue lundi prochain devrait réunir
des chefs d’Etats et de gouvernements pour discuter de la gestion des
mouvements des réfugiés et aussi d’un plan plus responsable en réponse
à cette crise, a précisé l’ONU.Ces discussions interviendront juste après
l’annonce d’un accord russo-américain sur une trêve en Syrie,où la guerre
a fait plus de 250.000 morts et cinq millions de réfugiés, soit "la plus grande
population de réfugiés pour un seul conflit en une génération",selon les
termes du haut-commissariat de l’ONU pour les réfugiés.L’ONU qui avait
salué l’accord a dit s’attendre à ce que toutes les parties facilitent les efforts
des Nations Unies pour livrer l’aide humanitaire aux populations, y compris
celles qui vivent dans les zones assiégées.A quelques jours de la tenue de
la réunion, l’ONU s’active pour faire adopter le projet de "Déclaration de
New York pour les réfugiés et les migrants" qui sera prononcé au cours de
sa séance plénière de haut niveau qui se tiendra le 19 septembre.
Le projet de déclaration de la réunion ne fait pas l’unanimité
Cependant, le document final de la déclaration, transmis la semaine dernière
à la 71ème Assemblée générale de l’ONU, ne fait pas l’unanimité parmi les
parties concernée par ce dossier.L’Union Européenne, souvent critiquée sur
la question de la détention des enfants réfugiés et sur son manque d’implication
dans la crise, a émis des réserves le document de l’ONU en mettant l’accent
sur le partage des responsabilités.L’UE qui a reconnu la nécessité de parvenir
à un accord consensuel sur le dossier des réfugiés s’est défendue en précisant
que la détention des enfants ne pouvait être qu’un "dernier recours dans des
circonstances exceptionnelles" et que ses accords juridiques en place offraient
une plus grande protection des droits de l’homme des migrants et de leurs
familles.La Russie a de son côté refusé toute interprétation du document final de
la déclaration qui peut aller à l’encontre des principes fondamentaux de neutralité
et du respect de l’intégrité territoriale des Etats."La situation actuelle est le
résultat de l’ingérence irresponsable dans les affaires intérieures du Moyen Orient
et d’Afrique du Nord", a souligné la Russie vendredi dernier lors des discussions
tenues sur ce document.L’ONU a affirmé de son côté qu’en dehors de toutes considérations, l’économie mondiale estimée à près de 77.000 milliards de dollars
a été incapable de mobiliser 10 milliards de dollars de besoins humanitaires.
"C’est frustrant", a déclaré vendredi, Mogens Lykketoft, président de la 70ème
Assemblée générale de l’ONU à propos de l’échec de la communauté internationale
à engager les financements nécessaires pour résoudre cette crise et mettre un
terme aux attaques contre les civils qui sont à l’origine des déplacements des réfugiés.Réfugiés un sommet américain parallèle à celui de l’ONU
En parallèle à cette rencontre, le président Barack Obama organisera le 20
septembre à New York un sommet des dirigeants sur les réfugiés qui exhortera
les gouvernements à prendre de nouveaux engagements en faveur des personnes déplacées par la guerre.En dépit des déclarations de responsables américains sur
la nécessité d’augmenter les engagements financiers en faveur des réfugiés, la
Maison Blanche a refusé de s’engager sur un objectif chiffré concernant leur
accueil.Le 29 août dernier, la Maison Blanche avait annoncé l’accueil de 10.000
réfugiés syriens en un an, remplissant un engagement pris par le président Obama
sur un sujet qui divise la classe politique américaine.Mais cet objectif reste dérisoire
face à l’ampleur de la catastrophe humanitaire en Syrie. La position américaine a
été notamment rendue intenable par l’Allemagne qui a accueilli en 2015 un million
de demandeurs d’asile pour la plupart originaires de Syrie et d’Irak et prévoit
300.000 nouveaux arrivants en 2016.Washington a été régulièrement critiqué pour
son manque de réactivité face à la crise migratoire massive déclenchée par le conflit
en Syrie. En pleine campagne électorale pour la présidentielle, les républicains ont
insisté sur l’arrêt de l’accueil de ces réfugiés par crainte d’infiltration des éléments
de l’organisation de l’Etat Islamique.Tandis que le sommet présidentiel examinera
la question des réfugiés, la réunion de haut niveau de l’Assemblée générale se
penchera sur les déplacements massifs des migrants et des réfugiés. Les deux événements seront complémentaires, selon l’ONU.Par ailleurs, l’ONU a reporté au
jeudi 16 septembre la discussion sur l’inscription à l’ordre du jour de la 71 ème
Assemblée générale de la question de sensibilisation de l’opinion mondiale au
drame des migrants en particulier les demandeurs d’asile syriens.La Syrie rejointe
par l’Iran et le Venezuela ont dénoncé "les motifs politiques" qui sous-tendent
l’inclusion de ce thème à l’ordre du jour de l’Assemblée en refusant qu’il soit maintenu.Outre, le dossier épineux des réfugiés, l’Assemblée générale devrait
aborder les questions liées au maintien de la sécurité et de la paix internationales
et au développement durable notamment en Afrique.



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