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6 milliards d'euros pour reconstruire Gaza (vidéo)

Gaza: 550 millions de dollars de pertes agricoles
Pendant la guerre, Israël a ciblé les terres agricoles, de manière directe et préméditée pour ruiner le sol et les récoltes (Responsable palestinien).

Le secteur agricole de la Bande de Gaza a accusé des pertes de l’ordre de 550 millions de dollars à cause de la guerre israélienne contre l’enclave palestinienne, selon les premières estimations du ministère palestinien de l’Agriculture.
Lors d’une conférence de presse, tenue samedi, dans la ville de Gaza, le directeur de de la planification et des politiques auprès du ministère de l’Agriculture, Nabil Abou Chmala, a indiqué que « Les pertes du secteur agricole, durant la guerre israélienne contre la Bande de Gaza ont atteint 550 millions de dollars, dont 350 millions de dollars de pertes directes et 200 millions de dollars de pertes indirectes ».
Le ciblage du secteur agricole, durant cette guerre, a-t-il ajouté, a provoqué de graves baisses des récoltes et une envolée des prix des produits agricoles, ce devient une menace réelle sur la sécurité alimentaire de la Bande de Gaza.
Israël a ciblé des terres agricoles, de manière directe et préméditée, a-t-il souligné, pour ruiner le sol et les récoltes. Les raids israéliens ont visé, principalement, les vergers d'arbres fruitiers, d’orangers et les oliveraies, a-t-il indiqué.
La production animale et la pêche n’ont pas été épargnées, a-t-il ajouté, mentionnant que des écuries, des ruches et des barques ont été bombardés durant la guerre, ainsi que des puits et des bassins de récupération d'eau.
Dans ce même contexte, le réseau des associations civiles (non gouvernemental) a dénoncé le bombardement des terres agricoles. « Il s’agit de crime contre l’humanité », a estimé le représentant de ce réseau, Mohamed al-Bakri, appelant l’organisation onusienne "FAO" à dépêcher une mission d’enquêteurs pour constater les crimes perpétrées par Israël contre le peuple palestinien.
La trêve n'a rien changé au trafic commercial des passages frontaliers
Le terminal Karam Abou Salem est ouvert juste aux produits alimentaires et aux aides humanitaires, mais même les listes des produits autorisés à l'importation n’ont pas changé.

Des responsables palestiniens ont fait part, jeudi, de l'absence d'évolution dans le trafic commercial à travers les passages frontaliers de la Bande de Gaza après la conclusion de l’accord de cessez-le-feu entre Palestiniens et Israéliens, le 26 aout dernier.
Dans des déclarations à Anadolu, ces responsables ont souligné qu’Israël n’a pas encore entamé les procédures pour la levée du blocus imposé sur la Bande de Gaza, après plus d’une semaine de la conclusion de l’accord de cessez-le-feu.
Cet accord de cessez-le-feu permanant signé par les Palestiniens et les Israéliens, le 26 aout dernier au Caire, prévoit la cessation des hostilités après une guerre de 51 jours, et l’ouverture des terminaux frontaliers commerciaux, simultanément.
Le directeur du passage frontalier Karam Abou Salem, Mounir al-Ghalban, a indiqué «Le trafic commercial du terminal n’a pas changé jusqu’à jeudi. Il est au même régime d’avant-guerre» ajoutant que le terminal est ouvert pour le transit des produits alimentaires et des aides humanitaires. Il a tenu également à préciser que les listes des produits autorisés à l'importation n’ont pas changé.
Le passage Karam Abou Salem a été ouvert, jeudi, pour permettre le passage de 380 camions dont 200 chargés d’aides humanitaires.
«Les Israéliens travaillant au terminal n’ont reçu aucune directive pour améliorer le rendement du passage frontalier durant les prochaines semaines», a-t-il souligné.
Deux passages frontaliers avec Israël sont actuellement opérationnels, celui de Beit Hanoun, dans le nord de la Bande de Gaza, et celui de Karam Abou Salem (sud), l’unique passage commercial de Gaza, depuis 2007.
Les autorités israéliennes ont ouvert, jeudi, le passage Erez de Beit Hanoun devant les hommes d’affaires et les malades se rendant en Cisjordanie et en Israël.
Pour ce qui est du terminal de Rafah, le directeur des points de passages à Gaza, Maher Abou Sobha, a fait savoir que le passage frontalier est «partiellement ouvert », comme il l’était lors de la guerre israélienne contre Gaza. Il a indiqué que 400 personnes avaient quitté, mercredi, la Bande de Gaza à travers ce terminal, ajoutant que les caravanes des aides et les cas humanitaires sont autorisés à passer.
Le directeur des passages à l’Autorité palestinienne a, lui aussi, précisé que la situation des terminaux frontaliers de Gaza n’a pas changé.
Dans une déclaration à Anadolu, il a espéré une amélioration de l’activité commerciale des terminaux frontaliers au cours des prochains jours. Il a tenu à mentionner, par ailleurs, que la partie palestinienne n’a reçu aucun avis portant sur l’importation des matériaux de construction.
Dernière modification par edenmartine ; 07/09/2014 à 07h51.
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