II est obligatoire de faire les ablutions dans les trois cas suivants:
Le premier : Pour la prière en général qu'elle soit obligatoire ou surérogatoire ou même s'il s'agit de la prière pour le mort car Dieu a dit:
« O croyants, quand vous vous préparez à la prière, lavez vos visages et vos mains jusqu'aux coudes, frôlez vos têtes et lavez vos pieds jusqu'aux chevilles » [ Sourate 5 - Verset 6 ]
C'est-à-dire si vous voulez exécuter une prière et vous êtes en état d'impureté, lavez-vous les membres mentionnés dans le verset.
De même le Messager de Dieu a dit:
« Dieu n'accepte pas la prière sans purification, ni une aumône provenant d'un vol.» [ Rapporté par El-Jama'a à l'exception du Bukharî.]

Le deuxième: La tournée autour de la maison de Dieu (Tawwaf) comme l'indique le hadith de Ibn 'Abbas qui a dit que le Prophète a dit:
« Le Tawaf est une prière mais Dieu vous a autorisé de parler en l'exécutant, alors celui qui parle qu'il ne dise que du bien.» [ Rapporté par Tirmidhy, Darqutny, Hakcm qui l'a authentifié, Ibn Sakan, Ibn Khutayma ]

Le troisième: Pour toucher le Coran comme l'indique le hadith de Abu Bakr bin 'Amr bin al azm, d'après son père d'après son grand-père qui a dit:
« Le Prophète a envoyé une lettre aux habitants du Yémen où il a écrit: « Le Coran ne doit être touché que par un purifié.» [ Rapporté par Nasa'y, Darqutny, Bayhaqy et al-Atham ]
Ibn 'Abdul bir a dit à propos de ce hadith: « Cette tradition est comme le hadith Mutawâtir, car les gens l'accueillent favorablement ».
Ce hadith prouve qu'il n'est pas permis de toucher le Coran sauf pour celui qui est purifié. Or le mot «purifié» est un mot commun qui désigne celui qui est purifié d'une impureté majeure et celui qui l'est d'une impureté mineure de même il désigne le croyant, et tout homme dont le corps est propre de toute souillure.
Alors pour qu'il soit particulier il lui faut une preuve sinon ce hadith ne peut pas être une preuve qui empêche l'homme en état d'impureté mineure de toucher le Coran.
Quand au verset coranique: « Sauf les purifiés peuvent le toucher »
Selon le contexte le pronom « le » renvoie au Livre caché qui est " la Table gardée " car il est plus proche au sens du contexte qui est: « Il est gravé sur des tables bénies dressées à une très haute altitude et d'une pureté incomparable, Gardées par des anges Glorieux et innocents ».
Selon la doctrine de Ibn 'Abbas, Ch'aby, Dahhak, Zayd ben 'Ali, ElMu'ayad billah, Dawud, Ibn Hazm et Hamed ben Abi Sulayman: il est permis à l'homme en état d'impureté mineure de toucher le Coran.
Quant à la récitation et la lecture sans le toucher elle est permise par l'unanimité.