18 Décembre 2016

98 Pulitzer pour en arriver là ?!


Par Hakim Laâlam
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Sport ! Premier cas de dopage au RHB. Un sprinter
algérien a battu Usain Bolt sur 100 mètres en courant
sous les 9 secondes, à...
… reculons !
Je n’ai pas vocation à répondre aux éditoriaux et autres «réflexions» de Think Tank étrangers. Je n’ai pas vocation non plus à perdre mon temps à faire joujou avec la main de l’étranger. Je raille assez les miens qui l’agitent ici, cette main de l’étranger, sous notre nez, pour me mettre à mon tour aujourd’hui à la sortir de la boîte magique et à en faire usage abusif et répulsif. Mais là, coup sur coup, deux «missiles» viennent d’être tirés en direction de ma contrée. L’un d’un journaliste de La Libre Belgique qui prédit qu’après Alep, ça sera au tour de l’Algérie d’entrer dans la tourmente. Et l’autre de l’éditorialiste du New-York Times qui réarme le flingue à clichés pour affirmer que «l’Algérie est dirigée par un petit cercle de généraux». L’imbécillité crasse de la Libre Belgique, sur ce coup-là, est tellement affolante de vacuité débilitante qu’il me semble avoir gâché une ligne et demie de cet espace à l’évoquer. Donc, juste ça : T’fou ! Je pensais le New-York Times encore solidement assis sur la réputation de ses 98 Pulitzer obtenus. Je remarque, un brin désolé, que cet héritage vieillit mal, supporte de moins en moins le recours aux raccourcis et poncifs produits jusque-là par une autre presse moins «prestigieuse». Eh ! Oh ! Honorables confrères du New-York Times, enfants de cette illustre maison fondée le 18 septembre 1851 par Henry Jarvis Raymond et George Jones, faudrait juste penser à réactualiser vos fiches. Et peut-être demander à votre service doc de changer le calendrier accroché au mur de la rédaction, le rafraîchir. Nous sommes en 2017. La décennie noire, la junte des généraux méchants, perfides et sanguinaires, c’est fini ! Le pouvoir est civil en Algérie. D’ailleurs, votre ambassadrice s’en félicite tous les jours ici même. Et votre Département d’Etat ne rate aucune occasion pour chanter les louanges de la méthode… militaire algérienne pour combattre le terrorisme. Laissez-nous, nous les p’tits chroniqueurs et caricaturistes locaux, user et abuser du stéréotype du général bedonnant assis sur un baril de pétrole. C’est notre niveau à nous. Hada ma yella ! Mais vous, tout de même ! Vous êtes le New-York Times, ya bouguelb ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.

H. L.