Affichage des résultats 1 à 10 sur 629

Vue hybride

Message précédent Message précédent   Message suivant Message suivant
  1. #1
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    15 Mars 2015

    Campagne subliminale !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    La compagnie aérienne Swiss va relier Alger à Genève à partir de juin. Pfutt ! C’est pas nouveau ! HSBC le fait depuis longtemps déjà et bien plus vite.
    En un seul clic !
    C’est la première fois qu’un soutien notoire de Abdekka valide le rôle central du frère du Président dans la conduite actuelle des affaires de l’Algérie. Dans sa dernière sortie, Louisa Hanoune, pièce importante de la matrice reconductrice du 4e mandat de Abdelaziz, saute le pas : publiquement, elle admet enfin que les affaires du pays sont gérées par le cadet, l’aîné souffrant apparemment d’absences. C’est important comme validation. Elle n’émane pas d’un opposant notoire au système. D’un chien de garde qui, pour se débarrasser du régnant, s’attaque à sa portée. Non ! Elle est prononcée par un pilier de ce système. Elle introduit surtout l’idée jusque-là dans l’air, très en l’air, presque irréelle d’«aérianité» planante que Saïd a déjà pris la succession de Abdelaziz. Que le petit a poussé quelques centimètres plus loin le fauteuil roulant du grand pour s’installer dans le vrai axe du pouvoir, sur le fauteuil fixe. Cette validation par la leader du PT peut apparaître de prime abord comme une verte critique de ce système de succession par fratrie, népotique. Lorsqu’on l’entend vitupérer ainsi, on se dit presque mécaniquement : «ça fait plaisir ! Elle leur rentre enfin dans le chou. Certes, elles s’est fourvoyée longtemps dans son soutien offert sans retenue, mais là, elle revient à ses valeurs travailleuses, travailleurs». Un peu court. Très attendu. Presque espéré comme lecture et interprétation. En fait, lorsque Tata Louisa étalonne Saïd au grade d’interlocuteur du Palais, de destinataire de sa colère, elle l’habille déjà de la tenue d’apparat du futur raïs. Elle nous contraint très intelligemment – il faut le lui reconnaître — à la suivre dans cette sorte de Moubayiaâ indirecte, subliminale de Saïd au sommet du sommet culminant du pouvoir. Dit plus brutalement : on pense que Tata joue contre Saïd. Elle joue pour lui, en définitive. Et accessoirement pour les soutiens argentés de Saïd. N’oublions jamais que c’est sous la dialectique de Hanoune, grâce à sa campagne acharnée et soutenue que Haddad s’est aussi vu tailler très vite un costard de faiseur de ministres, de vizir en approche et en devenir. C’est une campagne de promotion, une campagne électorale très originale. Alors qu’on nous susurre que la succession n’a pas encore été réellement tranchée, Tata Louisa pèse, impacte en faisant entrer dans nos têtes l’idée que le vrai puissant, celui qui détient déjà les leviers, c’est Saïd. Nous savons ce que ce genre de promotion vaut en Algérie. Promotion vaut élection. C’est quasiment un proverbe de chez nous. Du terroir. Du terroir-caisse ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1508
    Dernière modification par zadhand ; 15/03/2015 à 12h50. Motif: Pousse avec eux By Hakim Laâlam
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  2. #2
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    16 Mars 2015
    Courrier renvoyé suite à une erreur de destinataires !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Le procès Sonatrach 1 à la barre depuis hier. Chakib Khelil aussi à la barre. A la barre de…
    … son yacht !
    C’est normal que la grève dans l’éducation perdure ! Prenez ce coup de sang des parents d’élèves. Excédés de voir leurs enfants privés de cours, et pour les candidats à un examen, notamment le baccalauréat, la hantise de l’échec en sus, ils ont pris une initiative. Une initiative louable en soi. Je trouve légitime que des papas et des mamans s’inquiètent de l’avenir de leurs chérubins. Ils ont donc eu raison de rédiger une lettre. Ils l’ont postée avec écrit dessus «A l’attention du président de la République, son excellence Abdelaziz Bouteflika et du Premier ministre Abdelmalek Sellal». Et c’est là, précisément, que ça a déraillé. Y a erreur sur les noms des destinataires. Non pas sur les fonctions qui, elles sont justes, exactes, mais plutôt sur les noms et prénoms. Par manque d’information, certainement submergés par la colère qui vous aveugle parfois et vous empêche de faire preuve de lucidité, les parents d’élèves vont voir leur courrier prendre un énorme retard avant de parvenir aux bons destinataires. Déjà qu’en temps normal, par voie postale traditionnelle, avec les bons noms et prénoms sur l’enveloppe, les lettres mettent un temps fou pour parvenir à destination, que dire alors lorsque les noms et prénoms ne sont pas les bons ? Mon Dieu ! Il faut donc attendre que les deux missives parviennent enfin chez les sieurs Abdelaziz Bouteflika et Abdelmalek Sellal. Ensuite que les deux personnes en question ouvrent leurs boîtes aux lettres, qu’elles se rendent compte qu’on leur a adressé par erreur un courrier destiné à d’autres, qu’elles attendent la tournée du facteur le lendemain – la double tournée quotidienne ayant été supprimée depuis belle lurette, qu’ensuite le facteur revienne dare-dare à la poste, classe ce courrier dans la pochette «erreur» puis laisse des consignes à l’équipe suivante afin qu’elle redirige la missive vers l’envoyeur, les parents d’élèves, que ceux-ci reçoivent en retour leur enveloppe avec la mention «erreur de destinataire», que leur colère déjà lourde s’accroît, que malgré cette colère redoublée, ils prennent une nouvelle enveloppe et griffonnent dessus les bons noms, Saïd Bouteflika et Ali Haddad et la postent une bonne fois pour toutes. Le tout, bien sûr, en priant fort pour que ce nouveau courrier mette un temps «raisonnable» pour arriver à bon port, et qu’il soit enfin lu par les bonnes personnes. En clair, la grève va encore durer un certain temps. Je dirais même plus, un temps certain. Alors, autant fumer du thé et rester éveillé à ce cauchemar qui continue. H. L.
    Nombre de lecture : 1577
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  3. #3
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    17 Mars 2015

    L’affaire Messaoud et consorts !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    J’ai lu que le papa de Fékir aurait tiré à boulets rouges sur Raouraoua. Vous êtes sûr ? A boulets rouges ? ça ne serait pas plutôt à…
    … boulets bleu-blanc-rouge ?
    On devrait débaptiser ce procès Sonatrach ! Oui ! Lui donner un autre intitulé plus conforme à la réalité très réaliste des réalisateurs spécialisés du Palais. Je propose de l’appeler désormais-dorénavant procès Messaoud. Libre ensuite aux magistrats de saucissonner le procès Messaoud en Messaoud 1, Messaoud 2, Messaoud 3. De toutes les manières, Messaoud s’en fout un peu d’être saucissonné puisqu’il repose sous terre depuis quelques années déjà. Eh oui, à force de diluer les responsabilités dans de la lessive forte, voire dans de l’eau de Javel pure, non coupée, on va finir par élever le chamelier Messaoud Rouabah, le quidam qui a découvert le premier gisement de pétrole, au rang d’accusé principal dans l’affaire Sonatrach. Pardon ! Dans l’affaire Messaoud, bien sûr ! Puisque le monsieur est décédé, les magistrats ne devraient pas hésiter un instant à convoquer ses descendants. Allez ! Hop ! La famille Messaoud au tribunal ! Et que ça saute ! Déjà que cette pôvre famille s’est toujours plainte de n’avoir jamais rien reçu en retour de l’énooooorme découverte faite par l’aïeul, voilà maintenant qu’on va la traîner devant les tribunaux, l’accusant de tous les trafics avec Saipem et Eni. Remarquez, ça sera toujours plus simple que de toujours jacter «nous voulons la présence de Chakib Khelil à la barre !» ou encore «Chakib Khelil n’aurait jamais fait ce qu’il a osé faire s’il n’était pas couvert par le clan présidentiel !». Allons ! Allons ! Le cerveau de l’affaire Messaoud, c’est Messaoud lui-même ! Le gré à gré, c’est Messaoud ! Les dîners et cocktails dans de grands palaces italiens, français, suisses ou américains, c’est Messaoud ! Farid Bédjaoui et Chakib Khelil n’étaient que serveurs dans ces hôtels, à l’époque. Les cadeaux, ristournes, commissions et dessous de table, c’est aussi Messaoud. D’ailleurs, à la réflexion, je me demande si l’on n’essaie pas quelque part d’effacer les traces de Messaoud et consorts dans l’affaire Sonatrach II. De source chamelière, on me jure que Messaoud aurait reçu des pots-de-vin, ou plutôt des pots-de-lagmi de SNC-Lavalin. Décidément, et comme vous pouvez vous en rendre compte par vous-même, sans l’aide de Youcef Yousfi ni de Tata Louisa, l’affaire Messaoud est plus compliquée qu’on ne le pense. Mystèèèèèèère ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 2235

    Dernière modification par zadhand ; 17/03/2015 à 17h17. Motif: Pousse avec eux By Hakim Laâlam
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  4. #4
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    18 Mars 2015

    Un artiste vous manque et la planète du gag est dépeuplée !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Nabil Fékir : «Je suis soulagé d’avoir choisi la France.» Moi, très franchement, tant qu’il se …
    …soulage en France, ça me va !
    Il paraît que ça grogne au FLN parce que le chef n’est pas là. Et qu’il n’est pas là depuis un long moment. Si c’est pas un comble tout ça ! Grogner, maugréer parce qu’un grand artiste se fait désirer, traîne de la patte avant de se remontrer sur scène ! Je suis désolé, messieurs du Front ! Fallait pas vous donner un artiste pour patron ! Vous auriez dû choisir un cacique, un fonctionnaire, un politique pur jus. Vous ne l’avez pas fait ! Vous avez préféré un artiste. Alors il vous faut accepter l’artiste et les caprices qui vont avec. Avec un artiste, il y a un certain nombre de règles qu’il faut admettre comme allant de soi. Un artiste n’est jamais à l’heure. Prenez un autre artiste, certes moins connu et moins célèbre que Amar Saâdani. Mick Jagger, leader des Rolling Stones. Vous l’avez déjà vu arriver à l’heure pile poil à un concert ? Jamais ! Pourtant, le p’tit Mick, ce n’est pas de la grosse pointure, comparé au grand Amar. Malgré cela, il n’est jamais présent à l’heure attendue. Mais lorsqu’il se pointe, toute la salle crie « Satisfaction !» Autre règle. L’artiste ne vous doit aucune explication sur ses retards, fussent-ils énormes. Alors, soyez patients et arrêtez de râler. Saâdani va rentrer. Un jour. Peut-être. A la folie. Passionnément. Quand le fût sera refroidi et le sketch arrivant sur sa fin. Et là, à ce moment précis, précis pour l’artiste seulement, il viendra enfin, la mine rayonnante, les bras largement ouverts vers vous et le trousseau de clés tintant joyeusement dans la poche de son costume trois pièces et demie, l’acte notarié de la société immobilière faisant foi et foie gras ! Mais une fois là, l’artiste donnera alors toute la mesure de son art ! Il flamboiera de nouveau. Il tiendra toute la salle en haleine, de chacal. Il fera un récital ! Dès qu’il vous annoncera le remaniement gouvernemental éminemment imminent, vous serez déjà en transe. A peine chantonnera-t-il la sérénade du premier parti du pays à qui revient de droit le poste de Premier ministre, que vous quitterez vos sièges et entamerez une danse endiablée dans les travées de votre indignité. S’il pousse son art jusqu’à vous jurer que la veille de son retour, il courait un jogging intense avec Abdekka dans les jardins des Invalides, puis que les deux ont pris leur douche à Neuilly, alors vous bénirez Dieu de vous avoir donné un chef pareil. Bénissez Dieu Ô mortels du FLN et repentez-vous de votre coupable impatience. Peut-être que le dieu Saïd vous pardonnera alors votre blasphème. Ou … peut-être pas ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 2297
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  5. #5
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    19 Mars 2015

    Mur en approche !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Ses médecins français parlent d’un véritable miracle. L’état de santé de Saâdani s’est amélioré de manière fulgurante dès qu’ils lui ont mis une …
    …Clé dans le creux de la main !
    Benbitour l’a redit ces dernières heures : « L’Algérie se dirige tout droit vers le mur. » Avant lui, d’autres voix, nombreuses, de plus en plus nombreuses, ont toutes tenu à avertir de la présence de ce fameux mur dans le radar et à prévenir que notre trajectoire allait nous le faire percuter de plein fouet. Image impressionnante d’un pays, tout entier en mouvement vers un mur ! Je connaissais jusque-là la dérive des continents, j’apprends maintenant qu’un territoire surmonté d’un drapeau peut aussi bouger, glisser subrepticement vers un mur. Ni Benbitour ni tous les alerteurs d’opinion ne nous précisent quand aura lieu la collision. En même temps, ce n’est pas vraiment leur métier, le calcul des trajectoires des pays qui se dirigent droit dans le mur. Ce doit être des fonctions compliquées, des estimations et des combinaisons de probabilité ardues à souhait. Et c’est là que je me maudis d’avoir séché mes cours de maths, quand je traînais encore à l’école. Si j’avais tendu une oreille un peu plus attentive à ce coopérant français qui tentait vainement d’attirer mon regard littéralement scotché sur le jardin Marengo, en contrebas de ma fenêtre, au lycée Okba, peut-être qu’aujourd’hui, j’en saurais un peu plus sur ce satané mur et sur notre rendez-vous avec sa solidité. On ne se refait pas ! Et je suis là, comme vous, à ne pas savoir si je dois sauter sur une autre parcelle de territoire, surplombée d’un autre drapeau dans l’espoir d’échapper à la collision avec le mur. A mon âge, avec mon arthrite, je ne me vois pas vraiment plier les jambes dans une barque humide, se remplissant dangereusement d’eau de mer et de vomi, plusieurs heures de suite, ou pis, aller nourrir des sardines revendues ensuite 700 dinars le kilo dans mon petit village. Non ! Je suis ici. Vous aussi. Et nous sentons tous que l’embarcation Algérie avance, mètre après mètre, parfois plusieurs kilomètres en un seul jour -comme on l’a encore vu avec le « procès » Sonatrach- vers ce foutu mur. Le truc qui me permet de tenir, c’est Hamid. Qui est Hamid ? Un maçon. Un artisan-maçon qui vient de temps à autre réparer des trucs à la maison. Hamid, les murs, il connaît bien. Et selon la théorie de Hamid, l’idéal, ça serait que nous heurtions le mur en son centre. C’est la zone du mur qui résiste le moins à un choc contre un pays qui dérive. Il paraît que nous aurons moins mal si nous tapons au milieu du mur. Va savoir ! Hamid, la plupart des murs qu’il a construits, c’était en France. Et ici, en Algérie, ce sont les Chinois qui construisent tous nos murs. Les Chinois ! Vous vous rendez compte ? Des mecs qui viennent d’une contrée appelée l’Empire du Milieu ! Pour sûr, nous n’avons aucune chance contre leurs murs. Ni au milieu. Ni sur les côtés. C’est foutu ! En attendant la collision fatale, je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1529
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  6. #6
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    21 Mars 2015
    Le Missionneur !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Et zut ! Nous avons raté l’occasion de faire enfin entrer le FLN de Saâdani au musée…
    … du Bardo !
    Et nous avons tous plongé ! Depuis que Bouchouareb, du bout de ses… lèvres arquées par la colère, a accusé Tata Louisa d’être «missionnée» par un mystérieux puissant, nous ne mangeons plus que de ça, nous ne buvons plus que de ça, nous ne respirons plus que ça : qui est ce Missionneur qui agite la Tata ? En clair, objectif atteint ! Nous allons en faire des tonnes. Nous allons diagnostiquer un malaise profond de chez profond dans le système qui en est réduit ainsi à s’étriper en public. Et nous allons tous, de manière studieuse et méthodique, tenter de tracer le portrait du Missionneur. L’Algérie peut attendre. Un musée en Tunisie peut se faire prendre en otage avec un bilan effroyable au bout. Nos frontières sahéliennes peuvent bouillonner de la colère Azawed et des plans d’infiltration de Daesh. Tout cela n’est rien comparé à la chasse au Missionneur. Personne de notre caste si puissante des journalistes n’a posé cette seule question à des quidams de passage devant les micros : «Les Algériens sont-ils réellement obsédés par cette histoire de savoir qui missionne la Tata et si elle est vraiment missionnée ?» Rien ! On s’en fout ! Les journalistes s’en foutent. La «bienpensance» algéroise s’en contrefout. Ne compte que l’investigation profonde autour de l’identité du Missionneur. L’échec de l’Algérie est entièrement là résumé dans cette traque débilitante. Un gouvernement incapable de se donner une lisibilité primaire, basique, nous jette en pitance un os pourri à mordiller, et hop ! Nous sortons nos canines et nous mordillons tout en gloussant de bonheur repu. L’école est à la dérive. Des gosses, nos gosses, ne savent pas de quoi sera fait leur futur, de béances sans fin, ou pis, d’acculturation abyssale qu’ils transmettront bien malgré eux à leur progéniture, à leur tour et à leur corps défendant, et nous que faisons-nous ? Nous faisons la planque espérant démasquer le Missionneur. Bravo Bouchouareb ! Voilà au moins un chantier mené jusqu’au bout, réalisé à 100%. Pour le reste, ne me demandez quand même pas de vous féliciter pour cette filouterie aboutie. Non ! Souffrez que face à vos bidouillages en série, je n’applaudisse pas, me contentant juste de fumer du thé et de rester éveillé à ce cauchemar non missionné qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1731
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

  7. #7
    Date d'inscription
    novembre 2012
    Messages
    12 937
    Thanks
    0
    Total, Thanks 15 318 fois
    Pouvoir de réputation
    181

    Post Pousse avec eux By Hakim Laâlam

    22 Mars 2015

    Le pays où il n’y a jamais d’éclipses !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Les scientifiques sont formels. Il faut des lunettes spéciales pour observer Saâdani. Et des
    … boules Quies pour l’écouter.
    Depuis le dernier discours bodybuildé de Abdekka, je n’ose même plus aborder le sujet. Quel sujet ? Mais l’éclipse, voyons ! Et zut ! Je viens de coucher le mot ! Je m’attends au pire. Ils vont frapper à ma porte dans un instant. Peut-être sont-ils déjà dans la cage d’escalier. Heureusement que l’ascenseur est en panne depuis 1962. Ce qui me laisse de la marge pour m’éclipser ! Et re-zut. M’enfin ! Qu’est-ce qui me prend d’employer le terme éclipse ainsi, en rafale ? Dans l’état d’esprit du discours de jeudi dernier, l’éclipse ne peut être comprise comme une affaire strictement naturelle, scientifique et de curiosité humaine normale. Jamais de la vie ! Ils vont immédiatement penser que je fais allusion à la… succession de Abdekka. Ben oui, faut pas se leurrer. Un chroniqueur qui chronique sur une éclipse au moment où Alger bruit tout entier de raclements de fauteuils, de roulis des roues que l’on pousse vers le placard, de grincements des lames de couteaux dans les cuisines et foyers où se concocte le menu dans lequel nous figurons en bonne place, à la rubrique «Plat principal», ce n’est certainement pas fortuit qu’un mauvais personnage comme moi, pas professionnel pour un sou, pas éthique pour un centime et surtout pas bioéthique, plonge son vilain nez puant dans le phénomène d’éclipse totale du soleil. Pourquoi, sinistre défaitiste devant l’Eternel que je suis, ne me contenterais-je pas d’écrire sur l’éclipse totale ou partielle à une autre période ? J’allais répondre parce que c’est maintenant que l’éclipse a lieu, c’est l’actualité, et l’actualité dicte le tempo au journaliste professionnel et éthique. Eh ben non ! Je ne l’écris pas ! Oubliez même que vous venez de lire les deux lignes précédentes. Désormais, si une éclipse est annoncée pour un jour «J» ignorez ce jour «J» et traitez de l’éclipse un jour «X» ou même «Z». Personne ne vous en voudra vraiment de décaler l’actu. Surtout pas les gens du Palais. En gros, et pour résumer de manière très professionnelle, loin de toute volonté malsaine de semer le vent, la pluie et la grêle de la fitna dans le si beau et si paisible pays qu’est l’Algérie, il y a eu éclipse partout sur la planète, même au Vanuatu meurtri par le dernier typhon, vraiment partout, sauf en Algérie. L’Algérie a été, alhamdoulillah et alhamdouliAbdekka, préservée de l’éclipse, épargnée par ce fléau qui visait en fait à nous déstabiliser. En Algérie, c’est simple, on ne s’éclipse pas. Lorsqu’on n’est plus visible sur les radars et les écrans, c’est juste qu’on travaille, qu’on se repose ou qu’on médite sur le bonheur de son peuple. Mais d’éclipse, jamais ! Je fume du thé et je reste éveillé, le bonheur continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 3213

    23 Mars 2015
    La seconde vie de Max la Menace !

    Par Hakim Laâlam
    Email :
    [email protected]
    Devinette. Quelle est la grève qui gêne le moins, n’inquiète franchement pas le régime ? La grève des…
    … médecins, bien sûr !
    Je n’en reviens pas ! Non seulement, ce n’est pas lui qui lit en direct-live ses discours, mais «paraîtrait-il» que ce n’est même plus lui qui les rédige ! Le choc ! Surtout pour celui qui, d’habitude, nous lit les discours de Abdekka. T’imagines la scène. Lui, au pupitre, dominant la salle, le ton fort, la voix assurée et parlant à la première personne : «J’ai décidé de tout fermer. L’oxygène. Le soleil. La pleine lune. Tout cela sera désormais sévèrement réglementé, surveillé et ceux qui oseraient se servir en douce de ces richesses hors hydrocarbures réglementées seront férocement châtiés. Pour le bien et la cohésion de la Nation, bien sûr.» Déjà, avant, dans la salle, les gens, polis de nature, tout en retenue, applaudissaient gentiment tout en souriant sous cape, sachant que le bonhomme qui s’adressait à eux à la première personne du singulier ou à la première du pluriel n’était pas la bonne, la vraie mais juste un porte-voix. Et là ? Le sourire narquois va redoubler de narquoiserie dans les travées s’il se confirme que ce n’est même pas le Raïs qui a rédigé la bafouille. Abyssal ! Mise en abîme. 3e dimension du discours. 4e palier de la procuration de parole. Qui rédige quoi ? Qui s’adresse à qui sous la plume de qui, de quoi ? Comme si nous n’avions pas assez de problèmes comme ça, il nous faut à présent jouer à découvrir l’écrivain mystère ! Qui rédige vraiment ces
    textes ? Mais, à bien réfléchir, peut-être serait-il plus facile de poser la question autrement : qui n’a pas pu écrire le dernier discours de Abdekka ? Doucement ! Doucement camarades ! Je vous vois tous bondir sur la même personne, Saâdani. C’est vrai que c’est plutôt tentant d’écarter d’emblée la «piste Amar», de ne pas imaginer un instant qu’il puisse endosser la paternité de ce discours. Pourtant, relisez bien le texte. Mal écrit. Tout dans la démesure criarde, à l’image de ses costumes glacés et à rayures. Violent. Affreusement soudard et un brin, un «gros brin» décousu. Réfléchissez bien avant de biffer le nom de Saâdani de la liste des écrivains. Moi, la possibilité que le musicien de chambre soit l’auteur du dernier discours présidentiel me semble la plus plausible. Elle correspond parfaitement au moment, à l’instant Algérie que nous vivons. Celui des Max la Menace. Celui de la ch’kara. Celui de l’impunité. Celui du trousseau de clés ostensiblement attaché à la ceinture et cliquetant vulgairement au son d’une marche martiale. Celui des bouges malfamés. Celui des bars parisiens et des escortes russes ou plus généralement caucasiennes et slaves. Le moment Algérie souillée et prise en otage. Ce moment inouï qui voit 40 millions de quidams condamnés à entendre un mec leur lire au nom d’un second mec un discours rédigé par un troisième mec. Un fantôme. Une entité mystique. Une chimère. Un fantasme. Un souvenir mauvais qui n’en finit pas de finir. Tellement, tellement, que pour supporter mes nuits, je n’ai pas trouvé mieux que de fumer du thé, dans l’espoir fou de rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
    H. L.
    Nombre de lecture : 1353
    Atlas-HD-200 B102 B118
    Icone I-5000

    ZsFa

Règles de messages

  • Vous ne pouvez pas créer de nouvelles discussions
  • Vous ne pouvez pas envoyer des réponses
  • Vous ne pouvez pas envoyer des pièces jointes
  • Vous ne pouvez pas modifier vos messages
  •