Championnat du monde de handball. Les Verts décrochent
enfin un titre. Celui de l’équipe la plus régulière.4 matchs, 4 défaites !
On en fait tout un plat ! On en parle partout comme du nouveau fléau, pis que le gaz de schiste : les enfants de la nomenklatura seraient privilégiés dans le recrutement, notamment à des postes dorés et dans des endroits loin, très loin de la zone d’influence du dinar. M’enfin ! C’est cela qui vous choque ? C’est cela qui choque autant de gens ? Pfutt ! Moi, ce qui me choque, ce qui me fait tomber à la renverse, c’est que les enfants de cette nomenklatura soient obligés de … bosser ! Eh oui, M’sieur ! C’est quoi ces parents de la nomenklatura qui obligent leurs enfants chéris à travailler ? Parents ingrats, oui ! Parents ratés, oui ! Parents exploiteurs, oui ! Et ça se dit de la nomenklatura ! Et ça se donne des airs importants de gens arrivés au sommet ! Rien du tout ! Minables qui ne peuvent même pas éviter à leurs gosses de trimer comme les autres avortons de la basse classe. J’ai même lu quelque part qu’un parent de la nomenklatura n’avait pas trouvé mieux que de caser son chéri dans une agence d’Air Algérie à Lille. Tu t’imagines, Lille. Un chérubin sacrifié chez les Ch’tis ! Eh ben moi, j’vous le dis : je serais de cette nomenklatura, je la ramènerais moins dans ma limousine le matin en sortant du Club-des-Pins pour aller au bureau. Je demanderais même au chauffeur d’en rajouter une couche de teinte foncée sur mes vitres afin d’éviter que je sois reconnu dans la rue et hué. Parce qu’un gars de la haute qui contraint son enfant à travailler ne mérite que ça, être hué et montré du doigt : «Hou ! Hou ! Hou !» En plus d’être hués par la population, une loi devrait être votée à l’Assemblée pour obliger les parents de la nomenklatura, qui forcent leurs enfants à bosser, à porter un signe distinctif, une pancarte, une étoile, un badge avec obligation de ne pas l’enlever, même pendant les Conseils des ministres ou les grandes réunions de la nomenklatura. Que l’opinion mette enfin des visages sur ces loosers, que les Algériennes et les Algériens matérialisent l’échec parental ! Mais ça ne suffit pas ! Oui, c’est loin de suffire. Car nous reste sur les bras le drame de ces enfants travailleurs, alors que leurs parents font partie de la nomenklatura. Qu’allons-nous faire d’eux ? Nous contenterons-nous de regarder d’un air indifférent ces mioches à jamais traumatisés ? Allons-nous purement et simplement ignorer le drame profond qui les mine et leur pourrit la vie ? Non, bien sûr ! Au lieu de les stigmatiser comme cela est fait ces derniers jours, il faut au contraire nous mobiliser pour ces enfants, autour d’eux et de cette cause noble. Nous sommes tous des «enfants de la nomenklatura» ! A bas le travail forcé des enfants de la haute ! Les parents indignes au bûcher ! Appuyons ce vaste mouvement par un geste encore plus fort : tous ensemble, fumons du thé pour rester éveillés à ce cauchemar qui continue.
H. L.
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