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le 31.01.16 | 10h00
NOUVELLE CONSTITUTION
Ce sera le 3 février prochain
C’est le 3 février prochain que la nouvelle Constitution, cette vieille promesse
du président de la République, sera adoptée par le Parlement qui vient
d’être convoqué en ses deux Chambres pour ce faire.Le quitus du Conseil constitutionnel,
qui ne faisait pas l’ombre d’un doute, obtenu jeudi, Abdelaziz Bouteflika n’a pas trop tardé
à passer à l’acte. Il a, hier samedi, signé un décret portant convocation du Parlement en
ses deux Chambres réunies, pour le 3 février 2016 avec comme ordre du jour le projet
de loi portant révision constitutionnelle. L’avant-veille, soit jeudi, le Conseil constitutionnel
a rendu un avis motivé concernant ce projet de loi et à propos duquel,
le Conseil constitutionnel a été saisi. L’instance que préside Mourad Medelci a, pour motiver
sa décision, affirmé, après délibération, et s’appuyant sur l’article 176 de la présente Constitution,
que le projet de loi en question «ne porte aucunement atteinte aux principes généraux régissant
la société algérienne, aux droits et libertés de l'homme et du citoyen, ni affecte d'aucune manière
les équilibres fondamentaux des pouvoirs et des institutions constitutionnelles». Seulement,
ledit projet de loi ne peut être effectif que s’il obtient l’approbation des trois quarts des membres
des deux Chambres du Parlement. Ce qui ne saurait constituer un «souci» pour le promoteur du projet,
qui dispose d’une très large majorité aussi bien à l’APN qu’au Conseil de la nation avec, notamment
le tandem FLN-RND, en sus des membres du tiers présidentiel au Sénat et les députés et sénateurs
des autres petits partis et autres élus indépendants acquis. Ceci pour dire que l’opposition parlementaire
qui s’oppose à ce projet ne pourra pas peser lourd au décompte des voix comme ce fut le cas lors
de la séance de vote du projet de loi de finances 2016.
Cela dit, au moment où le pouvoir, via ses partis et autres relais, vante les avancées consacrées par
ce projet de révision constitutionnelle, les partis de l’opposition et nombre d’acteurs de la société civile
soutiennent tout le contraire. Ils considèrent ledit texte de «non-événement» tant il est le résultat
d’une «démarche unilatérale», répondant beaucoup plus à un souci de «survie» pour le système
en place que celle de la pérennité des institutions de la République.
Et parmi ce beau monde qui vilipende ce texte, notre large diaspora établie aux quatre coins du monde
dont nombre de membres, détenteurs d’une double nationalité, se retrouvent,
en vertu du fameux article 51, exclus de la possibilité d’exercer des hautes responsabilités de l’Etat.
M. K.



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