Lewis Hamilton en pole au Mexique, Nico Rosberg s’en sort bien

Le Britannique a fait le job en signant le meilleur chrono. Nico Rosberg, en retrait jusqu’à la fin de la Q3, a limité les dégâts.
Lewis Hamilton le savait. Accusant 26 points de retard au championnat, le Britannique n’avait pas le choix : signer la pole position pour se mettre dans les meilleures conditions pour dimanche. Comme on pouvait s’y attendre, le roi du tour chronométré a assuré la pole position sans ciller.
Le guerrier Lewis Hamilton est en marche
L’Autodromo Hermanos Rodriguez ne s’est pas révélé être une pure partie de plaisir pour les pilotes. L’asphalte, refait l’année dernière, manque d’adhérence. Il n’a pas été rare de voir les monoplaces glisser sur la piste. Pourtant, Lewis Hamilton n’a pas semblé gêné le moins du monde. Dans son dernier tour rapide, la caméra embarquée du Britannique a révélé un calme olympien de la part du triple champion du monde. Pas un coup de volant trop brusque, pas une hésitation. Dans la position du chasseur, Hamilton semble avoir trouvé ses marques à Mexico.
Nico Rosberg menacé par les Red Bull
Dans le même temps, l’Allemand de Mercedes a connu quelques difficultés pour se hisser en première ligne sur la grille. Jusqu’aux derniers instants de la Q3, le leader actuel du championnat pointait au quatrième range, derrière les Red Bull.
Des monoplaces floquées du Taureau Ailé qui se sont révélées ce samedi. Vendredi, elles ont suscité l’inquiétude, semblant manquer de puissance par rapport à leurs adversaires. Max Verstappen et Daniel Ricciardo ont retrouvé de leur superbe au moment où il le fallait, verrouillant la deuxième ligne de la grille.
Mais où est Ferrari ?
C’est la question à 1 million ! Après un vendredi éblouissant, le Cheval cabré n’a pas été en mesure de ruer dans les brancards ce samedi. En Q3, il n’a pas semblé vraiment exister. Kimi Räikkönen, premier des deux pilotes Ferrari, a fini à plus de deux dixièmes de Ricciardo. Le Finlandais s’élancera sixième, juste derrière Nico Hülkenberg, qui portera les couleurs Renault la saison prochaine. Son coéquipier Sebastian Vettel le suivra de près sur la grille.
Grosjean à la traîne
Après avoir ramené un point des Etats-Unis, Romain Grosjean espérait sans doute une toute autre qualification. Avec sa monoplace « tout simplement inconduisible » (selon ses propres dires), le Français n’a pas pu faire… que le 21e temps. Soit le dernier chrono de la séance, Jolyon Palmer n’ayant pas pu prendre part aux qualifications à cause d’un châssis endommagé par un vibreur lors des essais libres.
A la descente de sa Haas, l’ancien pilote Lotus n’a pas pu cacher sa frustration. Fustigeant cette monoplace qu’il ne comprend pas, il a confié, l’air las, en avoir « marre de réaliser des miracles » pour glaner quelques points.
La belle performance de Pascal Wehrlein
Depuis l’arrivée d’Esteban Ocon chez Manor, le jeune Wehrlein semblait moins flamboyant qu’en première partie de saison. Sur le tracé de l’Autodromo Hermanos Rodriguez, l’Allemand a rappelé qu’il était capable de beau résultat. Le protégé de Mercedes s’est ainsi extrait brillamment de la Q1, en signant le 16e chrono. Une performance qu’il a réitérée en Q2.