Daesh revendique l'attentat dans une église en France_26/07/16 - 13h59

Le groupe Etat islamique (EI) a affirmé que l'attaque menée mardi dans une église en France, au cours de laquelle un prêtre a été égorgé, avait été exécutée par deux de ses "soldats", selon l'agence Amaq, un organe de propagande du groupe jihadiste. Les auteurs de l'attaque "répondaient aux appels à prendre pour cible les pays de la coalition" internationale qui combat l'EI en Irak et en Syrie, d'après Amaq. L'un des deux auteurs de la prise d'otages "serait connu des services antiterroristes", ont indiqué à l'AFP des sources proches de l'enquête, précisant que l'identification formelle était en cours. Un homme a été placé en garde à vue, a-t-on appris de source proche de l'enquête. Selon les premiers éléments de l'enquête, qui doivent être corroborés par l'identification formelle des deux assaillants, l'homme, abattu avec son complice par les policiers, était fiché par les services de renseignement, ont précisé ces sources.
Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015
Il avait tenté de rallier la Syrie en 2015 et avait été, à son retour de Turquie, mis en examen pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste et placé en détention provisoire, avant d'être libéré sous bracelet électronique.
Une attaque exécutée par "deux des soldats" de l'EI
Le groupe Etat islamique (EI) a affirmé que l'attaque avait été exécutée par deux de ses "soldats", selon l'agence Amaq, un organe de propagande de l'organisation djihadiste.
Des opérations pour s'assurer que rien n'a été piégé et qu'aucun dispositif explosif n'avait été placé à l'intérieur ou autour de l'édifice étaient toujours en cours mardi en début d'après-midi.


L'attaque a fait un mort parmi les otages. Les deux auteurs ont été abattus.
Hollande: "Les catholiques frappés, tous les Français concernés"
"Ce sont les catholiques qui ont été frappés, mais ce sont tous les Français qui sont concernés", a déclaré le président socialiste François Hollande. Venu rapidement sur place, il a appelé le pays à la "cohésion" et à faire "un bloc que personne ne doit pouvoir fissurer".
Cazeneuve: "La menace reste très élevée"
"La menace reste très élevée", a-t-il ajouté, accompagné du ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve.
La prise d'otages est survenue en pleine célébration d'une messe mardi matin dans cette église d'une cité populaire de la banlieue de Rouen.
Selon le ministère de l'Intérieur, trois otages ont pu être libérés sains et saufs. Le père Jacques Hamel, 84 ans, a été égorgé, a-t-on indiqué de sources proches de l'enquête, et un ex-otage se trouvait mardi entre la vie et la mort.
Les deux preneurs d'otages ont été abattus par la police. Le parquet antiterroriste a été saisi de l'enquête. L'EI cible régulièrement dans sa propagande et ses communiqués de revendication les dirigeants "croisés" occidentaux et "le royaume de la Croix", expression semblant désigner l'Europe.
Le pape François condamne "un meurtre barbare"
Le pape s'associe à "la douleur et à l'horreur", a réagi le Vatican, en condamnant "un meurtre barbare" dans "un lieu sacré où s'annonce l'amour de Dieu".
Cette prise d'otages dans un édifice religieux est survenue près de deux semaines après l'attentat de Nice où un camion avait foncé dans la foule. Elle survient aussi le jour de l'ouverture à Cracovie (Pologne) des Journées mondiales de la jeunesse, grand rassemblement catholique auquel doit participer le pape François.
"Je crie vers Dieu, avec tous les hommes de bonne volonté. J'ose inviter les non-croyants à s'unir à ce cri", a affirmé dans un communiqué l'archevêque de Rouen, Dominique Lebrun, depuis Cracovie. "L'innommable arrive", a-t-il déploré.
Menace d'attaques contre des lieux de culte chrétiens
La menace d'une attaque contre un lieu de culte chrétien planait depuis plus d'un an en France, notamment depuis l'échec d'un projet d'attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif, en banlieue parisienne.
Un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, est soupçonné d'avoir voulu prendre pour cible cette église, et peut-être d'autres lieux de culte catholiques en région parisienne. L'homme avait été arrêté avant qu'il ne puisse mettre son projet à exécution.
Après le projet d'attaque à Villejuif, le gouvernement avait annoncé une "adaptation" du dispositif de lutte antiterroriste concernant les lieux de culte catholiques.
Les églises catholiques nettement moins sécurisées
Mais si les quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1.000 des 2.500 mosquées du pays sont protégées dans le cadre de l'opération militaire Sentinelle, il paraît illusoire d'appliquer un même niveau de sécurité à la totalité des 45.000 églises catholiques.
Frappée trois fois en 18 mois par des attentats sans précédent (17 morts en janvier 2015, 130 morts le 13 novembre, 84 morts le 14 juillet), la France vit dans la crainte de nouvelles attaques risquant de fracturer davantage la société.
Depuis l'attentat de Nice, le gouvernement socialiste a été accusé par la droite et l'extrême droite de n'avoir pas assez pris en compte le niveau de la menace terroriste.
La colère prend le pas sur l'unité nationale
Dans l'opinion, la colère semble aussi avoir pris le pas sur le sentiment d'unité nationale qui avait prévalu lors des deux premières attaques de masse de 2015.
Depuis plus d'un an, plusieurs projets d'attentat de masse ont été déjoués mais des attaques ciblées, comme le double meurtre de policiers à leur domicile près de Paris en juin, ont profondément choqué la France.
L'état d'urgence prolongé encore et encore
Depuis les carnages djihadistes de 2015, les autorités ont prolongé plusieurs fois l'état d'urgence, un régime d'exception permettant notamment des assignations à résidence, entré en vigueur dans la foulée des attentats de Paris en novembre 2015. Ce régime court jusqu'en janvier.
Le groupe Etat islamique, qui perd du terrain en Irak et en Syrie où il a proclamé un califat en 2014, a menacé régulièrement la France de représailles pour sa participation à la coalition militaire internationale dans ces deux pays.














Le curé tué, un otage entre la vie et la mort

Deux hommes ont retenu cinq personnes en otages, mardi matin, dans une église de Saint-Etienne-du-Rouvray. Les deux assaillants ont été neutralisés deux heures plus tard. Ils n'ont pas survécu à l'assaut. Un otage a été tué; d'après plusieurs sources, il s'agit du curé, qui a été égorgé. Un autre se trouve entre la vie et la mort. François Hollande, né à Rouen, et Bernard Cazeneuve doivent se rendre sur place. Le parquet antiterroriste a été saisi. Une prise d'otage a eu lieu mardi matin, à 09h43, dans une église catholique de Saint-Etienne-du-Rouvray, en Seine-Maritime, dans la banlieue de Rouen. Deux forcenés ont pris en otage cinq personnes: le curé de l'église, deux soeurs et deux fidèles. Ils auraient agi au moyen d'armes blanches au cours de la messe.
Le curé tué, un otage entre la vie et la mort
L'alerte a été donnée par une troisième religieuse qui a pu sortir par l'arrière de l'église. L'opération s'est terminée vers 11h00, mardi matin. Selon le porte-parole du ministère français de l'Intérieur, les deux assaillants ont été neutralisés par les forces de l'ordre et n'ont pas survécu. D'après plusieurs sources, les deux preneurs d'otages sont sortis de l'édifice et se sont retrouvés face aux forces de l'ordre avant d'être abattus.
En entrant dans l'église, la police a découvert une victime parmi les otages. Selon plusieurs sources, il s'agit du curé qui aurait été égorgé. "Un bilan complet est à suivre", a annoncé la police. D'après BFMTV, un autre otage est entre la vie et la mort. Il aurait été à son tour égorgé.
Menaces contre un lieu de culte
François Hollande, le président de la République originaire de Rouen, et Bernard Cazeneuve, le ministre français de l'Intérieur, doivent se rendre sur place. La section antiterroriste du parquet de Paris s'est saisie de l'enquête sur la prise d'otages qui a eu lieu mardi matin à Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. L'enquête a été confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé le parquet. Cette prise d'otages dans un édifice religieux est survenue près de deux semaines après l'attentat à Nice du 14 juillet, revendiqué par le groupe Etat islamique (EI), qui a fait 84 morts et plus de 350 blessés.
La menace d'une attaque contre un lieu de culte chrétien est redoutée ces derniers mois en France, notamment depuis l'échec d'un projet d'attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif (Val-de-Marne). Un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, est soupçonné d'avoir voulu prendre pour cible cette église, et peut-être d'autres lieux de culte catholiques en région parisienne, et d'avoir tué sur son passage une professeure de fitness, Aurélie Châtelain. L'homme avait été arrêté avant qu'il puisse mettre son projet à exécution.
Après ce projet d'attaque, le gouvernement avait annoncé une "adaptation" du dispositif Vigipirate mis en place depuis les attentats de janvier 2015 aux menaces visant les lieux de cultes catholiques. Mais si les quelque 700 écoles et synagogues juives et plus de 1.000 des 2.500 mosquées sont protégées dans le cadre de l'opération Sentinelle, il paraît illusoire d'appliquer un même niveau de sécurité à la totalité des 45.000 églises catholiques, auxquelles s'ajoutent 4.000 temples protestants, dont 2.600 évangéliques, et 150 lieux de culte orthodoxes.