Qu’est-ce qui gêne Abdekka dans la presse électro-
nique ? Je crois que c’est son côté…… électronique. Il la voudrait plus mécanique ! Et donc, à l’occasion de la journée-bis de la presse, Abdekka nous a appelé solennellement à défendre l’Algérie, pas le pouvoir. Bon ! Bon ! Bon ! Il y a comme ça des hasards malicieux. Au moment exact, précis où je lisais d’un œil la synthèse de cet appel du Raïs bien-aimé à la presse, mon autre œil tombe sur quoi ? Sur la vidéo du même Raïs, encore plus adoré et encore plus chéri, inaugurant le Sino-Opéra-Cadeau d’Alger. Un bel endroit baptisé du nom du défunt Boualem Bessaïeh. Et voyez-vous, les images filmées par la télé publique, cette même télé publique que le châtelain vénéré a appelé à défendre l’Algérie, pas le pouvoir, montraient le concert donné par le chef Amine Kouider et son adaptation de Carmina Burana. En arrière-plan de l’orchestre, sur écran géant, quelles images sont diffusées pour accompagner cette partition, je vous le donne en mille ? En théorie, en toute logique, en toute attente, chez des gens normaux, structurés de manière cartésienne, ce sont les images hommage à Boualem Bessaïeh, cet homme pétri de culture et dont le nom a été donné à cet opéra, qui auraient dû être projetées, non ? Eh ben non ! En arrière-plan, dans le dos de l’orchestre, et donc face à un Amine Kouider se déchaînant sur cette version arabisée de Carmina Burana, on a eu droit aux images de… Boutef’ ! Reprises donc par la TV publique dans tous ses démembrements dits thématiques, dans toutes ses versions dupliquées. Et c’est là, à ce moment vachement précis, que moi, et toi aussi je suppose, nous tous enfin – ou presque – la poitrine gonflée par la fierté de cette nouvelle mission qui vient de nous être confiée, nous sentons profondément que le message à la presse de Abdekka est en marche, que nous allons enfin nous émanciper de cette défense aveugle du pouvoir et ne nous préoccuper «dorénaprésent» que de donner notre vie et notre âme à l’Algérie, rien qu’à l’Algérie. Et surtout pas à Carmina Burana sauce-opéra-Abdekka ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L.
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