Urgent ! Dernière minute ! Ammar Saâdani nommé
ambassadeur auprès de la ……RASD ! Un opposant marocain de gauche se rend à Alger pour le 40e jour du défunt Aït-Ahmed. Il demande sur place à rencontrer Abdelaziz Bouteflika, Président de l’Algérie. Ce vieil opposant de la gauche marocaine révèle ensuite que le Raïs adoré de tous les Algériens s’est excusé de ne pouvoir le recevoir. Louisa Hanoune, Algérienne, leader de gauche, en compagnie de 15 autres personnalités de gauche, de droite, du centre, du salon ou du sous-sol, demandent à rencontrer le même Abdelaziz Bouteflika, Président de l’Algérie. Et là, rien ! Le gars ne dit pas oui. Ne dit pas non. Et surtout, il ne s’excuse pas de ne pas les recevoir, de refuser de rencontrer ce groupe de compatriotes qui voulait juste le voir, le palper. Un seul Marocain s’est vu remettre une réponse perso du châtelain. 16 Algériens attendent toujours un signe, un nuage de fumée sortant de la cheminée d’El-Mouradia, un bruissement de papillons, le jour, ou un envol de chauves-souris, le soir, indices de vie certaine au Palais, mais non ! Walou ! Qu’est-ce qui fait que le Marocain reçoit une réponse et les Algériens, non ? D’ailleurs, y a-t-il seulement un lien entre ce « 1er et 2e collège de la réponse » et la nationalité des demandeurs ? Si un vieil opposant finlandais qui serait venu assister aux cérémonies du 40e jour d’Aït-Ahmed avait formulé le vœu de rencontrer Abdekka, aurait-il eu une réponse rapide, comme ça a été le cas avec le Marocain ? Je ne sais pas ! Et s’il avait été français ? Je ne sais pas, non plus, partant du principe que lorsqu’il décide de répondre ou de ne pas répondre, Boutef’ ne m’appelle pas sur ma ligne directe du Soir d’Algérie, ni d’ailleurs sur mon numéro de mobile. Ce que je sais, par contre, et que vous savez vous aussi, c’est qu’il n’a toujours pas répondu aux 16 Algériens. Peut-être ne le fera-il jamais ? Ou alors, il leur répondra lors de son 5e mandat. Ou à titre posthume, lorsque le dernier des 16 sera mort de vieillesse et de lassitude. Lui, bien évidemment, ne pouvant mourir. Cette option étant exclue de fait, constitutionnellement.
Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |