10 Janvier 2016

Bonjour; désolé du retard était inaccessible.

S’il y en avait un qui ne devait surtout
pas croire Abdekka, c’est bien lui !

Par Hakim Laâlam
Email :
[email protected]
Nouvelle Constitution. Ne nous emballons pas ! Rien
n’est encore joué. Elle n’a toujours pas été…
… authentifiée et certifiée signée par Abdekka !
Y a personne dans les parages ? Personne qui écoute ? Personne devant ? Personne derrière ? Personne sur les côtés ? Personne sous le parquet ? Bien. Je vais pouvoir parler, m’exprimer, mais à voix basse, tellement j’ai peur. J’en tremble encore. Vous avez lu les chiffres et entendu la déclaration du gouverneur de la Banque d’Algérie ? Jusque-là, et à quelques petites encablures de trois décennies dans ce métier, je ne l’avais jamais demandé. Là, je vais le faire, quitte à ternir grave mon image de démocrate et d’ennemi acharné de l’arbitraire et de l’embastillement de la liberté de parole : Laksaci, il faut l’enfermer. Oui ! L’ENFERMEEEEER ! Et zut ! Je me suis oublié et j’ai crié à tue-tête. En même temps, il l’a bien cherché aussi. Il m’a provoqué. Mais comment peut-on faire peur ainsi à toute une population ? Il est arrivé avec son regard triste de fin du monde et il a égrené ses chiffres, avant de conclure à la fin proche de l’Algérie. Puis, il est reparti libre. Non ! Désolé ! Il ne peut pas foutre les chocottes à 40 millions de pauvres, de déshérités et s’en aller librement. Case prison ! Quitte à l’enfermer dans un coffre de sa «propre» banque. Qu’importe les moyens. De toutes les façons, à l’entendre, nous n’aurons plus les moyens de rien dès demain. Même pas de quoi acheter un calendrier pour y vérifier si l’on est déjà demain. A croire que ce gouverneur a vraiment pris Abdekka au mot lorsque le châtelain a exigé des commis de l’Etat et du gouvernement qu’ils disent enfin la vérité au peuple. Yaw ! Ts’laâkel (ouais, maintenant, je peux, c’est langue officielle et nationale, na !). Khouya Laksaci, tu ne pensais tout de même pas que Abdekka était sérieux lorsqu’il appelait à dire la vérité ? M’enfin ! Tu sors d’où ? Depuis quand il faut croire sur parole quelqu’un qui n’en a plus, qui ne parle plus depuis l’âge d’or du cinéma muet ? Allons ! Allons ! Gouverneur ! Revenez aux… affaires ! Ressaisissez-vous. Dites-nous que tout va bien. Que nos caisses peuvent affronter les pires krachs financiers que la terre ait connus depuis l’invention du troc par l’homme de Cro-Magnon. Dites-nous vite tout ça, sinon, hop ! Dans le coffre. Avec, suprême supplice,
interdiction même d’y fumer du thé pour espérer rester éveillé à ce cauchemar qui continue.

H. L.