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Discussion: Economie

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    Re : Economie

    L’après-pétrole a déjà commencé

    L’Agence internationale de l’énergie vient d’annoncer que la production pétrolière russe sera, dans les prochaines années, très en dessous des prévisions. La nouvelle, ajoutée aux tensions autour du nucléaire iranien, a entraîné le cours du baril au-dessus des 75 dollars. Ce « choc pétrolier » est pourtant différent des deux précédents, qui furent relativement brefs. Car rien n’indique que, dans les décennies qui viennent, les prix de l’or noir vont à nouveau baisser.

    par Nicolas Sarkis



    Au cours des trois dernières années, les inquiétudes concernant la sécurité des approvisionnements énergétiques se sont considérablement aggravées. Elles portent désormais non plus seulement sur les exportations pétrolières du Proche-Orient, zone de turbulences chroniques, mais aussi sur l’ensemble du système mondial de production, de raffinage et de transport du pétrole et du gaz naturel. La sonnette d’alarme est de plus en plus fréquemment tirée tant par de hauts responsables politiques que par des experts indépendants. Dans son dernier rapport biannuel, « Perspectives énergétiques mondiales », publié le 7 novembre 2005, et qui couvre la période 2004-2030, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) exprime une opinion quasi générale en soulignant que « les risques pour la sécurité énergétique s’exacerberont à court terme » et que « la vulnérabilité à des perturbations des approvisionnements s’accentuera avec l’expansion des échanges mondiaux (1) ». Lors de ses vœux du nouvel an, le 5 janvier 2006, le président Jacques Chirac a pour sa part élevé au rang de « grande affaire du siècle » la nécessité de « préparer l’après-pétrole ».
    Considéré comme la principale solution de rechange au pétrole, le gaz naturel suscite lui aussi des interrogations, surtout depuis que le premier exportateur mondial, la Russie, a, au début de 2006, brutalement suspendu ses livraisons à l’Ukraine et à la Géorgie, et les a, pour des raisons de disponibilité, réduites à destination de la Hongrie, de l’Autriche et de l’Italie. Ces perturbations ont été jugées suffisamment alarmantes pour que le problème de la sécurité énergétique domine les pourparlers de la réunion ministérielle du G8 tenue en février 2006 à Moscou.
    L’aigle américain déploie ses ailes

    Toujours au nom de la sécurité, le président George W. Bush a prôné, dans son discours sur l’état de l’Union prononcé le 31 janvier, la nécessité pour les Etats-Unis de réduire leur dépendance envers les importations d’hydrocarbures et d’aller « au-delà d’une économie basée sur le pétrole ». Même son de cloche du côté européen, où une réunion d’experts sur l’énergie, le 15 février à Berlin, a souligné l’« intérêt stratégique » de la réduction de la dépendance de l’Europe à l’égard du Proche-Orient et de la Russie, et du renforcement des mesures de sécurité, devenu, selon M. Luc Werring, haut fonctionnaire de la Commission européenne, un « problème crucial ».
    Pourquoi donc toutes ces craintes alors que l’aigle américain déploie maintenant ses ailes d’un bout à l’autre des provinces du Proche-Orient, de l’Asie centrale et de l’Afrique, et que les pays exportateurs de pétrole n’ont pas hésité à ouvrir les vannes pour faire face à l’accroissement rapide des besoins et éviter une pénurie de l’offre ?
    Ce développement soudain d’un sentiment général d’insécurité est aux antipodes de ce que beaucoup pensaient ou espéraient avant la guerre d’Irak de mars 2003 et la mainmise de Washington sur un pays qui, après l’Arabie saoudite, possède les principales réserves pétrolières de la planète. Il est également à l’opposé des certitudes qui prévalaient au lendemain de la guerre du Golfe de 1990-1991 et de la libération du Koweït par les Etats-Unis et leurs alliés. A cette époque, M. James Schlesinger, ministre de la défense puis directeur de la Central Intelligence Agency (CIA) dans l’administration du président Richard Nixon, puis ministre de l’énergie dans le gouvernement du président James Carter, affirmait lors du 15e congrès du Conseil mondial de l’énergie, tenu en septembre 1992 à Madrid, que, selon de hauts responsables de l’administration Bush père, « ce que le peuple américain a retenu de la guerre du Golfe, c’est qu’il est bien plus facile et bien plus drôle d’aller botter les fesses des gens au Moyen-Orient que de faire des sacrifices pour limiter la dépendance vis-à-vis du pétrole importé ».
    M. Schlesinger avait explicité sa pensée en soulignant que, à la suite de l’effondrement de l’URSS et de la disparition de la menace soviétique sur les gisements du Proche-Orient, les craintes concernant la sécurité d’approvisionnement s’étaient fortement estompées aux Etats-Unis, et que le niveau relativement bas des prix du pétrole, qui contribue à la chute de la production nationale et à l’accroissement des importations, n’était plus vraiment un sujet d’inquiétude.
    Le second constat est que le paysage a profondément changé au cours des trois dernières années. Au lieu d’ouvrir la voie à une forte augmentation de la production irakienne et à une baisse des prix, l’invasion de l’Irak de 2003 s’est soldée par des sabotages, le spectre d’une guerre civile et un déclin de la production pétrolière de 2,5 à 1,5 million de barils par jour (mbj) (2) dans l’un des principaux pays exportateurs. Conjugué à d’autres facteurs, cela a conduit à une explosion des prix, qui sont passés, en moyenne pour l’Organisation des pays producteurs de pétrole (OPEP), de 24,36 dollars le baril en 2002 à 50,58 dollars en 2005.
    Contrairement aux chocs pétroliers de 1973-1974 et de 1979-1980, cette hausse complètement inattendue et les préoccupations concernant la sécurité ne sont pas le résultat d’un embargo, d’une baisse des exportations ou de l’utilisation de l’or noir comme arme par tel ou tel pays producteur. Elle trouve son origine dans deux séries de facteurs. Les premiers sont de nature géopolitique – notamment les attentats et l’instabilité politique au Proche-Orient, les tensions autour du programme nucléaire iranien, les conflits au Nigeria (3), etc. Les autres sont encore plus inquiétants parce que plus durables, dans la mesure où ils touchent à l’équilibre entre l’offre et la demande.
    On a assisté à une accélération inattendue du rythme d’accroissement des besoins de consommation. Après une croissance moyenne de 1,54 % par an au cours de la période 1992-2002, la demande mondiale a progressé de 1,93 % en 2003 et de 3,7 % en 2004, pour atteindre un record de 82,1 mbj en 2004, puis 83,2 mbj en 2005. Au total, et en l’espace de trois ans seulement, les besoins pétroliers ont augmenté de 5,5 mbj. C’est surtout en Chine que l’augmentation a été la plus spectaculaire, avec un bond de 7,6 % en 2003 et de 15,8 % en 2004.
    Cet accroissement a incité les pays à produire au maximum de leur capacité, et ils ne peuvent extraire davantage de pétrole. A ceci s’est ajoutée une saturation des capacités de transport et de raffinage, surtout aux Etats-Unis, qui a tout naturellement alimenté la spirale de la hausse des prix.
    Les estimations disponibles, notamment celles de l’AIE et du ministère américain de l’énergie (DOE), indiquent que la consommation mondiale augmenterait de près de 50 % au cours des vingt-cinq prochaines années, passant de 83,2 mbj en 2005 à 115,4 mbj en 2030, selon l’AIE, et à 131 mbj, selon la DOE. Comme le dit si joliment une récente publicité du groupe américain ChevronTexaco, il aura fallu au monde cent vingt-cinq ans pour consommer le premier trillion (mille milliards) de barils de pétrole, mais il ne faudra que trente ans pour consommer le second trillion, qui correspond au total du volume des réserves prouvées.
    Comment et à quel prix pourrait-on répondre à cette montée en flèche des besoins ? La réponse à cette question dépend de deux variables relatives, d’une part, à la fiabilité des chiffres qui circulent au sujet des réserves et, d’autre part, au développement possible des capacités de production.
    Bien qu’elles ne soient pas nouvelles, les suspicions au sujet du volume réel des réserves ont tout récemment été renforcées par les fortes révisions à la baisse annoncées par certaines sociétés pétrolières, ainsi que par les nouvelles estimations avancées par des géologues indépendants.
    Pour ce qui concerne tout particulièrement les pays membres de l’OPEP, les points d’interrogation suscités par les estimations officielles remontent aux années 1980, quand les pays du Golfe notamment ont procédé, l’un après l’autre, à des réévaluations spectaculaires de leurs réserves, sans que cela ait toujours été justifié par de nouvelles découvertes, des hausses des prix ou de nouvelles études. Entre 1985 et 1986, les Emirats arabes unis ont porté l’estimation officielle de leurs réserves de 33,9 à 97,2 milliards de barils. L’Arabie saoudite a pour sa part augmenté la sienne de 50 % en la portant de 169,6 à 254,9 milliards de barils entre 1987 et 1988 (4), tandis que l’Irak procédait à un doublement, de 32 milliards de barils en 1981 à 65 milliards à partir de 1983 (puis à 115 milliards de barils à partir de 2001). Ce gonflement est intervenu à une époque où les pays membres de l’OPEP mettaient en place le système du plafond de production et de quotas nationaux fixés en fonction essentiellement des réserves prouvées de chaque pays. Ainsi, entre 1983 et 1988, le total des réserves prouvées estimées de l’OPEP a augmenté de 62 %, bondissant de 470 milliards à 761,4 milliards. D’autres réévaluations les ont par la suite, pour les mêmes pays, portées à 896,6 milliards de barils au 1er janvier 2005.
    Certaines de ces révisions ont certes été la conséquence de nouvelles découvertes ou de progrès technologiques portant sur les taux de récupération. D’autres sont restées sujettes à caution, d’autant plus que la quasi-totalité de ces réserves est contrôlée par des sociétés étatiques qui refusent toute vérification par des organismes extérieurs. Les estimations officielles des réserves dites « prouvées » de l’OPEP sont supérieures d’environ 400 milliards de barils à celles avancées par des organismes privés indépendants, dont notamment l’Association for the Study of Peak Oil (ASPO). Ces volumes, présentés par certains experts comme des « barils fictifs », correspondent à 44 % du total des estimations officielles de l’OPEP. Ceci ne signifie évidemment pas que les chiffres avancés par des organismes indépendants seraient tous plus proches de la réalité que ceux annoncés par les pays concernés. Toutefois, l’énormité de la différence permet de mesurer aussi bien la complexité des critères techniques et économiques utilisés que les doutes qui subsistent au sujet des données disponibles.
    Ces doutes sont du reste alimentés par le fait que les chiffres publiés par certains pays de l’OPEP restent parfois inchangés durant de très longues périodes, comme si chaque baril produit était miraculeusement et immédiatement remplacé par une découverte ou une réévaluation. Ainsi, et à titre d’exemple, l’Irak a maintenu son chiffre à 100 milliards de barils tout rond au long de la période 1987-1995, avant de le porter à 115 milliards. Non moins surprenant est l’exemple du Koweït, qui, entre 1991 et 2002, n’a pas modifié l’estimation de 96,5 milliards de barils pour ses réserves prouvées, en dépit d’une production cumulée qui a dépassé 8,4 milliards de barils durant la même période. S’appuyant sur des données qui auraient été communiquées par des responsables koweïtiens, l’hebdomadaire américain Petroleum Intelligence Weekly a affirmé en janvier 2006 que les statistiques officielles confondent les réserves prouvées, probables et possibles : les réserves prouvées à proprement parler ne dépassent pas 48 milliards de barils...
    D’autre part, le volume des réserves prouvées de la Fédération de Russie reste incertain tant à cause de l’opacité des statistiques que de la méthodologie d’estimation utilisée dans ce pays. Selon certaines sources occidentales, le volume réel serait de 30 % à 40 % inférieur au chiffre officiel de 72,3 milliards de barils.
    Enfin, même pour des sociétés internationales cotées en bourse et soumises au contrôle de commissaires aux comptes et de sociétés d’audit, de forts doutes subsistent. Notamment depuis l’affaire Shell : à la suite de la forte chute de la production de son gisement de Yibal à Oman et d’autres déboires dans le monde, la compagnie a dû reconnaître en janvier 2004 que ses réserves prouvées avaient été surestimées de près du tiers. Peu de mois après, la société américaine El Paso a, elle aussi, annoncé une révision à la baisse d’environ 11 %. Plus récemment, en janvier 2006, le groupe espagnol Repsol-YPF a également dû amputer de 1,25 milliard de barils équivalent pétrole, soit près de 25 % du total, les estimations qu’il avançait jusque-là pour ses réserves mondiales d’hydrocarbures. Tout comme Shell, cela lui a valu une avalanche d’actions en justice de la part de ses actionnaires.
    Des projections complètement irréalistes

    Une autre cause d’inquiétude réside dans le fait que, depuis une vingtaine d’années, le volume du pétrole extrait du sous-sol dépasse celui du pétrole découvert. Certaines sociétés internationales ayant du mal à maintenir le niveau de leur production procèdent, quand elles le peuvent, à l’achat d’actifs d’autres sociétés. L’exemple le plus récent est celui de ChevronTexaco, qui a payé le prix fort pour acquérir en 2005 la société indépendante américaine Unocal convoitée par l’entreprise gouvernementale chinoise China National Offshore Oil Corp (CNOOC). Sans cette acquisition, le taux de remplacement des réserves de ChevronTexaco n’aurait pas dépassé les 40 à 45 % en 2005.
    Parallèlement au ralentissement des découvertes et à la baisse lente mais inexorable du ratio global réserves/production, un autre risque plus immédiat pèse sur le marché pétrolier. Il s’agit du déclin de la production dans bon nombre de pays, et de l’insuffisance des investissements réalisés pour développer les nouvelles capacités nécessaires à la couverture des besoins.
    En raison de la baisse de leur production et de l’accroissement de leurs besoins nationaux, plusieurs pays hier encore exportateurs nets de pétrole sont devenus importateurs nets (Indonésie, Egypte et Tunisie, sans oublier évidemment les Etats-Unis) ou risquent de le devenir dans peu d’années (Gabon, Oman et Syrie). Au Mexique, une étude entreprise en 2005 par la compagnie nationale Pemex fait craindre un déclin bien plus rapide que prévu de l’extraction, surtout celle du gisement de Cantarell, qui, avec 2 mbj, représente près de 60 % du total de la production du pays. En mer du Nord enfin, l’AIE prévoit la poursuite du déclin, de 6,6 mbj en 2002 à 4,8 mbj en 2010 et à 2,2 mbj à l’horizon 2030.
    Cette chute pourrait-elle être compensée à temps par d’autres pays exportateurs ? Rien n’est moins sûr. Pour ce qui est du Proche-Orient, où la production est supposée devoir doubler d’ici à 2025 pour couvrir l’accroissement de la demande mondiale, les projections de l’AIE et du département américain de l’énergie semblent être complètement irréalistes. Seule l’Arabie saoudite a mis en vigueur un programme visant à augmenter sa capacité de production de 10,8 mbj actuellement à 12,5 mbj en 2009 ; ailleurs, les perspectives sont nettement moins prometteuses, surtout en Iran, en Irak et au Koweït. La situation politique en Irak et les tensions au sujet du programme nucléaire iranien compromettent le développement de leurs capacités. Au Koweït, le fameux projet visant au doublement de la capacité de production de cinq gisements fait du surplace depuis une dizaine d’années, pendant que les vieux puits de Burgan et de Raudhatain, qui couvrent 67 % de la production du pays, commencent à manifester des signes d’essoufflement.
    Dans ce contexte marqué par des besoins de plus en plus grands pour une ressource de plus en plus rare, le principal danger qui pèse sur la sécurité des approvisionnements réside dans l’inadéquation entre demande et offre, et dans la concurrence et le risque de conflits entre les principaux pays consommateurs. Cette rivalité explique la course à laquelle se livrent les Etats-Unis, les pays européens, la Chine, le Japon ou l’Inde pour prendre pied dans les pays détenteurs de réserves, et contrôler les routes terrestres et maritimes entre les centres de production et les grandes zones de consommation. La guerre d’Irak de mars 2003, qui a permis à Washington d’évincer la France, la Russie et l’Italie de ce pays, le nouvel oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan ou le récent accord germano-russe sur le gazoduc nord-européen, qui sera construit sous la Baltique, sont autant d’exemples des grandes manœuvres visant à sécuriser les besoins énergétiques des pays concernés.
    Depuis l’embargo de 1973-1974, les dangers ont changé de nature. Le mot embargo a été banni du vocabulaire des pays exportateurs. Ce sont, comble d’ironie, les pays industrialisés qui ont utilisé, et qui continuent, le pétrole comme arme contre des pays exportateurs, et ce à travers les sanctions onusiennes contre l’Irak au cours de la période 1990-2003 ou à travers les sanctions américaines contre la Libye et l’Iran dans le cadre de l’Iran-Libya Sanctions Act (ILSA) (5), ou contre le Soudan.
    Contrairement à un préjugé aussi aberrant que dangereux, il y a une réelle complémentarité objective d’intérêts entre les pays importateurs et les pays exportateurs. Au souci bien légitime des premiers de sécuriser leurs importations pétrolières et gazières répond le souci non moins légitime et non moins vital des seconds de garantir leurs marchés et leurs recettes d’exportations, indispensables pour développer leurs économies. Quant aux divergences sur les prix, elles vont même en s’atténuant. La nouvelle tendance à la hausse va dans le sens d’un besoin impérieux : consentir des investissements colossaux pour développer les capacités de production et d’autres sources plus coûteuses d’énergie.
    Avec un pétrole condamné à devenir de plus en plus rare et de plus en plus cher, le problème de la sécurité requiert une approche politique bien différente de celle d’il y a trente ans. Les antagonismes et les risques de conflits se situent désormais bien moins entre les pays producteurs et les pays importateurs qu’entre les pays grands consommateurs, où l’accroissement des besoins et le déclin de la production domestique conduisent inexorablement à l’aggravation de la dépendance vis-à-vis des importations, notamment celles du Proche-Orient. Certaines vieilles recettes concernant la sécurité, dont la diversification des sources géographiques d’approvisionnement ou les pressions exercées sur les pays producteurs pour continuer à bénéficier d’un pétrole abondant et bon marché, ne sont plus adaptées. Les nouveaux défis ne peuvent être relevés que dans le cadre de relations fondées sur l’équilibre des intérêts entre des pays souverains.

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    Re : Economie

    Samsung annonce un bénéfice net en hausse grâce au lancement anticipé de son smartphone




    Samsung Electronics , premier fabricant mondial de smartphones , a annoncé un bond de son bénéfice net trimestriel plus fort que prévu, grâce au lancement anticipé et réussi de son nouveau modèle phare.

    Ce résultat devrait rassurer les actionnaires après une année 2015 décevante qui a vu la valeur boursière de Samsung fondre de plus de sept milliards d’euros.

    Il tranche en tout cas avec la baisse conséquente de son bénéfice net annoncé par le grand rival américain de Samsung, Apple, qui a accusé le premier déclin des ventes trimestrielles de son
    iPhone depuis le lancement de l’appareil en 2007.

    Cela devrait donner du baume au coeur du géant sud-coréen, pris en étau entre les produits haut de gamme d’Apple et les téléphones d’entrée et de milieu de gamme de concurrents chinois de plus en plus féroces, Huawei et Xiaomi.

    Afin d’accroître ses parts sur le marché des smartphones, Samsung a sorti la dernière version de son Galaxy S7 en mars, un mois plus tôt que l’année précédente, et avant que ses concurrents ne sortent leurs propres nouveautés.

    «Nos revenus ont augmenté après le lancement le 11 mars de nos derniers modèles phare, les Galaxy S7 et S7 Edge, un mois plus tôt que les modèles précédents», a déclaré le vice-président de la division mobile de Samsung, Lee Kyeong-Tae.

    «Les ventes du S7 et du Edge sont solides dans les régions, y compris en Amérique du Nord», a-t-il dit, expliquant que Samsung avait vendu 92 millions de téléphones mobiles pendant la période sous revue, dont 85% de smartphones.

    Le bénéfice net du groupe entre janvier et mars est ressorti à 5.250 milliards de wons (4,04 milliards d’euros), contre 4.630 milliards de wons l’an dernier à la même période, en hausse de 13,4%.

    Ce résultat est supérieur aux attentes d’analystes interrogés par l’agence financière Bloomberg News, qui tablaient sur 4.420 milliards de wons.

    Samsung a également annoncé le rachat pour 2.030 milliards de wons d’actions ordinaires et préférentielles.

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    Post Et si la crise était une chance pour l’Algérie

    A la une/Économie
    le 29.04.16|10h00

    Et si la crise était une chance pour l’Algérie
    Apprendre à dépenser sans gaspiller, revoir le rôle des pouvoirs
    publics, récupérer l’argent de la fiscalité : El Watan Week-end
    a demandé à des économistes de chercher des effets bénéfiques à
    la crise. Car en économie, comme à toute chose, malheur est bon.

    Plus de 25 milliards de dollars de déficit budgétaire, une chute de près
    de 50% des recettes d’hydrocarbures, une baisse des réserves de change
    de 35 milliards de dollars en 2015, une hausse du taux de chômage à plus
    de 11%, des prévisions de croissance en baisse à 3,4% en 2016, selon le FMI.
    Ces chiffres-là, on nous les répète quasi tous les jours. On a bien compris
    la crise économique affecte nos ressources et oblige les pouvoirs publics à
    revoir ses budgets. Tant que le déficit budgétaire est couvert par le Fonds de
    régulation des recettes, tout n’est pas perdu. «Une crise est toujours un moment
    difficile pour un pays», reconnaît Farid Yaici, professeur en économie à l’université de Béjaïa.

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    Post La bea s’apprête à lancer le système « global banking »

    LA BEA S’APPRÊTE À LANCER LE SYSTÈME « GLOBAL BANKING »
    16 mai 2016|20:51

    La banque extérieure d’Algérie (BEA) s’apprête à lancer le système « Global Banking
    « qui va lui permettre de se redéployer à l’extérieur du pays, a révélé, hier,
    à Oran son Président-directeur général, Mohamed Loukal.


    Banque extérieure d’Algérie.jpg

    « Nous nous préparons au lancement du système Global Banking qui est un outil moderne
    dans le domaine bancaire à l’échelle internationale « , a souligné M. Loukal lors d’une rencontre
    régionale dédiée aux opérateurs économiques clients de la BEA, dans l’ouest du pays,
    soulignant que ce système s’inscrit dans le cadre de la 5e étape de la stratégie de modernisation de la BEA.

    Ce dispositif bancaire permet de développer les actions de la banque à l’extérieur, notamment avec
    l’introduction de la gestion des paiements électroniques dans les opérations bancaire, a-t-il expliqué.
    « Nous œuvrons à imposer la BEA en tant que banque majeure dans le Maghreb, le Nord de l’Afrique
    et à l’échelle continentale », a ajouté M. Loukal, assurant que la BEA dispose d’un avantage réglementaire
    qui lui permet de concrétiser cet objectif.
    Le P-DG de la BEA s’est félicité également quant à la conformité
    de la banque qu’il dirige, à savoir les normes de fonctionnement en termes de systèmes bancaires
    internationaux, tout en exprimant l’ambition de la banque à émerger de plus en plus sur la scène bancaire
    internationale.
    Le responsable de la BEA a souligné, en outre, que son institution financière veille à poursuivre
    avec beaucoup de vigueur sa participation au financement de l’économie nationale dans un cadre
    diversifié. Il a mis en relief l’intérêt porté par sa banque au développement du commerce extérieur
    et les activités d’exportation.

    Une augmentation du capital en vue
    Par ailleurs, la BEA compte augmenter son capital social de 100 milliards à 150 milliards DA, a annoncé
    son P-DG, faisant savoir, dans ce sens, qu’elle a eu l’aval de la tutelle, en attendant l’autorisation du Conseil
    monétaire et de crédit (CMC) du ministère des Finances. « L’augmentation du capital permet également à
    la BEA de mieux se lancer dans les actions à l’extérieur « , a-t-il déclaré.
    Au sujet de l’emprunt obligataire,
    la BEA a fait une entrée de plus de 35 milliards de DA, selon le même responsable, en attendant d’actualiser
    ce chiffre mercredi prochain à l’occasion de la prochaine rencontre de la banque avec ses clients opérateurs
    du centre, prévue à Alger.
    La banque extérieure d’Algérie, où le groupe Sonatrach est domicilié, a réalisé
    un bénéfice de 33,4 milliards de DA au titre de l’exercice de 2015, une année marquée par la chute des
    ressources de la banque à cause de la baisse des prix du pétrole.
    Cette chute estimée à plus de 300 milliards
    de DA, soit presque la moitié des chiffres d’affaires de la BEA, a été compensée par d’autres ressources à
    hauteur de 250 milliards de DA dont 57 milliards DA provenant des PME, a-t-on indiqué de même source.


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    Réserves d’or: L’Algérie 25ème dans le monde, 1ère en Afrique

    salam

    L’Algérie occupe le 25e rang mondial, le 1er rang africain et 3e des pays arabes par ses réserves d’or estimées à fin 2015 à 173.6 tonnes après l’Arabie saoudite (322.9 tonnes) et le Liban (286.8 tonnes), selon le classement des mondial de l’or. Le 11 mars 2016 l’once d’or est coté à 1274,15 dollars. A prix courant, pour mars 2016, pour l’Algérie cela donne un montant légèrement supérieur à 7 milliards de dollars représentant environ 5% des réserves de change à fin décembre 2015.
    Intervenant dans une conjoncture marquée par une crise économique et financière internationale, ces chiffres confirment que l’Algérie dispose de réserves qui peuvent l’épargner des conséquences de la situation. Ajoutée aux réserves de change placées dans diverses institutions financières internationales, la présence d’un aussi important stock d’or, renseigne sur la bonne santé financière de l’Algérie.
    Pour les opérateurs étrangers, ce stock immédiatement convertible en moyens de paiement représente une garantie à même de susciter, pour quelques années encore, d’intenses courants d’affaires avec l’Algérie, quand bien même, les cours des hydrocarbures chutent. Reste à exploiter, à titre d’exemple, le site d’Amessmessa à Tamanrasset. Au niveau de cette ville, c’est, hélas, la recherche clandestine d’or qui bat son plein.
    La Gendarmerie nationale de Tamanrasset avait attiré l’attention : en deux ans, entre 2014 et juin 2015, ses éléments ont arrêtés plus de 1.200 individus.
    Au-delà de la place qu’elle occupe dans ce classement mondial, l’Algérie détient les mêmes réserves qu’en 2009. Pourquoi donc ces réserves d’or n’ont-elles pas bougé depuis cette date ? C’est la question que s’était posée le professeur Mebtoul qui précisait que la dépréciation d’environ 30% de l’or entre 2009 et 2015 a fait perdre plus de 2,5 milliards de dollars de sa valeur monétaire au stock algérien d’or.
    Sur le plan international, un récent rapport indique que depuis janvier, la demande a grimpé de 21 % sur les trois premiers mois de 2016. Du jamais-vu, selon le Conseil mondial de l’or (CMO), depuis l’an 2000 qu’il a établit ses statistiques, jamais le CMO n’avait enregistré une telle demande au premier trimestre.
    Entre janvier et mars, le monde s’est jeté sur quelque 1.290 tonnes d’or, soit une hausse de 21 % par rapport aux trois premiers mois de 2015, et de 16 % comparé au précédent. A contrario de la production, la demande de métal précieux a bondi sur les marchés financiers.


    Sujet fusionné.
    Dernière modification par zadhand ; 22/05/2016 à 19h21.
    Zgemma S2 openATV 6.0 hybrid c est l avenir.

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    Post Le droit de préemption et la règle 51/49

    Code de l'investissement

    le 12.06.16|14h18
    Le droit de préemption et la règle 51/49 extirpés

    Le droit de préemption et la règle 51/49%, appliqués sur les investissements
    étrangers en Algérie, sont extirpés du projet de Code de l'investissement
    lequel sera présenté, lundi, à l'Assemblée populaire nationale (APN) en
    session plénière.L'exposé des motifs du projet de texte explique que le droit
    de préemption "a perdu le rôle d'instrument de contrôle de l'accès des étrangers
    à l'économie nationale depuis la suppression de la procédure d'examen préalable
    par le Conseil national de l'investissement (CNI)".D'où la proposition
    "de se satisfaire, pour la minoration de valeur des transactions de l'espèce,
    du droit de préemption institué par le Code des procédures fiscales, sous réserve
    de son extension aux actions et parts sociales", notent les auteurs du texte qui
    rappellent qu'une mesure allant dans ce sens avait été introduite par
    la Loi de finances complémentaire de 2015.
    En outre, ce droit n'a plus de place
    dans le Code de l'investissement, soulignent les concepteurs du projet qui prévoit,
    dans son article 30, de soumettre toutes les cessions d'actions ou de parts sociales
    ainsi que d'actifs par ou au profit d'étrangers, à une autorisation du ministre
    chargé de l'investissement.
    S'agissant de la règle 51/49% régissant l'investissement
    étranger en Algérie et instituée par la Loi de finances 2009, le projet de loi
    propose de l'extirper du Code de l'investissement pour être régie par les textes de
    Lois de finances, rappelant qu'une mesure dans ce sens a été introduite par
    la LF 2016.
    Cette proposition est motivée, selon les rédacteurs du nouveau Code,
    par la difficulté de contrôler l'ensemble des flux entrants des investissements
    étrangers puisque seuls ceux éligibles et souhaitant bénéficier d'avantages sont
    enregistrés auprès de l'Andi.
    Une situation qui a permis d'ailleurs, durant la période
    allant du 31 décembre 2008 au 31 décembre 2013, à 5.141 étrangers de s'infiltrer
    pour exercer des activités de commerce dont 711 au titre de l'import, alors que pour
    la même période, l'Andi n'a enregistré que 110 déclarations d'investissements
    étrangers approuvés par le CNI.
    Le projet de révision du Code stipule, par ailleurs,
    le déplacement de deux autres mesures: la règle du recours obligatoire
    au financement interne et la règle régissant le partenariat avec les entreprises
    publiques économiques (EPE) par ouverture du capital.

    APS
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    Post Une révision et des suspicions…

    Une révision et des suspicions…


    le 13.06.16|10h00


    Droit de préemption et règle 51/49



    Instituées en 2009 dans le cadre de la loi de finances complémentaire,

    ces deux dispositions ne figureront plus dans le code de l’investissement
    qui sera présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée populaire nationale (APN).

    Les deux mesures économiques, qui ont suscité les débats les plus animés
    de ces dernières années, risquent d’être encore une fois au cœur d’une nouvelle polémique. Il s’agit du droit de préemption et de la règle 51/49 appliqués sur les investissements étrangers en Algérie. Instituées en 2009 dans le cadre de
    la loi de finances complémentaire, ces deux dispositions ne figureront plus dans
    le code de l’investissement qui sera présenté, aujourd’hui, à l’Assemblée populaire nationale (APN).
    Ce nouveau texte explique, en effet, que le droit de préemption
    «a perdu le rôle d’instrument de contrôle de l’accès des étrangers à l’économie
    nationale depuis la suppression de la procédure d’examen préalable par le Conseil
    national de l’investissement (CNI)». Pour les auteurs de ce texte, ce droit n’a plus
    de place dans le code de l’investissement. De ce fait, ils proposent, dans l’article 30,
    de soumettre toutes les cessions d’actions ou de parts sociales ainsi que d’actifs par
    ou au profit d’étrangers, à une autorisation du ministre chargé de l’Investissement.

    «Cette procédure de contrôle des cessions remplace ainsi le droit de préemption qui
    reste une mesure à caractère démesuré pour les petites opérations mais aussi
    exorbitante du droit commun», stipule le même texte. Toujours concernant le droit de préemption, l’article 31 précise que la cession, à hauteur de 10% et plus, des actions
    et parts sociales d’entreprises étrangères détenant des participations dans une société
    de droit algérien doit passer par le Conseil des participations de l’Etat (CPE).

    «L’irrespect de cette formalité ou une objection motivée par le CPE, dans un délai d’un mois à compter de la réception de l’information relative à la cession, confère à l’Etat un droit de préemption portant sur un nombre d’actions ou de parts sociales de la société algérienne», précise le même texte, soulignant que les actifs composant le capital technique acquis sous avantages pour les besoins de l’exercice de l’activité sur lequel porte l’investissement enregistré, peuvent faire l’objet de cession sous réserve d’autorisation délivrée».
    Une brèche à la suppression des deux mesures ?
    Outre le droit de préemption, la règle 51/49 n’aura pas également de place dans
    ce code. Elle sera, si le texte est voté par le Parlement, régie seulement par les
    lois de finances. Cette proposition est motivée, selon les rédacteurs de ce code,
    par la difficulté de contrôler l’ensemble des flux entrants des investissements
    étrangers, puisque seuls ceux éligibles et souhaitant bénéficier d’avantages sont enregistrés auprès de l’ANDI. Le projet de révision de ce code porte également sur
    le déplacement de deux autres mesures : la règle du recours obligatoire au
    financement interne et la règle régissant le partenariat avec les entreprises publiques économiques (EPE) par ouverture du capital. A quoi obéit cette décision ?

    Le nouveau code a-t-il uniquement pour but d’améliorer le climat des investissements ?
    Ce texte n’ouvre-t-il pas la voie à la future suppression du droit de préemption et de
    la règle 51/49 ? Pour l’économiste, Abdelhak Lamiri, «la décision est censée améliorer
    le climat des affaires dans le pays». «Mais c’est une amélioration qui n’en est pas une.
    Il faut aller plus loin dans les réformes et ne garder la règle 51/49 que pour les secteurs stratégiques», explique-t-il. «Pour les secteurs non stratégiques, cette mesure ne sert
    qu’à freiner les investisseurs.
    Dans tous les pays du monde, y compris la Chine, ces mesures s’appliquent uniquement aux secteurs stratégiques», ajoute-t-il. Ce n’est pas
    l’avis de certains députés qui dénoncent «une manière déguisée d’ouvrir la voie à la suppression de ces mesures». «Avec ce code, on veut fragiliser la souveraineté du
    pays. C’est un texte qui obéit aux desiderata des opérateurs étrangers et nationaux qui bénéficient d’avantages exorbitants sans contrepartie.

    On veut offrir l’économie nationale aux pseudo-investisseurs», dénonce
    Ramdane Taazibt, député et membre de la direction du PT. Selon lui, ceux qui disent
    que ces mesures constituent un frein à l’investissement se trompent lourdement.
    «C’est un frein au pillage. Avant 2009, il n’y avait pas ces mesures, mais nous
    n’avons pas vu les investisseurs étrangers se bousculer aux portillons»,
    dit-il, affirmant que le groupe parlementaire du PT votera contre ce projet.
    Madjid Makedhi
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    Post Algérie_La finance islamique, une solution à la sous bancarisation

    Algérie
    La finance islamique, une solution à la sous bancarisation


    le 13.06.16|21h53

    La finance islamique est préconisée par certains experts comme
    étant la meilleure solution pour parvenir à récupérer l’argent qui
    circule hors circuit bancaire.

    Nasser Hideur et Mohamed Boudjelal, respectivement directeur général
    d’El Salam Bank et professeur en sciences économique expert en
    finances islamiques ont abordé lors d’une conférence de presse au
    forum du quotidien El Moudjahid « les apports potentiels de la finances
    islamique ».
    Les deux intervenants se sont accordés sur le rôle que pourrait
    jouer la finance islamique dans la situation de crise que connait le pays
    actuellement.
    « Le recours à la finance islamique est fortement recommandé
    en ces temps de crise », estime Mohamed Boudjelal. Selon lui, la finance
    islamique est capable de régler ne serait ce qu’une partie de cette crise,
    explique-t-il, soit celle portant sur la récupération de l’argent qui est hors
    du circuit bancaire. Et qui est estimé, rappelle-t-il, à quelques 3700 milliard DA.

    « Une partie de la population boude le système bancaire conventionnel basé
    sur les intérêts bancaires que je qualifie personnellement de compteur infernal.
    Cela dit, nous devons aller vers cette frange de la population », préconise-t-il.
    Pour caractériser la réticence qu’une frange de la population ressent vis-à-vis
    du système bancaire traditionnel, il précise que, 900 micro-entreprises ont
    baissé le rideau car leurs propriétaires désapprouvent le recours au système
    des intérêts suite à un prêt bancaire.
    Les deux banques islamiques El Baraka
    Bank et Al Salam Bank détiennent 15 à 17% des 13% des parts de marché
    que se disputent les 22 banques privées activant en Algérie.

    M.Hideur qui, avant de prendre les commandes d‘El Salam Bank a dirigé durant
    de longues années la Banque El Baraka, assure que les banques islamiques
    accordent une importance capitale à l’investissement et au développement de
    l’économie nationale. 25% du portefeuille de ces deux banques est orienté vers
    le financement de l’investissement productif dont l’acquisition des matières premières (matériaux de construction, aliments de bétails, produits pharmaceutiques….).

    Le chiffre d’affaire d’El Baraka Bank est estimé en 2015 à 150 milliards de DA
    contre 48 milliards de DA pour El Salam Bank durant la même année.

    Un système sans cadre juridique
    Les intervenants ont dénoncé l’absence d’un cadre juridique qui défini clairement
    ce modèle bancaire. M.Hideur explique que ce vide n’est pas un frein majeur du
    moment qu’il n’a pas empêché la naissance de ces banques, toutefois, il aurait
    permis de mieux présenter de nouveaux produits. Il rappelle qu’en 2010, un travail commun s’est fait avec des parlementaires afin de rédiger un texte de loi portant
    finance islamique. Lequel texte aurait atterrit, selon le conférencier, au niveau du gouvernement sans jamais connaitre de suite. Avec le changement à la tête du département ministériel suite au dernier remaniement ministériel,
    M.Hideur est encore plus septique.

    Mina Adel

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    L'Algérie mise sur l'amélioration de ses réseaux de transport



    Boujema Talai a fait le déroulé des grandes lignes de sa politique visant à impliquer son secteur dans la réussite du nouveau modèle économique.

    «La part du secteur des travaux publics et des transports dans le développement et la transition économique» est le thème d'une rencontre animée, hier, par le ministre des Travaux publics et des Transports Boujema Talai, au Forum d'El Chaâb. Le premier responsable du secteur a mis l'accent sur le rôle que pourrait jouer le secteur des travaux publics et des transports dans le développement économique du pays. Le ministre a fait le déroulé des grandes lignes de la nouvelle politique de son département visant à impliquer davantage son secteur dans la réussite du nouveau plan économique annoncé récemment par le gouvernement.
    Pour M.Talai, l'Algérie qui vise à s'imposer sur le marché africain est dans l'obligation de l'amélioration de son réseau autoroutier et ferroviaire comme seul moyen de tisser des liens avec les pays du continent. L'une des raisons qui, selon le ministre, ont poussé le gouvernement à accélérer la réalisation de ces grands projets, pour atteindre cet objectif. Pour ce qui est du financement des grand projets qui exigent des sommes faramineuses, le premier responsable du secteur estime qu'avec la situation financière que traverse actuellement le pays, «la seule option envisageable est celle de recourir au financement externe des projets». En effet, M.Talai n'a pas écarté la possibilité de l'ouverture du secteur des transports maritimes au privé contrairement au champ aérien dont l'idée «n'est même pas posée» au sein de son département, car «la décision ressort des prérogatives du Conseil des ministres». Cette idée est motivée, selon le premier responsable du secteur, par les difficultés financières enregistrées par la Compagnie nationale du transport maritime. «Il est inadmissible que la Cnan n'arrive pas à couvrir 1% du marché des transports de marchandises. Notre objectif s'attelle à couvrir 30% du marché dans les années à venir». «Nos capacités sont minimes par rapport aux besoins nationaux d'où l'idée d'une ouverture de ce secteur à l'investissement privé, dont le dossier est en phase d'étude au niveau du gouvernement», a-t-il annoncé. Boujema Talai a insisté lors de son intervention sur «l'encouragement de l'investissement pour augmenter la couverture des besoins du pays en matière de transport de marchandises et de voyageurs par des armateurs nationaux». Pour ce dernier, l'amélioration du transport de marchandises est un véritable levier de développement économique; à cet effet, le premier responsable du secteur a mis l'accent sur la nécessité de développement de ce vecteur, «pour encourager les exportations».
    Dans le même volet que le transport ferroviaire, celui des travaux publics et des transports dans le développement économique, le ministre du secteur a annoncé le prochain lancement d'une nouvelle ligne ferroviaire de 950 km liant la wilaya de Béchar à Ghar Djebilet. Une ligne d'une importance capitale pour le pays car «sans la voie ferrée, la plus grande mine d'Algérie ne pourrait être exploitée. Une fois mise en oeuvre celle ligne permettra le transport annuel de 35 à 40 millions de tonnes de minerais». Par ailleurs, M. Talai a assuré que la ligne ferroviaire reliant Birtouta à Tipasa sera opérationnelle dés le mois d'octobre prochain.
    Pour le ministre des Travaux publics et des Transports la modernisation du réseau ferroviaire national s'impose pour assurer un transport de marchandises, moins cher, vers les ports soit pour les opérateurs économiques privés dont les produits destinés à l'exportation, soit pour les entreprises publiques. «Dans le cadre de la politique du gouvernement visant à l'encouragement des exportations hors hydrocarbures, nous allons mettre au service des opérateurs économiques des facilitations en matière de transport de marchandises vers les ports», a-t-il souligné. Enfin le premier responsable du secteur a annoncé que la société algéro-espagnole, chargée de la réalisation et de la gestion du système de régulation de la circulation de la wilaya d'Alger, entamera ses fonctions le mois prochain, avant d'être généralisées prochainement à travers toutes les grandes villes du pays.

    SOURCE
    XIAOMI MI BOX MDZ 16-AB V 8.0>> IPTV EXTREME V.82 / MS IPTV MAGSAT

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    Post Pourquoi le Brexit va précipiter l’Algérie dans la crise

    Pourquoi le Brexit va précipiter l’Algérie dans la crise



    A LA UNE/ECONOMIE

    le 01.07.16|10h00

    L’Algérie pourrait payer, une fois de plus, sa dépendance aux
    hydrocarbures. En plongeant l’économie mondiale dans une nouvelle récession,
    le Brexit freinera indirectement la demande sur les matières énergétiques dont le pétrole.



    «Le Brexit ? J’en vois déjà les conséquences. J’ai payé mon billet
    d’avion plus cher, car la livre a perdu de sa valeur.» Johanna, une
    Anglaise installée à Alger depuis quelques semaines, ne s’est
    toujours pas remise des résultats du référendum qui ont donné
    51,9% des voix favorables à la sortie du Royaume-Uni de l’Union
    européenne. «L’extrême droite, pour que les gens votent en faveur
    du Brexit, disait : ‘‘ Rendez-nous notre pays’’. Moi, j’ai l’impression
    que depuis vendredi, on m’a pris le mien.»Ce sentiment de désarroi
    est pour Naomi partagée par «la majorité de la communauté britannique
    en Algérie», dont elle fait partir depuis plus de quarante ans. «La plupart
    d’entre eux sont chagrinés. Si le Brexit n’a pas de conséquence directe
    pour nous ici, je me demande comment cela va se traduire dans l’Union
    européenne où je voyage souvent, en particulier en France.»

    De l’avis de diplomates européens en poste à Alger, qui ignorent par ailleurs
    ce que vont devenir les Britanniques qui travaillent pour l’UE dans le monde,
    il est encore trop tôt pour savoir quelles seront les conséquences du Brexit.
    L’Union européenne et le Royaume-Uni ont entamé de difficiles discussions
    sur leur nouvelle relation économique, avec notamment en suspens la question
    de l’accès britannique au marché unique européen. Le moment précis où
    Londres activera la clause de sortie de l’UE reste par ailleurs inconnu.
    «Tout va être bloqué pendant au moins deux ans», analyse un chef d’entreprise algérien. «L’Algérie, elle, devra renégocier les accords douaniers avec le
    Royaume-Uni.
    D’un côté, elle sera forcément un peu perdante, car les taxes
    seront plus élevées qu’avec l’Union européenne. De l’autre, cette augmentation
    sera compensée par la dévaluation de la livre.» Mais comme le volume des échanges commerciaux entre le Royaume-Uni et l’Algérie ne représente pas
    grand-chose malgré une hausse entre 2011 et 2014, les échanges se
    chiffrent à 6,9 milliards de dollars et 98% des exportations de l’Algérie sont constituées d’hydrocarbures la renégociation des accords ne devrait
    pas beaucoup peser dans la balance.

    FMI
    C’est à une échelle plus macroéconomique que l’onde du séisme sera ressentie
    en Algérie. Comment ? Le Brexit va affecter l’économie européenne qui
    entraînera forcément l’économie mondiale dans une nouvelle récession.
    Or, comme le rappelle Omar Berkouk, expert en investissements,
    «si le Brexit affecte la Chine, alors l’Algérie sera aussi touchée, car nous ne
    vendons qu’une seule commodity, le pétrole, qui dépend de la croissance
    mondiale». Les professionnels de la finance sont à peu près tous d’accord sur le scénario à venir : une nouvelle crise financière par explosion de la bulle de crédit, une instabilité sur les marchés financiers, dont celui des actions, et un retour à
    une situation comparable à celle de 2008.
    «La situation économique mondiale actuelle est même plus critique qu’en 2008», précise Kamal Benkoussa, ancien financier et partenaire dans un hedge fund américain à Londres, «car le taux d’endettement cumulé au niveau mondial en pourcentage de PIB (produit intérieur but) culmine à un niveau affolant de 350%». De manière schématique, le ralentissement des activités n’aidera pas la demande mondiale en matières premières à repartir à la hausse. «Sur une économie comme la nôtre, dans son modèle actuel, l’impact de l’instabilité politique et économique sera énorme»,
    signale Kamal Benkoussa.
    «C’est un scénario vénézuélien (inflation, pénuries, dévaluation de la monnaie) qui nous attend. On en parlait déjà avant le vote,
    mais là, le Brexit va accélérer la trajectoire dans laquelle s’est engagée l’Algérie
    et enfoncer le pays dans une crise majeure sans précédant.» La déclaration, hier,
    du porte-parole du FMI, selon laquelle «le Brexit constitue le principal risque qui
    pèse sur l’économie mondiale», va dans ce sens.

    Cœur
    Un conseiller financier nuance : «L’impact sur le pétrole, indexé sur le brent
    (baril de référence en Europe) un benchmark anglais qui suit en partie
    l’économie anglaise, sera toutefois mineur. On le voit, après le vote, son cours
    était au plus bas depuis 7 semaines, mais cette chute ne sera pas significative.»

    Cependant Kamal Benkoussa insiste : ce n’est pas tant la chute des cours qui compte que «l’extension de la durée de la crise. Il faut compter trois à cinq ans
    de traversée du désert avant un hypothétique retour à la croissance. Le Brexit a balayé tous les discours optimistes sur la sortie de crise de l’Europe.
    L’instabilité politique et économique de l’Europe aura des conséquences directes
    sur l’économie mondiale et nous sommes encore loin d’en mesurer les impacts
    à long terme».
    Les incertitudes liées au Brexit font en tout cas déjà paniquer le
    milieu bancaire. «Et pour cause ! explique Omar Berkouk, La City est aujourd’hui
    le cœur de la finance mondiale. Tout passe par elle. Une entreprise qui souhaite
    lever des fonds internationaux vient à Londres. Les emprunts russes sont cotés à Londres. Quand une entreprise américaine veut entrer sur le marché européen,
    elle passe par La City.
    Or les banques installées à Londres n’auront plus le
    passeport pour faire de la finance pour l’Europe et au nom de l’Europe.» Même si
    les négociations entre Londres et Bruxelles, pour savoir ce qu’il adviendra des chambres de compensation, c’est-à-dire les organismes garantissant le paiement
    des transactions financières en euros, ne sont pas terminées, Kamal Benkoussa prédit que «les activités bancaires seront reshiftées vers Francfort pour que
    l’Europe reprenne la main sur ses marchés financiers».

    Gaz
    Hier, François Hollande a été très clair sur cette question «Il n’y a aucune raison
    pour l’Europe, et encore moins pour la zone euro, de permettre à un pays qui
    n’est plus membre de l’Union et qui n’a jamais été membre de la zone euro, de continuer à faire des opérations en euros. Ce que je souhaite, c’est que les
    places financières européennes se préparent pour assurer un certain nombre d’opérations qui ne pourraient plus se faire à terme au Royaume-Uni.»
    En théorie, l’Algérie pourrait pourtant tirer profit de cette crise. «En profitant de
    la crise financière qui se profile», suggère Kamal Benkoussa.

    «Via des mécanismes financiers, elle pourrait utiliser un certain montant de ses réserves pour les investir à l’international dans l’acquisition de savoir-faire. Malheureusement, on sait qu’elle ne fera rien de tout cela et que l’absence de
    vision dans une stratégie jusqu’au-boutiste mènera inéluctablement le pays vers
    le chaos aussi bien économique que social. L’Algérie a plus que jamais besoin d’hommes d’Etat capables de courage politique et de vision économique pour l’instauration d’un nouveau mode de gouvernance.»

    Mélanie Matarese
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