Martina Hingis se qualifie aussi pour la finale du double mixte

La Suissesse Martina Hingis, déjà présente en finale du double femmes, s'est qualifiée vendredi pour la finale du double mixte en compagnie de Jamie Murray.
Quelques heures après avoir remporté la demi-finale du double féminin avec Chan Young-Jan, la Suissesse Martina Hingis a réussi à se qualifier pour la finale du double mixte. Associée à Jamie Murray, l'ancien n°1 mondiale a battu CoCo Vandeweghe et Horia Tecau. Le Roumain ne pourra pas faire le doublé après sa victoire dans le tableau du double masculin. Murray et Hingis retrouveront en finale Hao-Ching Chan et Michael Venus.



Kevin Anderson premier finaliste de l'US Open après sa victoire contre Carreno Busta

Kevin Anderson s'est qualifié pour la première finale de Grand Chelem de sa carrière en venant à bout de l'Espagnol Pablo Carreno Busta (4-6, 7-5, 6-3, 6-4). Le Sud-Africain affrontera Rafael Nadal ou Juan Martin Del Potro.
On s'attendait à ce que soit cet US soit très, très Open, en l'absence de quatre membres du top 10 (Djokovic, Murray, Wawrinka et Nishikori), mais de là à anticiper la présence de Kevin Anderson en finale à Flushing Meadows dimanche, certainement pas. Le Sud-Africain de trente et un ans disputera sa toute première finale de Grand Chelem grâce à sa victoire contre l'autre invité surprise du dernier carré, l'Espagnol Pablo Carreno Busta (4-6, 7-5, 6-3, 6-4). Il est le premier joueur d'Afrique du Sud à réaliser cette performance depuis un autre Kevin, Curren, en 1985 à Wimbledon, le dernier l'ayant réalisé à l'US Open étant Cliff Drysdale en 1965. Le 32e mondial devient également le joueur le plus mal classé à atteindre la finale du Majeur new-yorkais depuis l'instauration du classement ATP en 1973.
Anderson a certes profité d'un tableau favorable à New York - moins que Carreno Busta, qui a affronté quatre qualifiés (King 308e, Norrie 225e, Mahut 115e et Shapovalov 69e) puis Diego Schwartzman (33e) en quarts - et de l'élimination précoce d'Alexander Zverev, 6e mondial et vainqueur du Masters 1000 de Montréal en août, qu'il devait affronter au troisième tour. Mais il s'est aussi montré extrêmement solide tout au long de la quinzaine, en particulier sur son engagement. En six matches, il n'a concédé sa mise en jeu qu'à cinq reprises !

Anderson : «Mes émotions ont pris le dessus à la fin. Je suis au septième ciel»
Contre Carreno Busta, il l'a pourtant perdue dès le premier set. Très tendu, il a commis plus d'erreurs qu'à son habitude (14 fautes direct dans cette manche, pour seulement 8 coups gagnants), ce dont a profité l'Espagnol pour breaker et prendre les devants. Mais, au fur et à mesure que la partie avançait et à force de s'encourager après chaque point remporté, Anderson a progressivement pris le dessus face au 19e mondial dont l'incroyable couverture de terrain ne suffisait plus. Un break à 6-5 dans le deuxième set, à 2-1 dans le troisième et à 2-2 dans le quatrième lui ont donné l'avantage. La première balle de match fut la bonne et Anderson s'est précipité dans le box où se trouvait son clan, en premier lieu son frère Greg, avec qui il a joué «des millions d'heures» depuis qu'il a cinq ans.
«Je ne sais pas quoi dire ! Ça a été une longue route, ça a été dur mais ça a été un privilège de jouer face à certains des plus grands joueurs de l'histoire et c'est bien que certains nous aient donné une chance d'aller loin dans ce tournoi, a-t-il malicieusement glissé à la fin du match. C'est la première fois pour nous deux sur le plus grand terrain de tennis du monde à un tel niveau de compétition. Mes émotions ont pris le dessus à la fin. Je suis au septième ciel.» En finale, Anderson affrontera Rafael Nadal ou Juan Martin Del Potro, qui s'affrontent un peu plus tard dans la nuit.



Rafael Nadal domine Del Potro en deux temps en demi-finale de l'US Open

Bousculé dans le premier set, Rafael Nadal a dominé le reste de sa demi-finale face à Juan Martin Del Potro à l'US Open (4-6, 6-0, 6-3, 6-2). Dimanche, il visera un troisième titre à New York.
Après avoir fait illusion pendant un premier set brillamment remporté, Juan Martin Del Potro s'est incliné en quatre manches face à Rafael Nadal en demi-finale de l'US Open (4-6, 6-0, 6-3, 6-2) vendredi soir. L'Espagnol affrontera Kevin Anderson en finale, dimanche, pour tenter d'emporter un troisième titre à New York après 2010 et 2013.
«Ça représente beaucoup pour moi, a-t-il lâché, un immense sourire sur le visage. C'est une incroyabe saison après quelques années compliquées pour moi, des blessures, des moments difficiles... Cette année a été pleine d'émotions depuis le début et c'est génial d'être de retour en finale sur ce court, devant ce public.»
Dans un Stade Arthur-Ashe plein à ras bord, les supporters argentins ont pu y croire pendant cinquante minutes, soit la durée du premier set. Pendant cette entame, Del Potro est apparu un petit ton au-dessus, avec un revers fiable et un coup droit toujours aussi redoutable. L'Argentin s'est fourni la première balle de break à 1-1. Un premier avertissement pour Nadal qui s'en sortait mais cédait finalement deux jeux plus tard. A 2-2, Del Potro voyait son retour taper la bande pour venir mourir de l'autre côté du filet. Ce break chanceux, «Delpo» n'allait pas le gaspiller pliant la manche sur la deuxième occasion d'un coup droit gagnant supersonique (6-4).
C'est juste après que le match a complètement basculé en faveur de l'Espagnol, supporté par le golfeur Tiger Woods dans sa box. Un Nadal plus précis, plus offensif aussi d'un côté, un Del Potro moins saignant de l'autre, les neuf jeux suivants étaient à sens unique. Le numéro 1 mondial rempochait la deuxième manche en 27 minutes (6-0) avec treize coups gagnants pour une seule faute directe. Il continuait sur ce rythme en début de troisième set, faisant le break d'entrée, au terme d'un magnifique échange, conclu par un coup droit gagnant le long de la ligne qui prenait Del Potro à contrepied. «J'avais perdu le premier set donc je devais changer quelque chose, a analysé l'Espagnol sur le terrain. Je ne jouais pas mal mais un peu trop sur son revers. Il m'attendait là bas et il avait des opporunités de couvrir parce que je tapais trop sur ce côté. J'ai essayé de le faire plus bouger, d'être plus imprévisible.»
L'Argentin s'est ensuite repris et les débats se sont équilibrés (6-3 au troisième). Mais une nouvelle baisse de régime lui a été fatale. A 1-1 au quatrième, trois fautes directes consécutives de Del Potro donnaient le break à Nadal (2-1), qui confirmait encore deux jeux plus tard bien aidé par deux nouvelles fautes directes et une double faute de son adversaire (4-1). Il n'avait plus qu'à contrôler la fin de partie. Après 2 h 28 de jeu, il validait sa première balle de match, sur un dernier passing de revers, et validait sa participation à une quatrième finale à l'US Open après 2010, 2011 et 2013. Il poursuit également sa série de victoire en demi-finale de Grand Chelem (15e de suite depuis sa défaite contre... Del Potro en 2009 ici). «Quand on est là, c'est qu'on a déjà gagné quelques matches donc on a un certain niveau de confiance, a-t-il expliqué. J'espérais que les trois sets contre Leonard Mayer étaient un tournant pour moi dans le tournoi et ça a été le cas.»



Del Potro est «en colère» après sa défaite en demi-finales de l'US Open contre Nadal

Juan Martin Del Potro était agacé d'avoir manqué l'occasion d'atteindre la finale de l'US Open mais reconnaissait la supériorité de Rafael Nadal.
Juan Martin Del Potro, battu par Rafael Nadal en demi-finale de l'US Open : «Je n'ai jamais eu le contrôle du match, j'ai été chanceux de le breaker avec la balle sur la bande du filet au premier set. Rien de spécial n'est arrivé après. Il a juste mieux joué. Je ne pouvais pas aussi bien frapper mon revers qu'en début de match. C'est un gaucher donc il pouvait trouver facilement mon côté gauche. Il a joué de manière très intelligente à partir du deuxième set et il a dominé le reste du match. C'était la première fois que j'ai été dominé comme ça par lui mais c'est aussi la première fois que je l'affronte sans un bon revers.
Je suis en colère de laisser passer une chance comme ça mais peut-être que demain, je serai plus calme et je me rendrai compte de ce que j'ai fait dans ce tournoi. Je me sentais mieux avec mon revers mais c'était insuffisant pour gagner un titre ou battre deux tops joueurs à la suite. Parce qu'on dépend trop de ce qu'ils font eux. Face à Nadal, il faut réussir des coups gagnants des deux côtés. Quand vous n'avez pas assez de confiance pour jouer trois ou quatre heures avec le revers face à lui, ce n'est qu'une question de temps avant de perdre son service. Il a joué très intelligemment parce que j'étais prêt sur mon côté gauche et quand il allait de l'autre côté, il gagnait le point.»



Nadal a «changé de tactique» pendant sa demi-finale remportée contre Del Potro

«Comment analysez-vous cette qualification en finale ?

C'est un jour important pour moi, une victoire importante contre un grand adversaire. Il avait accumulé de la confiance avec ses victoires contre Roger (Federer) et Dominic (Thiem). Il a joué beaucoup de matches difficiles dans le tournoi. Moi, j'ai joué un match solide. Après le premier set, j'ai changé de tactique. Ça a fait la différence. Je sentais bien la balle au premier set, mais je me suis trompé dans ma façon de jouer. J'ai compris qu'il fallait que je sois un peu plus imprévisible, parce qu'il m'attendait sur son revers. Il ne bougeait pas de ce côté. Moi je devais couvrir tout le court, lui seulement 60%, donc c'était un gros avantage pour lui. J'ai complètement changé de stratégie en jouant beaucoup plus sur son coup droit, long de ligne ce qui m'a rendu moins prévisible. C'est devenu plus dur pour lui car il ne savait plus où aller. Il arrivait plus souvent sur son revers en mouvement, et c'est plus difficile pour lui que quand il frappe son revers à l'arrêt. Ensuite, je pense que je n'ai pas fait beaucoup de fautes après le premier set et j'ai frappé de bons coups gagnants. J'ai bien servi, très bien même. Globalement, j'ai fait un très bon match. Je suis heureux de mon niveau de jeu.
Pourquoi la stratégie consistant à jouer sur son revers n'a pas fonctionné au premier set ?
Je suis arrivé sur le court avec l'idée de frapper plus sur son revers. Je me disais qu'il fallait que j'aille sur son coup droit, mais je n'avais pas la bonne détermination au début pour le réussir. Parfois, il faut perdre ou voir que les choses ne vont pas dans ton sens pour se décider à changer. Après avoir perdu le premier set, je me suis dit que si je continuais comme ça, je risquais d'avoir deux sets de retard. Donc j'ai changé de tactique et ça a bien marché. Je suis en confiance, je fais les bonnes choses. Et mon service a très bien marché. Au premier set, je visais trop son revers sur mon service aussi. Ensuite j'ai changé mon rythme de service. C'était très important. Mais surtout, après le premier set, il ne pouvait plus enchaîner les frappes dans des bonnes positions. Ça a fait la différence.
«Je vais me battre pour gagner un nouveau titre ici, mais ma saison est déjà réussie»
Comment expliquez-vous votre très bon niveau de jeu cette saison après plusieurs années marquées par des blessures ?
Quand je suis arrivé en Australie, je sentais que je jouais à un très haut niveau. Mais après, il faut gagner des matches. Il faut faire pareil en compétition. C'est une question de confiance. Ce sont des automatismes sur le court qui viennent avec l'accumulation des matches. Tu n'as plus besoin de réfléchir à ce que tu dois faire dans les moments importants. Ça vient tout seul. Et tout ça, ça arrive quand tu gagnes beaucoup de matches d'affilée. Donc le début d'année a été très positif, mais la saison sur terre a été incroyable. Ça m'a donné beaucoup de confiance, ça m'a permis d'être plus calme. Et je suis en finale ici. C'est déjà un grand résultat pour moi. Il me reste un dernier match contre un adversaire très costaud, il faut que je me prépare. C'est très certainement le match le plus important qu'il me reste à jouer cette saison.
Vous êtes donc à une victoire de remporter deux Grands Chelems dans la même année...
Vous savez, le plus important pour moi, au-delà de gagner des Grands Chelems, c'est d'être heureux. Je suis heureux si je suis en bonne santé et si je me sens compétitif. C'est ce qui s'est passé cette année. Gagner à Monte-Carlo, Barcelone, Madrid, Roland-Garros, être en finale ici, tout ça me rend heureux. Gagner ou perdre la finale fera une grande différence, mais je suis déjà très content de tout ce qui m'est arrivé cette année. Je vais me battre pour gagner un nouveau titre ici. Mais ma saison est déjà réussie.»