la Lombardie paiera pour garder le circuit de Monza




Et si le circuit de Monza accueillait ce week-end son dernier Grand Prix de formule 1, faute d’avoir réussi à trouver un accord avec le promoteur et financier de la F1 Bernie Ecclestone ? La menace pèse depuis quelques semaines mais le pire devrait être évité, en partie grâce à l’implication de la région de Lombardie.

Son président, Roberto Maroni, l’a annoncé mercredi 31 août ; Luca Lotti, sous-secrétaire du cabinet du premier ministre, l’a confirmé le même jour, selon le site de L’Equipe. Le mythique tracé situé dans le Parc royal de la banlieue de Milan, dont le contrat avec la Formula One Management (la FOM, productrice du championnat de F1) dirigé par Ecclestone, arrive à échéance en décembre, accueillera les trois prochaines éditions du Grand Prix d’Italie.
Un accord a été trouvé, a affirmé en conférence de presse, le président de l’Automobile Club d’Italie (ACI) Angelo Sticchi Damiani. Selon La Gazzetta dello Sport du 30 août, l’ACI paiera 68 millions d’euros à la FOM pour accueillirla compétition jusqu’en 2019, grâce à une contribution de 15 millions d’euros de la région de Lombardie.
Depuis quatre mois, les négociations patinaient. Le patron de la FOM réclamait 25 millions d’euros par an, soit 75 millions d’euros sur trois ans. L’écart n’est pas immense. « Je serais étonné que l’on ne parvienne pas à un accord », a-t-il d’ailleurs déclaré à La Gazzetta dello Sport, le 30 août. Mais depuis, aucune confirmation.



Aucune déclaration non plus de la direction du circuit d’Imola, où s’est couru le Grand Prix de San Marin jusqu’en 2006, et qui avait postulé à l’organisation du Grand Prix d’Italie 2017, en cas de désistement de Monza. Le grand argentier de la F1 s’est emparé de la rivalité entre les deux villes latines, avec la provocation légendaire qui caractérise l’octogénaire. « Nous avons essayé de trouver une solution avec Monza, mais cela n’a pas été possible car le problème est trop politique », déclarait M. Ecclestone en juin à l’agence de presse italienne ANSA.
« Nous voulons désormais déplacer le Grand Prix d’Italie à Imola, et il y a un accord entre les responsables du circuit et la Formula One Management. Mais si les autorités compétentes font blocage, alors la F1 dira au revoir à l’Italie. » Une alternance entre les deux circuits, selon le modèle allemand, entre Nürburgring et Hockenheim, a même été envisagée.
Déjà,Angelo Sticchi Damiani rassurait. « Nous avons trouvé un accord et nous préparons une offre qui sera envoyée à la FOM dans les prochains jours, probablement demain. A ce stade, il n’y a plus le moindre problème politique », déclarait-ilà La Gazzetta dello Sport.