A la une/Actualité_Attentat terroriste à la voiture piégée
le 11.02.16 | 10h00

Il y a 20 ans, la presse frappée au cœur

Dimanche 11 février 1996. 21e jour du Ramadhan. Il est un peu plus de 15h.
Un fourgon Master explose aux abords de la Maison de la presse Tahar Djaout,
à l’orée du quartier populaire de Belcourt, pulvérisant tout sur son passage

Les alentours de la Maison de la presse, quelques instants après l’explosion du véhicule piégé, .jpg

La déflagration a l’effet d’un séisme de magnitude 9 sur l’échelle de la terreur. Dar Essahafa,
cible désignée des terroristes, est sévèrement touchée, de même que les immeubles et
les commerces alentour. Un premier bilan fait état de 18 morts, chiffre qui sera rapidement revu
à la hausse. La majorité des victimes sont à déplorer parmi les automobilistes et les passants qui
étaient à proximité de la voiture piégée, à une heure où le trafic est particulièrement dense.
A l’intérieur de la Maison de la presse, un spectacle de guerre. Des scènes de fin du monde.
«On avait l’impression d’avoir survécu à un tremblement de terre ou bien à un bombardement»,
écrivait Omar Belhouchet dans El Watan du lendemain.
Le Soir d’Algérie est sans doute celui qui a le plus accusé le coup : ses locaux sont quasiment réduits
en poussière par le souffle de l’explosion. Dans la foulée, le grand journal populaire du soir perdait trois
de ses piliers, retirés douloureusement des décombres : Allaoua Aït Mebarek, directeur de la rédaction,
Mohamed Dorbhan, alias Tewfik Dahmani, chroniqueur, et Djamel Derraza, cruciverbiste,
animateur de la page «Détente», très appréciée par les lecteurs.Suite...
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