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Re : Sante
Le risque de démences diminue-t-il ?
On entend très souvent dire que la maladie d’Alzheimer et les démences associées prennent de plus en plus d’importance dans la population mondiale. Des médecins états-uniens pensent cependant que l’incidence de ces pathologies est sur le déclin. Sont-ils trop optimistes ?
Avec le vieillissement de la population mondiale, l’épidémie de démences prend de l’ampleur. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) estime que le nombre de cas sera multiplié par trois d’ici2050 ! Néanmois, des chercheurs états-uniens se veulent rassurants et pensent que l’incidencedes démences va diminuer. Leurs conclusions sont publiées dans la revue New England Journal of Medicine.« Bien entendu, la population mondiale tend à vieillir, et nous observons un nombre plus élevé de cas de démences, comme la maladie d’Alzheimer », indique Eric Larson, directeur du Group Health Research Institute à Seattle (États-Unis). « Cependant, de plus en plus de patients développent ces pathologies à un âge très avancé, ce qui signifie que davantage de personnes vivent plus longtemps sans pour autant souffrir de démences. » En d’autres termes, le médecin pense que les personnes seront touchées plus tard par ces maladies.
De bonnes habitudes de vie limiteraient les risques de démences. Les chercheurs pensent que l'incidence de ces maladies va baisser dans le futur. Encore faut-il que la population surveille son alimentation et pratique une activité physique régulière. © Nick-K (Nikos Koutoulas), Flickr, cc by 2.0
Du sport contre les démences ?
En 2008 déjà, Kenneth Langa, chercheur à l’université du Michigan, et Eric Larson avaient publié la première étude suggérant un déclin de l’incidence des démences aux États-Unis. Ils l’expliquaient notamment par différents facteurs, tels qu’un meilleur niveau d’éducation et des améliorations en matière de santé publique et de mode de vie. D’autres travaux sont également parvenus à des conclusions similaires.« Nous nous réjouissons de constater que des études de plus en plus nombreuses montrent une baisse significative du risque de démences », explique Kenneth Langa. Selon les médecins, l’exemple le plus frappant est celui de l’impact de l’activité physique sur la santé mentale. Pratiquer un sport régulièrement diminue en effet les risques de développer des problèmes cardiovasculaires et protégerait aussi contre les démences. L’équipe avait d’ailleurs montré que le taux de sucre dans le sang influençait le développement des pathologies neurodégénératives.Leur analyse suggère donc que la population respecte mieux les règles d’hygiène préconisées par les instances sanitaires, comme pratiquer un sport régulièrement et avoir un régime alimentaire équilibré, ce qui devrait limiter les risques de démences. Il n’en reste pas moins que l’obésité est un fléau de santé publique majeur qui fait de nombreux ravages et doit continuer à être pris très au sérieux.
Vaste campagne de vaccination contre la poliomyélite au Moyen-Orient
Loin d’avoir disparu totalement, la poliomyélite frappe actuellement la Syrie. Pour éviter la propagation de cette maladie, les Nations unies ont démarré une campagne de vaccination sans précédent qui vise à immuniser des millions d’enfants au Moyen-Orient.
Devenue rare grâce aux efforts de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), la poliomyélite (polio) est une maladie virale très contagieuse et paralysante, qui frappe surtout les enfants de moins de cinq ans. Elle gagne actuellement du terrain en Syrie, où 17 cas ont été confirmés. En Israël, lepoliovirus sauvage de type 1 (PVS1) suscite également de nombreuses inquiétudes. En effet, depuis février 2013, des échantillons positifs provenant d’eaux usées ont été retrouvés sur plus d’une vingtaine de sites à travers le pays. Une campagne de vaccination y a d’ailleurs été conduite en août dernier, auprès d’enfants de moins de neuf ans.Comme l’OMS l’a répété de nombreuses fois ces dernières semaines, le risque de propagation internationale de la polio demeure modéré, voire élevé. Pour l’empêcher, l'Organisation des Nations unies (Onu) a décidé de frapper un grand coup et veut vacciner 23 millions d’enfants de moins de cinq ans en quelques mois dans huit pays ou territoires de la zone : bande de Gaza, Cisjordanie, Égypte, Irak, Jordanie, Liban, Syrie et Turquie.
En Syrie, l'OMS utilise le vaccin oral, à base d'un virus atténué. Il est un peu plus risqué, mais confère une protection contre la poliomyélite plus complète que le vaccin à base d'un virus inactivé utilisé en Europe. © Unicef Sverige, Fotopedia, cc by 2.0 Vacciner contre la polio au cœur du conflit armé
En Syrie, plus de 2,2 millions d’enfants seront concernés. L’OMS et l’Unicef s’inquiètent toutefois du fait qu’un grand nombre d’entre eux ne pourra probablement pas se présenter pour la vaccination, à cause des conflits armés. « Nous appelons toutes les parties à coopérer pour rendre possible cette campagne de vaccination et faire en sorte qu’elle atteigne chaque enfant », insiste Maria Calivis, directrice régionale de l’Unicef pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord.Début novembre, des experts alertaient également sur l’éventualité d’une réintroduction du poliovirussur le continent européen. Les portes d’entrée se situeraient dans les pays où la couverture vaccinale est la plus faible et qui sont susceptibles d’accueillir des réfugiés venus de Syrie, comme l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine et l’Ukraine.
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