05 Mars 2015

RÉVISION DE LA CONSTITUTION
Ce sera fin avril

Abdelaziz Bouteflika procéderait à la révision de la Constitution fin avril prochain , nous confie-t-on de source très bien informée. Elle interviendrait après le lancement officiel de la manifestation «Constantine capitale de la culture arabe» prévue le 16 avril. Bouteflika, ajoute notre source, aurait définitivement tranché sur la voie qu’emprunterait cette révision : à travers le Parlement qui serait convoqué à se réunir au Palais des Nations à Club-des-Pins.

Kamel Amarni

Le texte, qui sera auparavant approuvé par le Conseil des ministres, sera soumis au vote des parlementaires, en entier, sans débat , comme en novembre 2008. Il n'y aura pas, non plus, un autre round de consultations sur ce même sujet avec la classe politique. «Les consultations menées par Abdelkader Bensalah en 2011, puis Abdelmalek Sellal en 2013 et enfin Ahmed Ouyahia en 2014 suffisent largement. En tout cas, les uns et les autres se sont exprimés sur la question et il ne servira dès lors à rien de lancer d'autres consultations», nous explique notre source. Bouteflika aurait également définitivement écarté l'option d'une révision via un référendum.
Ce projet de révision, dont les grandes lignes sont connues depuis, notamment, mai 2014 lorsque Ahmed Ouyahia adressait un texte contenant des «propositions d'amendements», domine , de par son poids mais aussi les multiples reports dont il fait l'objet depuis 2008, toute l'actualité politique nationale. Davantage encore, depuis une année.
Au sortir d'une élection présidentielle atypique à tous points de vue, Bouteflika annoncera en effet, encore une fois, une révision en profondeur et imminente de la Constitution. Avec la désignation du directeur de cabinet de la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, pour mener des consultations sur ce projet avec la classe politique, il était question de procéder à cette révision en automne 2014. Mais les semaines passaient et rien ne pointait à l'horizon. Même parmi le personnel politique du pouvoir, tant au niveau du gouvernement ou des partis FLN, RND, MPA et TAJ, l'on ne parlait plus de cette révision rendue d'autant plus aléatoire et incertaine avec la grave crise des prix du pétrole qui renversera les priorités. Ce ne sera que le 30 décembre que Bouteflika reviendra à la charge, à l'occasion de la réunion du Conseil des ministres , lorsqu'il relancera le débat sur la révision de la Constitution. Un événement dont dépend d'ailleurs tout le reste, à commencer par le remaniement du gouvernement.
A. K.

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