Or, que cela plaise ou déplaise à Madame Taubira, et en dépit du terrorisme médiatique, la traite arabo-musulmane a bien existé et elle est bien documentée. Elle débuta au VIIIe siècle et ne prit fin qu’avec la colonisation de l’Afrique. Au XIXe siècle, l’abolition décidée unilatéralement par les Européens ne la concerna pas, ce qui fit que depuis la Libye, au nord, ou depuis Zanzibar, à l’est, des caravanes organisées militairement continuèrent donc à dévaster des régions entières de l’Afrique sud-saharienne.
Alors que la traite européenne porta essentiellement sur des hommes en état de travailler sur les plantations, la traite arabo-musulmane concerna d’abord les jeunes filles (60 %) et les enfants (10 %).
Le plus souvent, les garçons étaient émasculés pour fournir les eunuques gardiens des harems. Les malheureuses victimes devaient avoir atteint l’âge de la puberté pour subir cette cruelle opération car il fallait que leur appareil génital soit bien visible. Comme verge et testicules étaient retirées, la mortalité était considérable, d’où le prix élevé des eunuques.