Grève surprise à Air Algérie. Aucune perturbation
notable puisque ce débrayage n’a provoqué que des…
… retards de vols !De plus en plus de voix appellent au départ de ce régime ! Certes, le constat est là. Mais il ne résout rien. Car appeler au départ du régime, c’est bien, mais nous dire où il va aller, une fois parti, c’est encore mieux ! Et très franchement, s’il partait, je ne vois pas vers où ce départ mènerait le régime. D’abord, qui se chargera de vérifier que le régime est bien parti ? Et qui, surtout, accompagnera le régime sur son trajet du départ, jusqu’au seuil, jusqu’à la frontière ultime, laquelle une fois franchie, nous permettra réellement d’affirmer que le régime est bien parti ? Et encore ! Je n’évoque même pas ici la question de la frontière, de l’identification précise et cartographiée de ladite frontière. Eh oui ! Par quelle frontière de l’Algérie le départ du régime sera officiellement enregistré par les gardes-frontières et transmis à Alger comme «Départ Acté» ? Frontière nord ? Frontière sud ? Frontière est ? Ou frontière ouest ? Plus complexifiant encore ! Si le régime part effectivement par la frontière ouest, mais qu’il revient, disons…trois ans après par la même frontière ouest, ou par une autre, que doit-on inscrire sur les registres ? Départ raté ? Faux départ ? Départ bidouillé ? Départ Taïwan ? Et même dans le cas du retour après un faux départ, qu’inscrire, là aussi, sur les cahiers de la 2e République ? Afflux de migrants ? Arrivée massive et impromptue de clandestins ? Ou retour à la case départ, sans passer par celle de la prison et en ayant entre-temps acheté la plupart des plus belles maisons des plus belles rues des plus beaux quartiers du Monopoly ? En vérité, il me fallait vous démontrer, comme je viens de le faire, c’est-à-dire avec argument sérieux à l’appui, pas sur le mode de la rigolade et de la légèreté, qu’il ne suffit pas de décréter que ce régime doit partir. Il faut aussi le préparer, ce départ. S’y préparer. Et à voir les frontières et l’état actuel des gardes-frontières, nous n’y sommes pas prêts. C’est tout juste si nous arrivons encore à fumer du thé pour rester
éveillés à notre cauchemar qui continue.
H. L. |