Le projet de révision de la Constitution soumis au
vote le 7 février prochain. Soumis, c’est sûr !Au vote, ça m’étonnerait !
L’Etat civil vient de commettre son premier gros acte de gestion significatif: permettre à Abdelhamid Brahimi de revenir au pays comme une petite fleur, avec, en prime, un traitement gentillet de la part des gardes-frontières. Le pôvre vieux monsieur avait demandé à un ami avocat de venir l’attendre à l’aéroport d’Alger. Au cas où ! Il n’en a pas eu besoin, car c’était limite zorna et karkabou pour lui souhaiter la bienvenue, notre ami «Hamid la Science». Pour les plus jeunes, cet homme a été Premier ministre sous la Présidence de feu Chadli Bendjedid. Et un jour, cet homme, piqué par quelque «frelon vert», a juré que les méchants généraux algériens, la junte aux mains enduites de sang, ont volé 26 milliards dans les caisses du pays. Puis, pfutt ! Cette bombe dégoupillée et balancée dans la foule, sans preuve, sans motivation documentée, il s’en est allé goûter aux joies et délices de l’exil en Angleterre et de ce qui l’accompagne comme autres douceurs. Aujourd’hui que le pouvoir «très très civil» a déblayé le terrain des mauvaises herbes vertes qui y poussaient hors contrôle, tout est permis. On peut replanter les bégonias là où on le souhaite, même sur les tombes des «imbéciles» qui sont morts pour rien. Et mon petit doigt qui n’est plus très vert depuis un moment me dit que l’aéroport d’Alger, ou celui d’Oran – va savoir — va connaître une activité intense dans les prochains jours. On pourrait appeler cela le retour des damnés de la terre. Pauvre Frantz Fanon s’il m’entendait ainsi pervertir son «concept». Remarquez, grâce au come-back de Hamid la Science, je comprends mieux les avantages du «pouvoir civil». Et l’agencement du dispositif. Mais, je me dis en même temps qu’on aurait pu faire simple, moins pompeux que cette appellation de «pouvoir civil». «La Gomme» ! Juste ça, «la gomme», ça aurait amplement suffi et tout le monde aurait vite assimilé. Enfin, ne chipatouillons pas trop. Le vieux monsieur est rentré. Il a pleuré un bon coup sa nostalgie du pays à qui il a fait «tant de bien» à partir du Londonistan. Place maintenant aux moins vieux. Eh oui ! Ces potes d’errance et de plateaux télé d’où partaient en salves quasi quotidiennes les missiles anti-algériens. On me dit d’ailleurs qu’il y a déjà embouteillage à l’aéroport Abdelaziz Bou…
Je voulais dire Houari-Boumediène. Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |