Sellal à partir de Laghouat : «En 2016, il faudra faire
exploser l’économie nationale.» Je ne sais pas…… ce qu’il a pris, mais j’veux la même chose ! Je prends ma tension. Ou plutôt je la reprends maintenant que la nouvelle est tombée : 12/7. Ah ! Mon Dieu que je suis rassuré. Un temps emballée, partie en java, ma tension est revenue à la normale. Il faut dire que la nouvelle qui vient de tomber y est pour beaucoup. Y est même pour tout. Le cœur est un organe fragile. Et trop de suspense, trop de… tension tue le cœur. Heureusement, je n’en suis pas arrivé jusqu’à un point critique. La bonne nouvelle est arrivée à temps pour me permettre enfin de souffler un bon coup, d’allonger les jambes sous la table et de me dire «c’est fini ! Nous sommes passés à deux doigts de la cata, mais maintenant, c’est fini !» Si tu prenais un café avant que la nouvelle ne tombe, une fois celle-ci tombée et le suspense levé, tu t’en resserts un deuxième, de café, mais celui-là tu le savoure, tu prends le temps d’en apprécier tous les arômes délicieusement caramélisés, tu en goûtes chaque gorgée comme un nectar divin, tu fermes les yeux et tu apprécies le fait que l’horizon soit enfin dégagé, sans nuages, sans menace de chamboulements et de cataclysmes. Lorsque la nouvelle est tombée, j’ai réellement pris la mesure, compris le sens ô combien profond de l’expression «une enclume qu’on vous enlève de la poitrine». C’est lourd une enclume. C’est opprimant. C’est immobilisant. Vous ne respirez plus normalement, Vous êtes même sur le point de ne plus respirer du tout. Et puis, hop ! D’un coup, une nouvelle arrive, et l’enclume est enlevée, disparue. Vous avalez des goulées d’air. Vous vous enivrez d’oxygène à pleins poumons. Vous revivez. Et vous vous dites au fond de vous que la vie vaut malgré tout d’être vécue. Que serait notre parcours, notre cheminement sur terre sans ces moments d’incertitude ? Un bien triste intermède avant la mort. Mais là, avec le suspense intolérable d’un Conseil constitutionnel dont on ne savait pas jusqu’à l’ultime minute du verdict final s’il allait valider ou pas la nouvelle Constitution de Abdekka,
qui, finalement la valide, c’est toute votre vie qui prend une nouvelle dimension, se révèle palpitante,
bourrée de surprises et tellement, tellement, tellement…tellement que j’en sors épuisé d’émerveillement béat
et que j’en fume du thé pour rester éveillé à ce cauchemar qui continue.
H. L. |