Finalement, Hollande n’effectue aujourd’hui qu’une
simple visite de «courtoisie» en Algérie. Heu… juste
une question : là, en, ce moment, il est à ……combien le cours de la courtoisie ? Ah ! Là, désolé, mais il a raison ! Il est même d’un tel bon sens paysan le Amar El Fennan que je suis bien obligé de le lui reconnaître. Dis H’mimed, tu veux vraiment relancer l’Alliance présidentielle ? Alors, le monsieur vient de te lire le mode d’emploi : Alliance, oui, mais faut te ranger, te garer sagement derrière le FLN, parti majoritaire. Eh oui, à force de touiller dans cette fange, faite entre autres d’amuseurs et de troubadours de basses-fosses, on se fait ramasser par un Saâdani. Quelle décadence, ya aâdjaba que de se faire ainsi rappeler le B.a.-ba de la roublardise politicarde. C’est au plus fort de diriger une coalition. Pourquoi diantre voudrais- tu que le dos de Amar te serve de passerelle vers la belle maison blanche ? Y a pas écrit «tremplin» sur le front du chef du Front, non ? En fait, ce Non de Saâdani à Ouyahia est la deuxième bonne nouvelle d’un système finissant, depuis la lettre de Gaïd à Amar. Première phase : une missive que l’on veut absolument nous faire avaler comme banale, alors qu’elle pue, qu’elle chlingue la panique à chaque détour de phrase mal écrite. Ensuite, le SG du FLN qui cingle l’intérimaire du RND lui suggérant de revoir sa copie et de relire «la politique pour les nuls». J’entendrais presque les cris, les crachats, les empoignades et le langage de charretier dans le Landerneau. ça bastonne sec et dans quelques jours, les premières flaques d’hémoglobine vont s’échapper de sous la porte du Palais. Forcément. Les successions sont toujours sanglantes en Algérie. Et celle-ci, même si j’ai horreur de jouer aux Pythies, aux oracles et aux dés magiques, le sera plus particulièrement. C’est une question culturelle et civilisationnelle. Avant, ils s’entretuaient pour le fauteuil, mais jusqu’à un certain seuil. Au dernier moment, après une série de meurtres, d’assassinats, les survivants s’entendaient tout de même pour apparaître unis sur le perron et nous annoncer avec un sourire masquant mal leurs dents cassées dans la bagarre le nom du successeur. Aujourd’hui, ce n’est plus pareil. Parce que dans ce jeu politique, ils ont eu l’inintelligence d’associer au plus haut niveau des baggaras, des «ch’kayristes» qui n’ont même pas la culture du consensus mafieux. En clair, du personnel de favelas décidé à aller jusqu’au bout, la ruine du pays. Cette donne prend de court un Ouyahia, manœuvrier, certes, mais dans l’acception classique du système. Sauf qu’aujourd’hui, il n’a plus Belkhadem en face de lui. Il a Saâdani. Et Saâdani est à la politique ce qu’est la derbouka et la danse du ventre au quartette à vents ! Je fume du thé et je reste éveillé, le cauchemar continue.
H. L. |