Fun radio accusée de truquer les résultats !

Radio|médiamétrie
15 Juin 2016
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Le plus gros scandale jamais dévoilé autour des audiences radios
C'est sans doute le plus gros scandale jamais dévoilé autour
des audiences radios Médiamétrie que peut vous révéler ce soir
en exclusivité jeanmarcmorandini.com .Les plus grosses radios
françaises à l'exception des stations de service public accusent
Fun Radio et l'animateur Bruno Guillon de manipuler et de fausser
les audiences radios.La situation est si grave que toutes ces radios
se sont unies pour mettre en demeure Fun Radio de cesser
immédiatement ces pratiques, mais elles demandent également à
Médiamétrie de stopper immédiatement la vague de mesure en cours
qui serait totalement faussée.Voici donc concrètement comment
les choses se déroulent.
1/ Comment est mesurée l'audience radio ?
L’étude 126 000 radio est la mesure d’audience permanente de la radio.
126 000 comme 126 000 interviews réalisées de septembre à juin pour
suivre toute la saison radiophonique.
Les interviews sont réalisées par téléphone tous les jours entre
17h30 et 21h30.Elles permettent de recueillir l’audience des dernières
24 heures auprès des personnes résidant en France.
Le recueil d’audience commence par une question sur l’écoute de la radio
au moment du réveil jusqu’au moment de l’interview puis la veille de
l’après midi jusqu’au coucher.Cette mesure d’audience en déclaratif permet
de recueillir les sessions d’écoute de la radio quel que soit le mode d’écoute
sur un poste traditionnel, ou bien via la télévision, internet, un téléphone
mobile et également quel que soit le lieu (au travail au domicile, en voiture
ou ailleurs).Il est demandé à l’interviewé quelle station il a écouté, à partir
de quelle heure, jusqu’à quelle heure ?Tout est donc basé sur la parole et
la sincérité de la personne interrogée qui dans l'absolu n'a aucune raison de mentir
2/ Comment est organisée la fraude ?
Depuis plusieurs semaines, Bruno Guillon, animateur des matinales de la
station demande à ses auditeurs, non seulement de répondre systématiquement
s'ils sont interrogés par Médiamétrie, mais surtout il leur demande de mentir
depuis au moins le mois de septembre 2015..
3/ Quelles preuves ?
Les preuves sont simples et incontestables, car il s'agit des appels lancés à
l'antenne par Bruno Guillon sur Fun Radio.
Une simple écoute des piges de l'antenne permet de mettre en avant la répétition
à l'antenne des appels aux auditeurs pour fausser les résultats des audiences.
Voici quelques une des phrases entendues dans la matinale de Fun Radio:
"Vous pouvez dire Fun Radio même si vous ne nous écoutez pas"
"Faites le pour nous ! Vous pouvez écoutez NRJ, mais si on vous demande dites
que vous écoutez Fun Radio"
"Il faut mentir"
"Même si vous êtes parti écouter Skyrock pendant les pubs dites Fun Radio (...)
Je fais un peu la manche des auditeurs mais qu'est ce que j'en ai à foutre"
"Dites autour de vous, à votre famille de faire pareil"
De plus, selon les radios plaignantes, de nombreux tweets et messages
Facebook attestent que cet appel a été suivi d'effets.
Les radios ont également demandé au CESP, organe indépendant chargé par l'interprofession d'auditer et de contrôler les études médias en France.
Le résultat est accablant pour Fun Radio, le CESP évoquant une campagne
de grande ampleur avec des messages incitant au mensonge.
Certains auditeurs demandent même une contrepartie en échange de leur mensonge.
4/ Quelles conséquences ?
Mystérieusement depuis plusieurs semaines, la durée d'audience de Fun Radio
s'est envolée.En clair, un auditeur qui écoutait Fun Radio le matin, NRJ le midi
et Europe 1 le soir se voit poussé par Bruno Guillon à déclarer qu'il écoute
Fun Radio du matin au soir.Résultat, mécaniquement, la durée d'écoute de
Fun Radio grimpe, Médiamétrie enregistrant l'auditeur comme un fidèle de
Fun Radio du matin au soir.
5/ Et maintenant ?
Les radios estiment donc que la vague de sondage en cours portant sur les
mois d'Avril, Mai et Juin est totalement faussée par cette manoeuvre frauduleuse.
Les radios demandent donc la suspension immédiate du sondage et,
fait exceptionnel, qu'aucune audience ne soit publiée après le 15 juillet,
moment clef où les résultats de ces 3 mois doivent être rendus publics.