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Vue hybride

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    Post Violences sexuelles contre les adolescentes

    A la une Actualité_Violences sexuelles contre les adolescentes
    le 22.11.15 | 17h12

    4 victime sur 5 ne déposent pas plainte

    Les données chiffrées sur le nombre de plaintes liées aux violences sexuelles
    contre les adolescentes démontrent qu'"une victime sur cinq dépose plainte et que très peu de victimes
    parlent de leur agression", a indiqué dimanche à Alger la juriste Nadia Ait Zai.

    Très peu de victimes parlent de leur agression.jpg

    "Quand nous comparons les chiffres avancés sur la violence sexuelle contre les adolescentes
    et ceux liés au nombre de plaintes déposées, nous constatons que très peu de victimes parlent
    de leur agression et qu'une victime sur cinq dépose plainte", a précisé Mme Ait Zai dans un exposé
    sur l'état des lieux de ce phénomène, en se référant à des données de la
    Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) et la Gendarmerie nationale.

    Evoquant le nombre de plaintes relatives aux actes de violences sexuelles contre les adolescentes,
    déposées au niveau de la DGSN, elle a mentionné que 3.634 plaintes ont été
    enregistrées durant la période entre 2010 et 2014.

    Parmi ce nombre global de plaintes, 1.869 concernent les attouchements, 987 liées à l'attentat à la pudeur
    et 678 aux viols. Mme Ait Zai a relevé que le taux annuel du nombre de plaintes déposées au niveau de la DGSN,
    durant la même période, est passé de 18,52% en 2010 à 19,70% en 2014, précisant que l'année 2013
    a connu une hausse dans les plaintes déposées avec 21,99%.

    De son côté, la Gendarmerie nationale a enregistré, durant la même période (2010-2014),
    222 plaintes déposées liées aux violences sexuelles contre les adolescentes âgées entre 13 et 18 ans.
    La même responsable a appelé à la nécessité d'élaborer une nouvelle enquête de prévalence
    sur la violence sexuelle contre les adolescentes après celle réalisée en 2006,
    en vue de "mieux mesurer l'ampleur de ce phénomène".

    Mme Ait Zai a également plaidé, à la fin de cet état des lieux qu'elle a réalisé pour le compte
    du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme,
    pour une meilleure coordination entre les parties concernées par la lutte
    contre la violence sexuelle à l'égard des adolescentes.

    APS
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    Post Journée mondiale contre les violences à l’égard des femmes

    A la une Actualité_Journée mondiale contre les violences à l’égard des femmes
    le 25.11.15 | 10h00

    Plus de 9000 victimes recensées l’année dernière en Algérie

    Au moment où une campagne internationale contre les agressions des femmes est lancée
    pour dire stop aux violences, en Algérie, la loi incriminant ces faits est toujours bloquée,
    alors qu’au niveau de la justice, le nombre des affaires liées à cette violence
    est passé de 28 916 en 2013, à 86 000 en 2014.


    Le code de la famille constitue une violence institutionnelle contre les femmes..jpg

    Les auteurs sont soit des personnes étrangères à la victime, soit les époux. Le constat est alarmant…
    Aujourd’hui, sera lancée à travers le monde une campagne pour dire stop aux violences contre les femmes.
    Menée par l’Onu femmes, cette action sera portée par une grande partie des médias, dont ceux de l’Algérie,
    qui mettront leurs supports à la couleur orange, celle de la lutte contre les violences à l’égard des femmes.
    Cette action intervient au moment où la loi contre cette violence, adoptée par l’Assemblée nationale au mois
    de mars dernier, est toujours bloquée au Sénat, par un président sous la pression des islamo-conservateurs
    qui voyaient en ce projet de texte une menace pour leur ego.

    Pourtant, le phénomène de la violence à l’égard des femmes ne cesse de prendre de l’ampleur, et le cas de Razika,
    cette femme tuée dans la rue à M’sila, par un homme auquel elle a refusé des avances, hante encore les esprits.
    Si du côté de la police, le nombre de victimes est passé d’un peu plus de 7000 cas en 2013 à plus de 9000 en 2014,
    les chiffres avancés par le ministère de la Justice montrent une réalité beaucoup plus inquiétante. Ainsi,
    l’année passée, les tribunaux ont enregistré 86 007 affaires liées aux violences contre les femmes, alors qu’en 2013,
    ce nombre était de 28 919. Les cas de coups et blessures volontaires sont passés de 5866 à 6605,
    alors que les coups légers ont atteint 5572 cas en 2014 et 4987 en 2013.

    L’abandon de famille, qui est une forme de violence, est passé de 3555 affaires en 2013 à 4038 en 2014,
    alors que le harcèlement connaît lui aussi une hausse. Il a atteint le nombre de 73 affaires en 2014,
    alors qu’en 2013, les tribunaux ont enrôlé 53 affaires. Les tribunaux ont enregistré, en outre, 5054 procédures
    pour menaces contre les femmes en 2014 et 4834 l’année d’avant. Même s’il n’a pas évolué, le nombre d’assassinats
    a représenté 59 affaires en 2013 et 34 autres en 2014, alors que les tentatives d’assassinat étaient
    au nombre de 22 procédures en 2013 et de 18 autres l’année d’après.

    Le nombre des auteurs a lui aussi connu une hausse, puisqu’il est passé de 23 888 en 2013 à 27 318 en 2014.
    Sur les 23 888 auteurs enregistrés en 2013, 6895 sont les époux, 2668 des proches, 515 des collègues et 13 810
    sont d’autres personnes ; alors qu’en 2014, sur les 27 318 auteurs, 7737 sont les époux, 3209 des proches,
    667 des collègues et 15 707 sont d’autres personnes. Remarquons que ces auteurs d’agressions sont en général
    des individus qui n’ont aucun lien de parenté avec leurs victimes et les agressions s’exercent dans l’espace public.

    Ce qui est par contre très révélateur est cette violence conjugale, puisque le nombre d’époux agresseurs ne cesse
    d’augmenter d’année en année. Raison pour laquelle, il y a urgence de mettre en place une législation qui protège
    les femmes aussi bien dans le foyer conjugal que dans l’espace public. A ce jour, et en dépit de la volonté politique
    exprimée occasionnellement, des voix rétrogrades et conservatrices empêchent toute action allant dans le sens
    de la protection de la dignité et de l’intégrité physique et morale de la femme.

    Salima Tlemçani
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    Post Un collectif voit le jour à Oran

    A la une Actualité_Pour la promulgation de la Loi sur les violences faites aux femmes
    le 05.12.15 | 10h00

    Un collectif voit le jour à Oran

    Les violences contre les femmes ont des conséquences négatives
    et graves sur les victimes, mais aussi sur leurs enfants
    et constituent un danger pour la société tout entière.

    La loi contre les violences faites aux femmes est restée bloquée au niveau du Sénat.jpg

    Un collectif réclamant la promulgation de la loi relative aux violences faites aux femmes
    a vu le jour, jeudi dernier, à Oran. Constitué par l’Afepec, le Collectif pour
    l’autonomisation des femmes, Femmes algériennes médecins, le Civic, la LADDH,
    Bel Horizon, le Petit Lecteur, Santé Sidi El Houari (SDH), ce collectif se dit
    «ouvert aux organisations qui partagent ce même objectif». Ce collectif appelle toutes
    les organisations à signer une lettre ouverte, adressée au président du Sénat,
    Abdelkader Bensalah. «Nous nous félicitons de l’adoption, par l’Assemblée populaire nationale,
    en mars 2015, de la loi contre les violences faites aux femmes, malheureusement restée,
    depuis, bloquée au niveau du Sénat», affirme le collectif.

    «Nous demandons que la loi contre les violences faites aux femmes soit adoptée par le Sénat,
    avant la fin de l’année, comme affirmé par Mme la ministre de la Solidarité nationale,
    de la Famille et de la Condition féminine, et exigeons sa promulgation dans les plus brefs délais»,
    réclament les signataires de cette lettre. «Nous, associations, syndicats, collectifs et organisations
    de la wilaya d’Oran, sommes consternés par la montée de toutes les violences faites aux femmes,
    notamment comme rapporté par la presse ces dernières semaines, le cas à M’sila de Razika,
    tuée par un homme qui s’est vu refuser ses avances, et, à Oran - Es Sénia,
    celui de cette femme tuée à son domicile par son ex-mari,
    en présence de leurs 3 enfants», est-il écrit dans cette lettre.

    «Nous ne pouvons accepter que de tels crimes contre des femmes puissent demeurer dans l’impunité
    et/ou se reproduire dans notre pays», poursuit le collectif. «Les violences contre les femmes ont
    des conséquences négatives et graves sur les victimes, mais aussi sur leurs enfants et constituent
    un danger pour la société tout entière», est-il encore affirmé. Et ce collectif de lancer un appel
    «Pour signer cette lettre, manifestez-vous par courrier envoyé à l’adresse mail suivante [email protected]

    Cherif Lahdiri
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    Post Les sénateurs examineront le texte de loi aujourd’hui

    A la une Actualité_Violences faites aux femmesl
    e 07.12.15 | 10h00


    Les sénateurs examineront le texte de loi aujourd’hui

    Le projet de loi criminalisant les violences faites aux femmes est, enfin,
    programmé au Conseil de la nation. Il sera présenté aujourd’hui,
    en plénière, par le garde des Sceaux , Tayeb Louh.

    dessin_2610189_465x348.jpg

    Les sénateurs donneront, selon nos informations, leur quitus à l’un des textes les plus controversés et les plus critiqués par le courant islamiste. Les membres du sénat, qui n’ont ni le droit de faire des propositions d’amendement ni d’apporter des correctifs au projet approuvé par les députés le 5 mars dernier, vont donner leur avis sur les nouvelles dispositions avant de dire «oui»
    au texte et pour la mise en œuvre des nouvelles dispositions contenues dans ce texte juridique.

    Ce texte visant à protéger la femme de toutes les formes de discrimination et de violences physiques, verbales, sexuelles et économiques a soulevé, faut-il le rappeler, la colère des partis islamistes siégeant à l’Assemblée, notamment l’Alliance de l’Algérie verte (AAV) regroupant le MSP, Ennahda et El Islah. Ces députés, hommes et femmes, ont affiché ouvertement leur rejet de ce document juridique,
    prétextant qu’il s’agit d’une ingérence dans les affaires internes du couple.

    Ils ont demandé son retrait pur et simple, car il porte, selon eux, atteinte à la cohésion familiale.
    «Nous allons utiliser tous les moyens pour bloquer ce texte», ont menacé les opposants à ce projet de loi. Face à ces réticences et en guise de réponse aux islamistes et à leur acharnement, des associations féminines ont rompu le silence et se sont mobilisées pour faire
    pression sur le gouvernement afin qu’il ne cède pas devant la menace des islamistes.

    Ces organisations ont rappelé l’importance de ce texte qui protège la femme contre les violences, notamment dans les situations où elle est particulièrement vulnérable pour des raisons liées à sa condition sociale, familiale ou professionnelle. Elles ont illustré leurs propos
    par des chiffres alarmants sur le nombre de femmes décédées des suites
    des violences à leur égard. Rien qu’en 2012, 261 femmes sont mortes des suites de violence.

    Ce chiffre est, toutefois, loin de refléter la réalité du terrain. «Ce sont là les cas déclarés et nous savons tous qu’il existe des milliers de femmes qui sont violentées, mais qui ne déposent jamais plainte contre leur mari, leur frère, et encore moins contre un passant de peur des représailles et du fait que les coutumes et les traditions vont à contresens de ce procédé», dénonce la députée chuitem, du Parti des travailleurs. Cette élue et bien d’autres qualifient ce texte de première et de pas positif certes,
    mais regrettent qu’au même moment l’Algérie a reculé d’un autre pas.

    Pourquoi ? Parce que tout simplement le texte prévoit l’annulation de toutes les poursuites pénales si la victime décide de pardonner à son agresseur. «Si la victime pardonne pour une multitude de raisons, notamment la pression de son entourage… ces nouvelles dispositions n’auront aucun effet et cet avant-projet de loi n’aura servi à rien. Dans ce cas, nous avons avancé d’un pas et fait un pas en arrière», déplore Mme Chouitem, qui pense que le pardon est synonyme d’impunité et que ce point ligote la femme et l’exposera à d’autres pressions. Néanmoins, ce texte de loi
    est accueilli favorablement par la société algérienne dans son ensemble.

    Nabila Amir
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    Post Louh répond aux islamistes sur le projet de loi sur les violences faites aux femmes

    A la une Actualité_Violences faites aux femmes
    le 07.12.15 | 16h23


    Louh répond aux islamistes sur le projet de loi sur les violences faites aux femmes

    Devant les membres du Conseil de la Nation, le ministre de la Justice a répondu
    aux partis islamistes qui ont tenté de bloquer le projet de loi sans les citer
    « Je n’ai pas commenté ou fait de déclarations. J’ai attendu mon tour pour
    répondre à ceux qui ont déformé le contenu de ce texte », a expliqué Tayeb Louh.

    Le ministre est revenu sur les principaux points du projet de loi dont
    la criminalisation de la violence verbale et des actes portant atteinte à la pudeur
    dans la rue en rappelant le vide juridique concernant ce sujet.
    « Il y a eu une déformation des propos et des interprétations », a-t-il insisté.

    Le ministre de la Justice a rappelé l’affaire de Razika Cherif, la femme tuée par
    un automobiliste à M’sila pour avoir refusé de céder à ses avances.
    « La victime était une femme. Il l’a agressée verbalement.
    La victime a répondu puisqu’il a touché son honneur. Il a poursuivi l’agression »,
    a dit Tayeb Louh. « S’il n’avait pas été arrêté,
    la vengeance de la société aurait été terrible », a-t-il affirmé.
    Dernière modification par zadhand ; 07/12/2015 à 21h05.
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    Post Le nouveau Code pénal adopté par le Conseil de la nation

    A la une Actualité_Violence contre les femmes
    le 10.12.15 | 14h11

    Le nouveau Code pénal adopté par le Conseil de la nation

    Nouvelles mesures de protection de la femme..jpg

    Les membres du Conseil de la nation ont adopté jeudi, à l'unanimité,
    le projet de loi modifiant et complétant le Code pénal, portant sur
    de nouvelles mesures de protection de la femme contre toutes formes de violence.

    L'adoption s'est déroulée lors d'une séance plénière présidée par M.
    Abdelkader Bensalah, président du Conseil, en présence du ministre
    de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh,
    et du ministre des Relations avec le Parlement, Tahar Khaoua.

    APS
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    Post Un acquis qui en appelle d’autres

    A la une/Actualité_Adoption de la loi sur les violences faites aux femmes
    le 12.12.15 | 10h00

    Un acquis qui en appelle d’autres

    Après des mois de retard, la loi portant condamnation des violences
    contre les femmes a été adoptée, jeudi, au Conseil de la nation.
    Les associations féministes et les organisations de défense
    des droits de l’homme s’en félicitent, mais demandent plus.


    femmes-bon2_2610346_465x348.jpg

    Les sénateurs ont approuvé, ce jeudi, à l’unanimité, le projet de loi criminalisant
    les violences faites aux femmes. Après un blocage de dix mois, ce texte juridique
    a fini par avoir le quitus des membres du Conseil de la nation et, par ricochet,
    sa promulgation. Adopté le 5 mars dernier par les élus de la Chambre basse du
    Parlement, ce projet a accusé un retard considérable avant d’atterrir au
    Conseil de la nation, en raison de l’acharnement des partis islamo-conservateurs
    et leur menace de sortir dans la rue pour dénoncer certains articles contenus dans
    ce texte. Les opposants y voient une immixtion directe dans les affaires familiales
    et surtout dans la vie du couple.
    Ils ont rejeté en bloc les mesures portant sur
    la sanction et plus particulièrement l’emprisonnement de l’agresseur.
    Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Tayeb Louh, qui n’a fait aucun
    commentaire à la suite de cette protestation, s’est félicité ce jeudi de ce
    «vote positif» en qualifiant les dispositions contenues dans cette nouvelle loi de
    «révolutionnaires» et d’un pas important. Pour M. Louh, seul le gouvernement
    a le pouvoir et la volonté de protéger la femme contre tout type de violence,
    qu’elle soit physique, économique ou sexuelle.
    Devant les sénateurs, comme à l’APN,
    le garde des Sceaux a défendu la copie de l’Exécutif, estimant qu’elle ne renferme
    aucune mesure visant la destruction du tissu social. «Avec ce nouvel arsenal juridique,
    nous avons fait un pas supplémentaire vers la préservation des droits de
    la femme en Algérie», rassure M. Louh expliquant que les nouvelles dispositions
    introduites dans ce texte sont de nature à garantir la protection des droits de
    la femme en Algérie et ne portent nullement atteinte à la cohésion sociale,
    comme veulent le faire croire certaines parties.
    Le ministre a répondu,
    lors de la présentation de ce texte, dimanche au Sénat, aux opposants et surtout à
    ceux qui ont accusé le gouvernement d’avoir élaboré ce projet sous la pression
    des puissances occidentales. Il a accusé les partis islamistes d’avoir déformé
    sciemment et mal interprété le contenu et les objectifs de ce texte.

    Dans le détail, M. Louh a rappelé que ce projet de loi, amendant et complétant
    l’ordonnance 66-156 portant code pénal, tient compte des spécificités de la
    société algérienne et des préceptes de l’islam. Pour mieux convaincre, il a rappelé
    le terrible assassinat de Razika Cherif, tuée par un automobiliste à M’sila pour avoir
    refusé ses «avances». «Si l’agresseur n’avait pas été arrêté par la police, la société
    aurait réagi. Le drame a été évité de justesse», a insisté le ministre.

    Notons que les députés du Parti des travailleurs (PT), qui ont plaidé pour la mise
    en place d’un cadre juridique pour la protection de la femme, se sont abstenus lors
    du vote autour de ce texte, car, selon eux, l’article portant sur le pardon demeure
    un point noir qui risque d’atténuer tous les efforts consentis par les rédacteurs de ce projet.
    «Si la femme, sous la pression de son mari ou de son entourage, pardonne à son agresseur,
    toutes les poursuites seront annulées et, dans ce cas, ce texte n’aura servi à rien.
    Nous avons fait un pas en avant et un autre en arrière. Nous sommes contre l’impunité»,
    se sont défendus les élus du PT. Par ailleurs, le blocage de ce projet de loi au Sénat avait
    suscité de vives réactions de la part des défenseurs des droits de l’homme
    et des organisations féminines.
    Ces derniers se sont mobilisés et ont fait pression sur
    le gouvernement pour qu’il le programme au Sénat. Amnesty International Algérie avait aussi
    interpellé le Premier ministre et lancé, en août dernier, une pétition pour exhorter
    Abdelmalek Sellal à «prendre toutes les mesures nécessaires pour que le projet de loi renforçant
    la protection des femmes contre certaines formes de violence soit adopté dans les plus
    brefs délais», ainsi qu’à «adopter une approche globale pour lutter de manière adéquate
    contre les violences contre les femmes».

    Nabila Amir
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