Le dinar poursuit sa glissade

Bonjour , http://www.maghreb-sat.com/forum/att...95165846_n.jpg à l'occasion de l'Aid El-Fitr
je présente mes meilleurs vœux,
bonheur, de santé et de prospérité
à la communauté de maghreb-Sat et de la nation arabe et islamique


Marché des devises

le 05.07.16|10h00

La valeur de la monnaie nationale continue à glisser fortement par
rapport aux devises, embrassant de nouveaux plus bas, dans le sillage
de la mauvaise conjoncture pétrolière et de l’effondrement des équilibres
extérieurs du pays. Hier, sur le marché officiel des changes, le dinar ouvrait
ainsi en forte baisse par rapport aux monnaies américaine et européenne,
soit à de nouveaux planchers de plus de 110 DA pour un dollar et de plus
de 122 DA pour un euro, selon les dernières cotations publiées sur le site
internet de la Banque d’Algérie (BA).Il y a à peine deux années, soit au tout
début de la crise pétrolière, le cours moyen de la monnaie nationale, faut-il le
rappeler, s’établissait à quelque 80,5 DA vis-à-vis du dollar américain et autour
de 107 DA par rapport à la monnaie européenne unique, ainsi que le faisait
ressortir les rapports de la Banque centrale pour l’exercice 2014.
Dans sa dernière
note de conjoncture qui retrace les principales tendances financières des neuf
premiers mois de l’année écoulée, la même institution évalue l’érosion de la valeur
de la monnaie nationale vis-vis du billet vert à près de 19,6%, comparativement à
la même période de l’exercice précédent. Une dépréciation engendrée par
«l’impact du choc externe de grande ampleur sur les fondamentaux» de l’économie nationale, souligne clairement la BA, à qui échoit officiellement la gestion du taux de change du dinar. En clair, le creusement dangereux du déficit global de la balance
des paiements — baromètre des échanges financiers du pays avec l’extérieur et l’effondrement des réserves de changes, qui s’en suit du fait de la chute des revenus pétroliers, entraînent un effondrement fatal de la valeur du dinar. A fin septembre de l’année dernière, le solde global de la balance des paiements, tel qu’établi par la BA, affichait déjà un déficit de 20,82 milliards de dollars, contre seulement 3,02 milliards
de dollars à la même période de 2014.
Les réserves officielles de change, quant à elles, chutaient alors de pas moins de 32,5 milliards de dollars pour n’être plus que de quelque 152 milliards de dollars au terme des neuf premiers mois de 2015. A fin mai dernier, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, les situait à un niveau de près de 137 milliards de dollars, tandis que nombre de scénarii prévoient déjà leur épuisement total dans moins
de deux ans. Quoi qu’il en soit, ces très mauvais chiffres de l’économie nationale, conjugués à la persistance annoncée de la mauvaise conjoncture pétrolière, vont
continuer à plomber dangereusement la valeur du dinar, en accélérant fortement sa chute par rapport aux devises-clés. Pour beaucoup d’économistes et d’observateurs, la Banque centrale, qui intervient habituellement pour garder le taux de change effectif réel à l’équilibre, ne disposerait désormais plus de leviers véritables pour freiner la dégringolade du dinar, eu égard à l’ampleur de la chute des revenus pétroliers du pays.

Akli Rezouali

عيد مبارك سعيد لكم و للأمة العربية و الإسلامي
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