Bleus - Des «regrets» et de la «fierté»
Eliminés en quart de finale du Mondial par l'Allemagne (0-1), vendredi à Rio, les Bleus n'ont pas caché leur déception. «Ça s'arrête brutalement, a regretté Mathieu Valbuena. Il y a de la tristesse, mais on n'a pas à rougir.»
Les Bleus y avaient «pris goût». Leur déception a été à la hauteur des espoirs qu’ils fondaient. A l’exception de Bacary Sagna et de Morgan Schneiderlin, aucun joueur n’avait osé déclarer publiquement vouloir revenir à Rio le 13 juillet prochain pour la finale. «Mais on voulait aller au bout, on voulait la gagner», a concédé Mathieu Valbuena après l’élimination de l’équipe de France face à l’Allemagne (0-1) en quarts de finale du Mondial «Même si on a tout donné, il y a beaucoup de regrets», a embrayé Mathieu Debuchy. Ils ont été ravivés par l’impression générale que cette Nationalmannschaft-là était prenable. «Si on avait perdu 3-0, ok, mais là…, soupire Cabaye. C’est frustrant.»
«La grosse chaleur, l'enjeu, le manque d'expérience...»
«On aurait dû rentrer en deuxième période comme en première», a déploré Benzema. «Dans la maîtrise, en début de match, on les a sentis calmes, a appuyé Matuidi. On a su les mettre en difficulté après qu’ils aient marqué, je n’ai pas vu Hugo faire un arrêt, mais on a pêché dans le dernier geste. Et comme ils avaient l’avantage…» Comment expliquer cette entame de match timide ? «Il y avait un peu de tout, a répondu Lloris. La grosse chaleur, l’enjeu, le manque d’expérience…» Le manque d’expérience surtout. Dans le sillage de Paul Pogba, presque tous les Bleus se sont accordés à dire que c’est «le petit détail qui avait fait la différence.» «On a senti qu’ils en avaient beaucoup plus», a insisté Laurent Koscielny. «Ils savent gagner du temps, garder le ballon, a repris Debuchy. Ce n’est pas pour rien s’ils sont souvent dans le dernier carré.»
Attendus à Paris dimanche midi, les Bleus vont désormais partir en vacances. A regret. «On n’a pas envie de rentrer en France», a souligné le latéral droit de Newcastle qui devrait prendre la direction d'Arsenal. Sous le coup de la déception, Matuidi a, lui, déclaré qu’il «voulait oublier». «Je suis fatigué mentalement et physiquement», a soupiré le milieu du PSG. Au-delà de la frustration légitime, un mot est malgré tout revenu dans toutes les bouches tricolores : «F-I-E-R-T-E» «On a fait quelque chose de très grand, a insisté Pogba. «Il y a quelques mois de ça, on n’aurait jamais pensé que l’équipe de France ferait un tel parcours, a rappelé Valbuena. On a réussi à reconquérir les Français». «Si demain l’occasion se représente, on aura un vécu ensemble, a conclu Lloris. Cette Coupe du monde va servir de point de référence.»
Coupe du Monde Quarts - Le Brésil dans le dernier carréGrâce aux Parisiens Thiago Silva et David Luiz, le Brésil a éliminé la Colombie de James Rodriguez (2-1). Pour sa première demi-finale depuis douze ans, la Seleçao affrontera l'Allemagne mardi prochain.
Le match : 2-1
Joué en soirée, le quart de finale entre le Brésil et la Colombie a été haletant (2-1). Rythmé, ponctué de nombreuses occasions, il a cependant vu trois buts… sur coups de pied arrêtés ! Les deux défenseurs parisiens Thiago Silva (suite à un corner à la 7e) et David Luiz (coup franc extraordinaire à la 68e) ont marqué pour la Seleçao. Le Monégasque James Rodriguez a inscrit son sixième but dans cette compétition sur penalty (80e).
Plus en jambes que lors des matches précédents, le Brésil est notamment très bien entré dans son match. Hulk s’est enfin montré et son une-deux avec Neymar lui a permis de frapper du gauche mais Ospina a repoussé le danger (20e). Huit minutes plus tard, le joueur du Zénith a dépassé Zapata et a retenté sa chance en force mais le portier de Nice a encore été présent. Au final, la Seleçao a remporté plutôt logiquement ce match. Elle n’a plus perdu à domicile depuis 42 rencontres.
Le fait du match : Arbitrage maison pour la Seleçao
Depuis le début de la compétition, l’arbitrage est plutôt favorable à la Seleçao. La rencontre face à la Colombie n’a pas dérogé à la règle. Les fautes non sifflées contre les Brésiliens ont pris de multiples formes. Ainsi, à la 37e, James Rodriguez a bénéficié d’un coup franc très bien placé aux 20 mètres. Malgré l’usage de la bombe délimitant la distance de 9m15, les "voltigeurs" brésiliens sont sortis du mur avant même le tir de l’adversaire pour terminer à deux mètres de lui. Fred a passé son temps à tomber au moindre contact. A la 78e, certains arbitres auraient expulsé Julio César (qui a pris un jaune) pour sa faute en pleine surface sur Bacca. Fernandinho, lui, a multiplié les fautes au milieu et n’a même pas écopé d’un avertissement… Impensable.
L'homme du match : Thiago Silva tient sa revanche
Vivement critiqué pour avoir craqué mentalement lors de la séance de tirs au but contre le Chili, Thiago Silva jouait gros face à la Colombie. Le capitaine de la Seleçao n’a pas mis longtemps à mettre le public de Fortaleza dans sa poche : dès la 7e minute, il a ouvert le score suite à un corner de Neymar. Défensivement, il a été impérial. A la 11e, il a notamment détourné un tir de Cuadrado qui prenait la direction du but. A la 22e, il a stoppé tout seul un contre mené par plusieurs Cafeteros. Malheureusement pour lui, il ne sera pas de la partie pour la demi-finale face à l’Allemagne : à la 64e, il a gêné un dégagement d’Ospina et a écopé d’un jaune qui lui occasionne une suspension.
Bleus - «Pas passés loin»Didier Deschamps et Mathieu Valbuena étaient très déçus d'avoir échoué contre l'Allemagne car la différence de niveau n'était pas énorme...
Didier Deschamps, sélectionneur des Bleus, au micro de beIN Sports : «Nous avons fait ce qu'il fallait, notamment pour égaliser, et nous ne sommes pas passés loin. Nous avons eu des occasions mais ils ont plus d'expérience et ils ont bien géré leur avance. Ils marquent sur un coup de pied arrêté, qui est notre point faible. Nous avons tout tenté jusqu'à la fin avec cette occasion de Karim Benzema mais Neuer a fait le boulot. Mes joueurs ont répondu présent, comme depuis le début du Mondial. Nous sommes à notre place même s'il n'y a pas une énorme différence avec notre adversaire.»
Mathieu Valbuena, milieu de l'équipe de France, au micro de beIN Sports : «C'est dur. Nous avions vécu des choses magnifiques jusqu'à maintenant et c'est dommage de s'arrêter en si bon chemin. Nous avons manqué d'efficacité offensive. Eux, ils n'ont pas eu d'occasions et ont eu de la réussite. Nous sommes vraiment abattus car nous voulions arriver au bout. On a tout donné mais cela n'a pas suffi.»
Yohann Cabaye, milieu de l'équipe de France, au micro de beIN Sports : «Nous sommes forcément déçus car nous avons fait jeu égal avec eux. Il faut accepter mais c'est dur. On sort la tête haute. On est fiers. Ce groupe est jeune mais cela le fera grandir.»
Coupe du Monde 2014, Belgique : la déception Eden HazardLa Belgique vient d'achever son beau parcours en Coupe du Monde, et à l'heure des bilans, force est de constater qu'Eden Hazard est passé à côté de la compétition. Le crack de Chelsea n'a pas assumé son statut de leader technique.
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La Belgique peut être fière du parcours des Diables Rouges sur cette Coupe du Monde. Le quart de finale obtenu (défaite face à l’Argentine 1-0) a rassemblé le pays et sonne comme la promesse d’un avenir radieux pour une génération des plus brillantes. Mais passées les satisfactions, demeure une déception : Eden Hazard. Symbole de ladite génération, leader technique de la formation de Wilmots, l’ancien Lillois est passé à côté de son sujet. Incapable de transcender les siens, il a traversé la compétition en anonyme, tenant son flanc sans le génie qui le caractérise habituellement.
De trop rares étincelles, beaucoup de déchets et une incapacité à exister sur les grands rendez-vous, le constat fut d’autant plus criant sur la phase à élimination directe. Après deux passes décisives en poules, Hazard ne s’est pas signalé, ni contre les États-Unis en huitièmes, ni contre l’Argentine en quarts. Au sortir de cette dernière rencontre, le milieu a même avoué sa méforme. « Je pense que j’aurais pu mieux faire. Même si c’est vrai que j’ai été décisif sur le premier tour. Au niveau de la qualité, j’aurais pu être mieux. » Le joueur pointe cependant un défaut qui fut applicable à l’ensemble des Diables, à savoir l’expérience.
« On aurait pu faire plus si on avait joué notre jeu. Je pense qu’on n’a pas bien joué. Les Argentins ont plus d’expérience que nous dans cette compétition. Nous, c’était notre première. (…) Il nous manque encore quelque chose pour arriver dans le dernier carré et ça s’appelle l’expérience. Je pense qu’on l’aura dans quelques années. Il faut encore jouer des matches comme ça. » À 23 ans, Hazard en verra d’autres, à commencer par l’Euro 2016 où les Diables Rouges feront office d’outsiders pour le titre. La Belgique espère que son plus grand talent assumera cette fois son statut.
Coupe du Monde 2014 : l’équipe type des quarts de finaleAprès quatre matches de haut vol, le dernier carré de cette Coupe du Monde est connu. C'est donc le moment pour nous de vous proposer notre équipe type des quarts de finale.
Cette deuxième salve de matches à élimination directe a tenu toutes ses promesses avec des duels pleins de suspense. Entre le nouveau récital de Keylor Navas, le réveil de Higuain ou le festival de la charnière centrale brésilienne, Foot Mercato vous propose un onze composé des meilleurs joueurs de ces quarts de finale.
Keylor Navas (Costa Rica) : si Tim Krul a crevé l’écran pour sa prestation lors de la séance de tirs aux buts, c’est bien son homologue costaricien qui avait fait le show auparavant. Assurément le portier du Mondial, Navas a multiplié les arrêts de classe face aux talentueux attaquants néerlandais, dégoûtant les Sneijder, van Persie ou Robben avec d’impressionnantes parades. Chanceux en plus de ça, il a permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.
David Luiz (Brésil) : ce vendredi, David Luiz a libéré tout un peuple sur un coup de génie. Auteur d’un match exemplaire, il a foudroyé la Colombie d’un coup franc magistral des 30 mètres, en pleine lucarne. Un but qui vaut assurément cher, et qui ne manquera pas de rassurer le peuple brésilien : en l’absence de Thiago Silva face à l’Allemagne, le néo-Parisien sera le leader de la défense Auriverde. Et il l’a prouvé, David Luiz est prêt à l’assumer.
Hummels (Allemagne) : son but décisif face aux Bleus envoie l’Allemagne vers sa quatrième demi-finale de Mondial consécutive. Mais si c’est son coup de casque victorieux qui restera dans les annales, sa performance globale a été tout aussi impressionnante. C’est bien simple, le défenseur du Borussia Dortmund a dégoûté Karim Benzema et les attaquants français à grands coups d’interventions miraculeuses et pleines de justesse. Un sans-faute.
Thiago Silva (Brésil) : son carton jaune stupide reçu face à la Colombie le privera d’une demi-finale décisive face à l’Allemagne. Une fausse note qui vient à peine gâcher la performance du capitaine brésilien, très attendu après la pluie de critiques reçue cette semaine. Thiago Silva a su répondre présent, avec un but plein d’opportunisme en début de rencontre, puis un sérieux sans faille qui a fait de lui l’un des tous meilleurs à son poste au niveau mondial.
Robben (Pays-Bas) : contre le Costa Rica, le Bavarois a confirmé qu’il était l’un des hommes en grande forme de ce tournoi. Quelques jours après sa prestation XXL face au Mexique – entachée certes d’une simulation décisive en fin de rencontre -, il a remis ça, multipliant les courses, les un-contre-un et les dribbles fulgurants dans son couloir. De la première à la 120e minute, il a violenté ses adversaires sans pitié. Il ne lui aura manqué que la réussite pour cette fois. Partie remise ?
Mascherano (Argentine) : aligné dans sa position naturelle de milieu de terrain, le joueur du Barça retrouve sur ce Mondial ses meilleures sensations. Face à la Belgique, il a gagné le combat du milieu de terrain, faisant preuve d’une remarquable combattivité. Très complet, il fut autant à la passe qu’à la récupération, et toujours avec justesse. Indispensable y compris dans les temps faibles, avec une grande implication défensive.
Sneijder (Pays-Bas) : il n’a pas toujours été au top sur ce Mondial, mais le numéro 10 néerlandais fut parmi les meilleurs Néerlandais face au Costa Rica. De tous les bons coups, il aurait pu être le buteur tant attendu dans le jeu, lui qui est passé près de la réalisation avec de lourdes frappes, notamment sur des coup-francs parfaitement bottés. Il a joué de malchance, mais son retour au top à ce moment-là de la compétition est du pain béni pour la sélection oranje.
Bolaños (Costa Rica) : si le Costa Rica est passé tout proche d’une demi-finale historique, il le doit par-dessus tout à son gardien Keylor Navas. Mais sur le pré, Cristian Bolaños n’a jamais démérité. Très bon depuis le début du tournoi, il a remis ça face aux Pays-Bas dans un registre plus défensif qu’à l’accoutumée compte tenu des circonstances. S’il n’a pas été décisif, il n’a jamais renoncé et termine sa belle Coupe du Monde sur un tir au but réussi.
James Rodriguez (Colombie) : l’image d’un James Rodriguez en larmes après la défaite des siens dans ce quart de finale face au Brésil restera dans les mémoires. Il faut dire que du haut de ses 23 ans, le joueur de l’AS Monaco a réalisé un Mondial quasi-parfait. Meilleur joueur du premier tour, étincelant en huitième, il a tenu la dragée haute aux costauds milieux brésiliens. On se rappellera de son abnégation face au traitement plus que limite de Fernandinho, ainsi que de son pénalty plein de sang froid qui a redonné espoir aux siens en fin de match. Chapeau l’artiste.
Higuain (Argentine) : jusqu’à ce quart de finale contre la Belgique, Gonzalo Higuain traversait le Mondial comme une ombre. Et puis, à la 8e minute de cette rencontre, il est sorti de sa torpeur pour envoyer une frappe aussi soudaine que limpide dans les filets adverses. Un but en forme de réveil pour le Napolitain qui a brillé durant toute la rencontre. D’une justesse rare dans ses dribbles et ses passes, il a été un poison constant pour l’arrière-garde des Diables. Son raid solidaire suivi d’une frappe sur la barre (55e) aurait pu être l’un des plus beaux buts de cette Coupe du Monde. Dommage.
Müller (Allemagne) : cette fois, Thomas Müller n’a pas marqué. Pour autant, il n’en reste pas moins l’un des Allemands face à la France. Replacé sur l’aile droite, il a épuisé les défenseurs triciolores par son activité incessante. Hugo Lloris pourra s’enorgueillir d’être resté invaincu face à l’homme aux neuf buts en onze matches de Coupe du Monde. Mais les Sakho et autre Evra ne sont pas près de l’oublier.
Banc : Neuer (Allemagne), Yepes (Colombie), Kuyt (Pays-Bas), Kroos (Allemagne), Messi (Argentine
Löw : «On peut aller jusqu'au bout»Le sélectionneur de l'Allemagne Joachim Löw a foi en son équipe et pense qu'elle «peut aller jusqu'au bout» de cette Coupe du monde après son succès en quart de finale contre la France (1-0), vendredi au Maracana.
«Joachim Löw, quelle a été votre décision tactique la plus importante du match?
Les deux équipes ont fourni un bon travail défensif, elles étaient très bonnes en attaque, mais les occasions n'ont pas été concrétisées. Les attaquants français étaient très puissants, mais on a eu aussi des opportunités en fin de partie que l'on n'a pas assez appuyées. Les deux équipes étaient bien tactiquement sur le plan défensif et on a réussi à contrôler les attaques de Benzema. On savait aussi qu'il y avait Cabaye et Pogba qui font du bon travail de récupération. C'est pour ça que l'idée était de mettre Lahm sur le côté droit pour qu'il contribue au jeu offensif en passant par les côtés.
Allez-vous aligner la même équipe pour les demi-finales?
Je ne sais pas. Je n'en suis pas encore persuadé. Je vais voir comment les joueurs vont récupérer. Le match contre l'Algérie (en 8e de finale) était aussi difficile. C'est important de faire participer tout le monde et je vais voir le temps de récupération de chacun.
La chaleur a été un problème?
Ce n'est jamais facile de jouer à 13h00 pour les équipes européennes, en plein soleil. Il faisait très, très chaud et on avait du mal à respirer, mais je crois que les demi-finales auront lieu en fin d'après-midi. C'était aussi difficile pour la France. C'était compliqué de garder le contrôle du ballon et de mettre cette intensité nécessaire au haut niveau.
Que devez-vous faire pour enfin remporter un trophée après plusieurs échecs en demi-finales depuis 2006?
On verra ce qui se passe. On ne sait pas encore qui sera notre adversaire en demi-finales. Une demi-finale c'est déjà un bon résultat et si on est constamment à ce niveau, ça parle de soi-même. On va essayer d'aller encore plus loin.
Quelle est la clé de la régularité de l'Allemagne et qu'est-ce qui manque pour franchir la dernière marche?
Le jeu a beaucoup changé depuis 2006. On n'a pas les mêmes joueurs. Il y a eu des changements forcés, de par l'évolution normale d'une équipe. C'est important d'accueillir de nouveaux joueurs. On l'a fait au compte-gouttes, on a des joueurs de grande qualité et c'est pourquoi je pense qu'on peut aller jusqu'au bout.
Qu'avez-vous pensé du match de Neuer?
Nous avons tous confiance en Manuel Neuer. C'est rassurant pour une défense de savoir qu'il est là juste derrière. C'est un gardien qui est bon sur sa ligne, sait sortir, est très bon balle au pied et à qui on peut faire des passes. Depuis 2010, il est l'un des meilleurs, voire le meilleur à son poste. Il est très calme et rassure une défense.»
Coupe du Monde - Le Brésil est-il favorisé ?Un penalty imaginaire, un but hors-jeu accordé, des cartons rouges évités... Dans SON Mondial, le Brésil n'a pas franchement à se plaindre de l'arbitrage. Et pourtant...
Depuis le match d’ouverture, la suspicion autour d’un Brésil favorisé est assez vivace. A chaque rencontre il se passe quelque chose avec cette Seleçao, qui s’en tire jusqu’ici plutôt bien. Le 12 juin face à la Croatie (3-1), l’arbitre octroie un penalty imaginaire aux hommes de Scolari, Fred simulant une faute dans la surface. Conséquence : but de Neymar et carton jaune très sévère pour Lovren, qui n’avait pas grand-chose à se reprocher sur ce coup. Mais ce n’est pas tout, alors que les Brésiliens sont en difficultés dans le jeu, un but est refusé à la Croatie pour une petite charge d’OIic sur Julio César... La FIFA a les oreilles qui sifflent.
Lors du deuxième match, contre le Mexique (0-0), l’arbitrage est encore pointé du doigt quand un vilain tacle de Thiago Silva sur Javier Hernandez n’est sanctionné que d’un jaune alors qu’un rouge aurait sans doute été plus juste. Et face au Cameroun (4-1), lors du troisième match de groupe, Fred, encore lui, se voit valider un but alors qu’il est totalement hors-jeu. En huitièmes de finale contre le Chili (1-1, 3-2 tab), Luiz Gustavo évite de peu l’expulsion suite à une grosse faute sur Arturo Vidal.
Scolari proteste
Malgré tout, après les quarts, les Brésiliens ont trouvé le moyen de protester. Car, face à la Colombie (2-1), ils ont perdu leur meilleur joueur, Neymar. Bousculé par Zuniga, l’attaquant souffre d’une fracture à une vertèbre lombaire et ne rejouera plus dans ce Mondial. Ce qui a mis le peuple auriverde hors de lui, c’est la clémence envers Zuniga, même pas averti. Alors forcément, Luiz Felipe Scolari fulmine, d’autant qu’il sera également privé de son capitaine Thiago Silva en demies. « Je pose la question : Même pas un carton jaune ? Rien. Thiago (Silva) passe devant le gardien, carton jaune. C'est incompréhensible. Et, tout le monde sait que Neymar est chassé sur le terrain. » A noter que depuis le début du tournoi, le Brésil est l’équipe qui a reçu le plus de cartons jaunes (10) et qui a fait le plus de fautes (96).
Coupe du Monde - Allemagne : Schweinsteiger doute-t-il de Löw ?Remplaçant au début du tournoi mais ensuite titularisé par son sélectionneur Joachim Löw, l'Allemand Bastian Schweinsteiger a annoncé dimanche que le futur champion du monde sera celui qui possède «l'entraîneur le plus intelligent», sans citer le nom du sien.
En estimant dimanche que le titre de champion du monde ira à «l'entraîneur le plus intelligent», Bastian Schweinsteiger a peut-être jeté un certain trouble dans le staff allemand à deux jours de la demi-finale contre le Brésil, mardi à Belo Horizonte. Le milieu du Bayern a développé son idée en expliquant que l'équipe du Brésil «a des joueurs individuellement très forts, mais (que) le plus grand adversaire pour (la Nationalmannschaft) sera sans doute l'encadrement technique, à cause de son expérience». «Avec (le sélectionneur Luiz Felipe) Scolari et (le directeur technique Carlos Alberto) Parreira, le Brésil a deux entraîneurs expérimentés et déjà champions du monde», a-t-il rappelé.
Est-ce à dire qu'il y a des entraîneurs qui ne seraient pas intelligents parmi les demi-finalistes ? «Je ne les connais pas tous très bien. Celui de l'Argentine (Alejandro Sabella), je ne le connais pas très bien. Mais celui des Pays-Bas, je le connais très bien et il est très intelligent», a répondu le joueur en évoquant Louis van Gaal. Les journalistes ont attendu - en vain - que Schweinsteiger glisse un mot de l'expérience de Joachim Löw, à la tête de la sélection allemande depuis 2006. Mais cela allait peut-être de soi.
Ou alors était-ce une façon de faire comprendre à Löw que la meilleure preuve de son «intelligence» serait de le titulariser, lui qui a commencé les deux premiers matches au Brésil sur le banc. «J'ai entièrement partagé la décision du sélectionneur», a-t-il assuré, avant d'ajouter : «Je suis prêt à jouer plus de 90 minutes, si c'est nécessaire».
Neymar, Mondial terminé !Touché par un coup de genou de Zuniga lors du quart entre le Brésil et la Colombie (2-1), Neymar a déclaré forfait pour le reste du Mondial en raison d'une fracture à une vertèbre.
L'attaquant vedette du Brésil, Neymar, est sorti sur une civière à la 88e minute du quart de finale contre la Colombie, vendredi. L'attaquant du Barça a été touché dans le dos lors d'un choc avec Zuniga. Il est resté à terre, main sur les yeux, avant d'être évacué de la pelouse. Selon Globo, il a été transporté dans une clinique de Fortaleza pour passer des examens du dos mais aussi d'une épaule. Dans la soirée, SporTV annonçait son forfait pour le reste du Mondial en raison d'une fissure à une vertèbre. «Ce n'est pas trop grave, cela empêche certains mouvements mais il ne va plus pouvoir rejouer dans ce Mondial en raison d'une fracture à la troisième vertèbre lombaire. Il en a pour quatre à six semaines de récupération», a expliqué le médecin du Brésil, Rodrigo Lasmar, sur la chaîne de télévision.
En conférence de presse, Luis Felipe Scolari s'était montré très pessimiste quant à une participation en demies face à l'Allemagne : «Je ne pense pas qu'on pourra le récupérer. D'après les informations en provenance de l'hôpital, c'est compliqué. De ce que je sais, il ne sera pas disponible pour les demies. Il pleurait, il a très mal à la colonne.»



Le match : 2-1

Keylor Navas (Costa Rica) : si Tim Krul a crevé l’écran pour sa prestation lors de la séance de tirs aux buts, c’est bien son homologue costaricien qui avait fait le show auparavant. Assurément le portier du Mondial, Navas a multiplié les arrêts de classe face aux talentueux attaquants néerlandais, dégoûtant les Sneijder, van Persie ou Robben avec d’impressionnantes parades. Chanceux en plus de ça, il a permis aux siens d’y croire jusqu’au bout.
Depuis le match d’ouverture, la suspicion autour d’un Brésil favorisé est assez vivace. A chaque rencontre il se passe quelque chose avec cette Seleçao, qui s’en tire jusqu’ici plutôt bien. Le 12 juin face à la Croatie (3-1), l’arbitre octroie un penalty imaginaire aux hommes de Scolari, Fred simulant une faute dans la surface. Conséquence : but de Neymar et carton jaune très sévère pour Lovren, qui n’avait pas grand-chose à se reprocher sur ce coup. Mais ce n’est pas tout, alors que les Brésiliens sont en difficultés dans le jeu, un but est refusé à la Croatie pour une petite charge d’OIic sur Julio César... La FIFA a les oreilles qui sifflent.

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