Van Gaal : «La chaleur affectera le match»

Louis Van Gaal, le sélectionneur néerlandais, estime que la chaleur et l'humidité vont «affecter» le déroulement du 8e de finale Pays-Bas-Mexique dimanche (18h00) à Fortaleza, et juge les Mexicains «beaucoup plus habitués» à ces conditions climatiques.

. (Reuters)


«Louis Van Gaal, craignez-vous que la chaleur de Fortaleza soit un désavantage pour votre équipe ?

Ça va, j'étais ici il y a un an et le temps était beaucoup plus chaud. Malgré tout, l'humidité est si haute que cela affectera le match. Nous avons essayé de préparer les joueurs au mieux. Je reconnais que ça affectera aussi la sélection mexicaine mais ils sont sans doute beaucoup plus habitués que nous. Lorsque j'entraînais l'Ajax (Amsterdam), nous avons joué à Mexico et mes joueurs avaient eu toutes les difficultés du monde à rivaliser pendant la moitié du match. C'est un élément additionnel qu'il faut prendre en compte, et c'est ce que nous avons fait.

A ce sujet, vous sentez-vous suffisamment préparés ?

J'espère que nous nous sommes assez entraînés et j'espère que les conditions climatiques seront un adversaire non seulement pour nous, mais aussi pour le Mexique. Nous avons communiqué avec les joueurs, nous avons pris des mesures pendant la préparation. Nous espérons que nous aurons des pauses pour boire (décidées par l'arbitre, NDLR). Si ce n'est pas le cas, nous placerons des petites bouteilles d'eau autour du terrain pour que nos joueurs puissent prendre quelques gorgées. C'est extrêmement important. La déshydratation est une chose que nous avons prise en compte dans nos entraînements. Certains joueurs peuvent perdre jusqu'à 4 litres, soit 4 kg, vous vous rendez compte ? Nous espérons que l'arbitre jugera d'une manière sensée.

Pensez-vous que ce match contre le Mexique ressemblera à celui que vous avez remporté contre le Chili (2-0) en phase de poules ?

Si vous considérez l'ensemble de la sélection du Mexique, je dirais que c'est une meilleure équipe, même s'ils jouent un peu de manière identique. Les Mexicains jouent avec leurs qualités et ils ont soif de victoire. C'est pareil pour le Chili, mais le Mexique a sans doute un peu plus soif (...) Je m'attends à un match un peu comme contre le Chili. Les Chiliens ont deux joueurs qui sortent du lot (Sanchez et Vidal, NDLR), c'est moins vrai pour le Mexique, c'est pourquoi c'est peut-être une meilleure équipe.»

Herrera : «Je le sens, je le palpe»


Le sélectionneur du Mexique, qui affronte dimanche les Pays-Bas à Fortaleza (18h00) en huitièmes de finale, est persuadé que son équipe peut se qualifier pour les quarts, pour la première fois depuis 1986.

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Au moment où Miguel Herrera terminait sa conférence de presse, avant le huitième de finale contre les Pays-Bas, dimanche, le Brésil était en train de remporter sa séance de tirs au but contre le Chili. Forcément, il lui a été demandé s’il avait préparé ces joueurs à cette éventualité. «Je pense qu’on va gagner ce match avant d’en arriver là, répondait le sélectionneur du Mexique (46 ans). Je le sens, je le palpe…» Après un premier tour convaincant, avec deux victoires et un nul contre le Brésil (0-0), le Mexique s’avance sans complexe. Les conditions climatiques pourraient même l’avantager. Au coup d’envoi, à 13 heures, heure locale (18h00, heure française), la température prévue à Fortaleza est de 29°C (60 % d’humidité).
«La chaleur et l'humidité, c'est pour les deux équipes. Mais c'est vrai qu'on connaît ce type de climat au Mexique»

Un peu plus tôt dans la journée, Louis Van Gaal, le sélectionneur néerlandais a d’ailleurs souligné ce paramètre. «J’espère que cela va nous avantager, a commenté Herrera. La chaleur et l’humidité, c’est pour les deux équipes. Mais c’est vrai qu’on connaît ce type de climat au Mexique et que notre capacité à s’y adapter peut être utile. Mais on a aussi pas mal de joueurs qui évoluent en Europe et je pense que notre adversaire est très bien préparé.» Au Brésil, le Mexique dispute les huitièmes de finale d’une Coupe du monde pour la sixième fois d’affilée. Mais il n’a jamais passé ce stade lors des cinq éditions précédentes et son dernier quart de finale remonte à 1986, contre l’Allemagne (0-0, 1-4 aux t.a.b.).
«On manquait d'idées»

«Comme supporter, j’ai souvent eu le sentiment que l’on manquait d’idées pour surprendre nos adversaires, a estimé Herrera. Sauf en 2006. L’équipe avait été très largement supérieure à l’Argentine et elle méritait plus. Mais les buts n’étaient pas venus (1-2 a.p.) Pour surprendre les Pays-Bas, Herrera se prépare déjà à motiver ses joueurs, avec cette même énergie qui l’a fait remarquer depuis le début du Mondial. «Je ne sais pas encore ce que je vais leur dire, dit-il. Je vais y penser cette nuit. En général, c’est ce que je fais. C’est un bon moment pour repenser à des phrases que tu as entendues à droite à gauche et dont tu peux te servir.» Lui est déjà convaincu.


Laurent Koscielny : «Je dois me canaliser»


Laurent Koscielny est revenu sur son tempérament volcanique sur le terrain, lors de sa conférence de presse, ce samedi, à Ribeirao Preto. Le défenseur central des Bleus et d'Arsenal évoque également son état de santé et ses ambitions.



«Laurent Koscielny, vous avez des douleurs récurrentes aux tendons d’Achille. Comment gérez-vous ces soucis physiques ?

J’ai des tendinites depuis deux, trois mois, donc j’essaye de me gérer car je sais que je ne suis pas capable de faire tous les entraînements de la semaine. Avec le doc’, j’ai un programme allégé. Pendant deux jours après un match, je ne cours pas, je fais du vélo pour reposer mes tendons et pour être prêt pour l’entraînement à J moins 2 de la rencontre suivante.

Varane, Sakho, vous : les trois défenseurs centraux utilisés jusque-là ont rencontré des problèmes physiques. Ce secteur de jeu peut-il tenir jusqu’au bout ?

On sort d’une saison à cinquante, soixante matches. Il y a des pépins mais ce ne sont pas des gros pépins. Et on met nos petits soucis physiques de côté pour donner le maximum sur le terrain.

«On fera tout pour passer et sortir la tête haute du terrain»

A partir de quel résultat la Coupe du monde sera-t-elle réussie à vos yeux ?

L’objectif premier, c’était de passer ce groupe, on l’a fait. Maintenant, c’est d’aller le plus loin possible. On est ambitieux. Après, il y a un adversaire en face. Peut-être qu’on perdra, peut-être qu’on gagnera, mais on fera tout pour passer et sortir la tête haute du terrain.

Avez-vous des signes qui vous indiquent que vous serez titulaire lundi ?

Non, aucun ; Mamad’ (Sakho) va beaucoup mieux, il va s’entraîner cet après-midi.

Pouvez-vous comparer votre profil au sien ?

Mamad’ est beaucoup plus physique, il est dans l’impact, les duels, moi, je suis plus dans la lecture du jeu, l’interception. On a des qualités différentes.

Globalement, votre prestation contre l’Equateur a été jugée positivement. Vous avez cependant parfois semblé nerveux. Qu’avez-vous pensé de votre match ?

J’étais un peu crispé au début, c’est normal. Jouer un match de Coupe du monde, c’est excitant et il y a une certaine pression. Il fallait lâcher les chevaux et entrer dans la partie. Ensuite, je pense avoir fait un bon match.

«Kiev, il faut oublier, il faut savoir tourner la page»

Dans la concurrence avec Mamadou Sakho, avez-vous l’impression de traîner votre expulsion en Ukraine, en novembre (0-2) ?

Je ne suis pas dans un état d’esprit de concurrence. En défense centrale, on est quatre, on se parle beaucoup, il y a une très bonne ambiance entre nous. Kiev, il faut oublier, il faut savoir tourner la page. Le plus important, c’est que l’équipe de France gagne. Mon cas n’est pas le plus important.

Vous avez la réputation de provoquer des penalties. Vous attendez-vous à être ciblé ?

Non. C’est vrai que j’ai "fait" des penalties. Maintenant, je ne pense pas en avoir provoqué contre l’Equateur (0-0)... Je sais que c’est mon point noir mais je n’ai pas ça en tête quand je défends.

Cette image vous semble-t-elle injuste ?

Je sais que je dois travailler ce point-là. Si on pense que je suis un peu trop fou... J’ai ce trop-plein d’énergie, je sais que je dois me canaliser.

Avez-vous l’impression de ne pas être reconnu à votre valeur ?

Non, pas du tout. Je n’ai pas besoin d’avoir de la reconnaissance. Le plus important pour moi, c’est de faire ce que j’aime le plus au monde: jouer au foot, remporter des matches, rendre fier mes amis, ma famille. En Angleterre, je suis peut-être un peu plus considéré qu’en France. Mais en France, je n’ai joué qu’une saison à Lorient. On me connaît un peu moins.»


Equipe de France : «La chaleur change pas mal de choses»



FOOT - CM - BLEUS : «La chaleur change pas mal de choses»

Contraints de jouer pour la première fois à 13h00 face au Nigéria lundi en huitième de finale, les Bleus redoutent la chaleur. Mais promettent de s'adapter.

Ils semblent davantage craindre la chaleur que le changement de rythme alimentaire. Huitième de finale à 13h00 oblige, les Bleus ont chamboulé leurs habitudes depuis leur qualification acquise au soir de France – Equateur (0-0). Le matin, c’est réveil à 8h30 et "brunch" une heure plus tard. Au menu : des pâtes, de la viande, du poisson, du riz, des pommes de terre, mais aussi «du sucré pour ceux qui ont plus de mal avec les pâtes», détaille Yohan Cabaye.

«Les Nigérians ont joué à cette heure-là face à l'Argentine, ils ont peut-être plus l'habitude.»

Parce qu’il a connu la Premier League, le milieu de terrain n’a pas été dépaysé par ce nouveau mode de vie. A Newcastle aussi, il lui est arrivé de jouer en début d’après-midi. «Mais pas avec ces fortes chaleurs», précise-t-il. Vendredi, pour leur retour à l’entraînement après une journée "off" passée en compagnie de leur famille, les Bleus ont pu constater qu’à 13h00, au Brésil, il fait «très très chaud». «Il fera peut-être un peu moins chaud à Brasilia, espère Cabaye. Les Nigérians ont joué à cette heure-là face à l’Argentine, ils ont peut-être plus l’habitude. Il faudra s’adapter, se mettre dans le rythme, mais c’est sûr que ça change pas mal de choses

Sous cette chaleur, les Bleus seront-ils capables de développer le jeu qui a fait leur force lors des deux premiers matches contre le Honduras (3-0) et face à la Suisse (5-2) ? Pour avoir vu Italie – Uruguay qui s’est déroulé dans des conditions presque identiques, Cabaye a pu observer «que ça manquait de rythme, c’était lent dans les transmissions, dans le pressing...» «On va essayer de jouer notre propre jeu, a-t-il toutefois promis. Je ne sais pas si on pourra maintenir notre pressing tout le match, tant qu’on pourra, on le fera». Koscielny conclut : «Ça sera dur physiquement, mais pour un huitième de finale, on peut mettre ça de côté. Même si on est fatigué, on doit être capable d’aller chercher des choses au fond de nous-mêmes pour gagner».


Coupe du Monde 1/8è de finale - La Colombie bat l'Uruguay (2-0) et se qualifie pour le 1er quart de

La Colombie bat l'Uruguay (2-0) et se qualifie pour le 1er quart de son histoire

Pour la première fois de son histoire, la Colombie disputera les quarts de finale du Mondial. Ce samedi, les Cafeteros ont éliminé l'Uruguay grâce à un doublé du Monégasque James Rodriguez (2-0).

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Le match : 2-0

La Colombie, c’est fort de café(teros). Auteur d’une phase de groupes sans faute, elle a profité de la frilosité adverse pour prendre la possession du ballon. La titularisation de Jackson Martinez à la place d’Ibarbo a aussi permis aux Colombiens d’avoir plus de présence dans la surface adverse. Recroquevillé, organisé dans un 3-5-2 très défensif, l’Uruguay a bien bloqué les couloirs mais s’est exposé dans l’axe. C’est ainsi qu’est venue l’ouverture du score fabuleuse de James. Le demi-finaliste du dernier Mondial n’a jamais été en mesure d’inverser la tendance malgré les entrées de Stuani et de Gaston Ramirez. Logiquement, la Colombie s'est imposée (2-0) et va donc jouer un quart de finale de Mondial pour la première fois de son histoire. Et ce sera contre le Brésil !

Les bijoux de James



LeBron James fait rêver Miami. Le Bon James s’éclate avec la Colombie. Elu meilleur joueur de la phase de groupes par la FIFA, le meneur de jeu de Monaco a encore été immense au Maracana contre l’Uruguay. A la 28e, dos au but, il a contrôlé de la poitrine avant de marquer d’une frappe en pivot lumineuse sous la barre. A la 50e, l’ancien joueur de Porto a été à la conclusion d’un mouvement collectif de toute beauté. A cette occasion, Cuadrado a adressé sa 4e passe décisive dans ce Mondial, ce qui en fait le leader de cette catégorie. Quant à James, il est désormais le meilleur buteur de la compétition avec cinq réalisations auxquelles il faut rajouter… deux passes décisives.

Un homme dans le match : Edinson Cavani bien seul



Sans Luis Suarez, l’Uruguay ne sait que faire. Absent contre le Costa Rica, il avait vu sa Celeste s’incliner (1-3). Suspendu face à la Colombie, le joueur de Liverpool lui a encore bien manqué car Edinson Cavani ne peut pas tout faire tout seul. Défendant beaucoup, le Parisien a malheureusement souvent laissé l’axe à Forlan. Il a tenté de faire jouer ses partenaires, et a notamment adressé un centre très dangereux pour C.Rodriguez mais Sanchez a sorti le ballon (31e). Il s’est ensuite essayé au tir. A la 33e, il n’a pas cadré un coup franc bien placé. A la 84e, le Niçois Ospina a mis en corner sa frappe d’une belle parade. Un match frustrant pour le Matador.


Coupe du Monde 1/8è de finale - Tabarez «fier» de ses joueurs

Tabarez «fier» de ses joueurs

Le sélectionneur de l'Uruguay ne voulait rien reprocher à ses joueurs, hier soir, après l'élimination contre la Colombie.



«Oscar Tabarez, quel est votre sentiment ce soir ?

Nous savions que la Colombie était une très bonne équipe, qui joue très bien collectivement et qui a des individualités pour faire la différence. La Colombie a beaucoup dominé, ensuite nous sommes revenus dans le match. Mais ce premier but est venu et c’est l’un des plus beaux buts de cette Coupe du monde. Ce but n’est pas de la faute des défenseurs, il est à 100% de la responsabilité du buteur. Nous avons ensuite essayé de revenir mais nous sommes tombés sur un gardien qui a fait des arrêts exceptionnels. Nous devons accepter la défaite et féliciter notre adversaire. Je suis très fier de mes joueurs. Une fois de plus, ils ont tout donné.

Que pensez-vous de James Rodriguez ?

Je le connais, je l’ai vu jouer depuis un bout de temps, je me souviens de lui en Argentine, il montrait déjà des choses rares. Il y a Maradona, Messi, Suarez, et James fait partie de cette classe-là. Ils font des choses que les autres ne font pas, ils ont un don. Il est le meilleur joueur de cette Coupe du monde. J’espère qu’il va continuer comme ça. On a besoin de joueurs comme ça pour notre sport.

Que pensez-vous de la Coupe du monde de votre équipe ?

Ce n’est pas le moment de se lancer dans des grandes analyses. Je suis fier de ce parcours, parce que nous sommes sortis d’un groupe très difficile, où l’Angleterre et l’Italie sont tombées.

«Il fallait penser aux bonnes choses qui pouvaient venir de la suspension de Suarez : plus de force, de motivation.»

Suarez vous a beaucoup manqué ce soir ?

Nous savions tous qu’il ne serait pas là, mais il fallait penser positif, il fallait penser aux bonnes choses qui pouvaient venir de cette situation : plus de force, de motivation. Suarez est un joueur très important, je n’ai pas besoin de vous le dire, et nous savions qu’il ne serait pas là, et qu’il ne serait pas près de nous, parce que la FIFA en avait décidé ainsi. C’est tout.?


Coupe du Monde 1/8è de finale - James vit «un rêve»

James vit «un rêve»

Meilleur buteur du Mondial avec cinq réalisations, le Monégasque James Rodriguez a propulsé sa Colombie en quarts du Mondial.
(Reuters)

«James Rodriguez, tout se passe très bien, pour vous, dans cette Coupe du monde...

Nous sommes très heureux, nous sommes en train d’écrire l’histoire. Je suis en train de vivre un rêve mais nous ne voulons pas nous arrêter là.

Vous allez maintenant affronter le Brésil. Sentez-vous la pression ?

Non, il n’y a pas de pression. Il faudra qu’on soit attentifs, parce qu’ils ont de très bons joueurs, mais je pense qu’eux aussi doivent se méfier de nous, parce que nous aussi nous avons des joueurs dangereux. Ça va être un match exceptionnel à jouer. Le Brésil a une histoire, mais nous ferons tout pour gagner.

Quel est le plan pour les battre ?

Vous devez toujours avoir un plan, avec chacun dans sa position. On le fait à chaque match, on respecte le plan à la lettre, et on le fera encore contre le Brésil.

Oscar Tabarez, le sélectionneur de l’Uruguay, vous a comparé à Maradona, Messi et Suarez…

Merci à lui, c’est une immense fierté. Moi, je ne veux qu’aider l’équipe, je veux apporter ce que je sais faire. C’est vrai qu’en ce moment je me sens très bien, je marque des buts. J’espère que ça continuera comme ça.»

Pekerman : «Le Mondial de James»

«Nous avons réussi à prendre l'avantage, parce que certains joueurs font la différence. L'ouverture du score a été très importante dans ce match. James Rodriguez ? C'est un joueur fondamental. Toute l'équipe joue bien et lui, il est toujours décisif. C'est un joueur technique qui a tout pour être l'un des meilleurs. Il comprend toujours ce qu'il faut faire pour l'équipe. Ce pourrait être la Coupe du monde de James. Contre le Brésil, ce sera un gros match. Il y aura deux équipes qui veulent jouer au football. C'est une bonne chose pour la compétition. Je ne veux pas parler de favoris. Est-ce que nous pouvons être Champions du monde? Nous avons de la confiance, parce que nous avons fait une bonne campagne de qualification. Et l'équipe continue de progresser.»


Coupe du Monde 1/8è de finale - Le Brésil tient son quart

Le Brésil tient son quart

Le Brésil de Julio César a beaucoup souffert avant de se qualifier aux tirs au but pour les quarts de finale de "son" Mondial, samedi à Belo Horizonte (1-1 a.p., 3 tab à 2). Les Chiliens, qui ont touché la barre dans la dernière minute de la prolongation, peuvent nourrir de gros regrets.


Le tournant

La barre du Mineirao va devenir aussi funestement célèbre au Chili que les poteaux carrés de Glasgow à Saint-Etienne. La frappe de Mauricio Pinilla à la 120e aurait pu tout changer dans le dramatique duel sud-américain. Mais l'attaquant chilien de Cagliari, entré à la place d'Arturo Vidal à la 87e, a vu sa frappe de l'entrée de la surface revenir en jeu après un ricochet sur la transversale de Julio Cesar. La suite de l'histoire est d'autant plus cruelle pour la Roja que le sort du match s'est joué sur un nouveau tir sur un montant. Gonzalo Jara, l'auteur d'un "demi csc" sur l'ouverture du score du Brésil, a plongé le Chili dans le désespoir en trouvant le poteau lors de la séance des tirs au but.
L'homme du match

En stoppant les deux premiers tirs au but du Chili (Pinilla et Alexis Sachez), Julio Cesar a sauvé la Seleçao. Décrié pour son supposé manque de rythme, le gardien de Toronto (MLS) a fait taire les détracteurs. Il a aussi eu la chance des grands sur les deux montants décisifs des Chiliens.
Le match

Le premier 8e dans un Mineirao baigné de soleil a tenu toutes ses promesses : des duels intenses (7 cartons) et du jeu vers l'avant. Le Brésil s'est d'abord montré le plus dangereux. Isla aurait pu être sanctionné d'un penalty sur Hulk (14e), puis Bravo a écarté des coups francs (Neymar à la 15e, Hulk a la 18e). Mais le futur Barcelonais n'a rien pu faire face à David Luiz, à l'affût au 2e poteau pour marquer devant Jara sur un corner de Neymar relayé de la tête par Thiago Silva (18e).

Meilleur Chilien sur la pelouse, Alexis Sanchez a égalisé sur une touche mal jouée entre Marcelo et Hulk dont Vargas a profité pour le servir au coeur de la surface (32e). Neymar, à la relance, a vu un coup de tête détourné in extremis (36e) et une frappe lointaine d'Alves a fait peur au Chili (42e). Twitter s'est enflammé en seconde période après un but refusé à Hulk pour une main sur le contrôle qui lui avait permis de marquer de l'extérieur du... tibia (55e). Le Chili a répliqué par la plus belle action collective : un jeu à trois conclu par Aranguiz mais mis en échec, déjà, par Julio Cesar (64e).
C'est bien David Luiz qui a marqué

La technologie sur la ligne de but a montré que c'est bien le Brésilien David Luiz, et non le Chilien Gonzalo Jara contre son camp, qui a ouvert le score. La FIFA avait d'ailleurs immédiatement attribué le but au futur défenseur central du Paris-SG.


Coupe du Monde 1/8è de finale - Julio Cesar : «Le Brésil avait besoin de ça»

Julio Cesar : «Le Brésil avait besoin de ça»

Julio Cesar a pris une belle revanche sur les sceptiques en contribuant largement à la qualification du Brésil pour les quarts du Mondial aux dépens du Chili, samedi. «Il y a eu beaucoup de questions autour de ma convocation», a rappelé le gardien de la Seleçao.
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Cesar, gardien du Brésil : «Je suis très content. Le peuple brésilien avait besoin de ça, nous les joueurs aussi, tout le monde. On savait que ce serait dur (...) J'espère que les prochains matches n'iront pas aux penalties, sinon les proches vont avoir des problèmes de coeur.

Sur le plan individuel, il y a eu beaucoup de questions autour de ma convocation. Je me suis bien préparé, physiquement et psychologiquement. Je veux remercier le staff et les coéquipiers pour la confiance et la tranquillité qu'ils m'ont transmises. C'est dur de sortir du Mondial 2010 comme le "vilain" (erreur sur un des buts du Pays-Bas lors de l'élimination) mais j'ai eu le soutien des joueurs et des supporteurs. Cela montre que quand tu as un rêve à réaliser, il faut le poursuivre. On n'a encore rien gagné mais on doit continuer.

«Je suis un athlète comblé mais il manque une page à écrire»

(Sur les pleurs) Je suis émotif, je serai toujours moi-même. J'ai pleuré car beaucoup de joueurs sont venus me dire des choses, me soutenir, et je n'ai pas réussi à me contenir. Je savais que je devais être concentré et ils m'ont donné la force pour faire mon travail du mieux possible. J'ai déjà connu de grandes joies dans ma carrière mais celle-ci est spéciale après 2010. Je suis un athlète comblé mais il manque une page à écrire. Et, sur le plan personnel, il y a eu mon mariage, la naissance de mes enfants. Le coeur a de l'espace pour tout ça.»


Coupe du Monde 1/8è de finale - Neymar : «Des pleurs de joie»

Neymar : «Des pleurs de joie»

«De l'émotion pure», «des pleurs de joie» et une «grande souffrance». Neymar est passé par tous les états lors du huitième de finale contre le Chili samedi (1-1, 3-2 t.a.b.).



Neymar (attaquant du Brésil) : «Ça été très dur. On a raté un penalty... Puis, Julio Cesar en a arrêté un autre... De l'émotion pure. Mes pleurs étaient des pleurs de joie. On sait que ça n'a pas été un de nos meilleurs matches mais on a montré une volonté de vaincre importante. Cela a été ma plus grande souffrance depuis que je joue. J'ai reçu un coup dès le début et ça m'a beaucoup gêné. J'ai tout eu des coups, des crampes... Maintenant, je veux juste me reposer et revenir au top. Julio Cesar est un phénomène : il est là quand il faut. Je n'ai pas eu peur.»

Thiago Silva (défenseur et capitaine du Brésil): «Je sais que ça n'a pas été un grand match de la sélection brésilienne mais le plus important c'est de passer. Avant le match, j'ai dit aux joueurs que je voulais qu'on pleure aujourd'hui mais que ce soit des pleurs de joie. A l'arrivée, on est récompensé avec une grande victoire et des pleurs de joie. Depuis le jour où je suis devenu défenseur, je savais que la souffrance ferait partie de ma vie. Le plus important c'est que tout le monde s'est donné au maximum, sinon on perd le plaisir de défendre. Je prends du plaisir à courir pour les autres même si je sors du terrain complètement mort.»


Coupe du Monde 1/8è de finale - «Entrés dans l'histoire»

«Entrés dans l'histoire»

Les Chiliens étaient tristes mais fiers après la défaite en 8es de finale du Mondial face au Brésil. «Les Chilens sont entrés sont entrés dans l'histoire avec ce qu'ils ont montré.»
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Jorge Sampaoli, sélectionneur du Chili : «Je ne suis pas heureux de sortir du Mondial de cette façon. Je pense aux efforts de mes joueurs face au favori de cette compétition, à tout ce qu'ils ont fait pour museler Neymar... Certains ont mis leur santé en danger pour représenter leur pays. Les Chiliens peuvent être fiers d'eux. Ils sont entrés dans l'histoire avec ce qu'ils ont montré, notamment ce soir avec ce tir sur la barre à la dernière minute qui aurait tout changé. Maintenant, nous nous tournons vers la Copa America. Il faut continuer à faire le spectacle comme nous l'avons fait au Brésil.»

«Nous partons la tête haute»

Claudio Bravo, gardien du Chili : «Je crois qu’on doit se sentir fiers de ce que nous avons fait aujourd’hui. Nous voulions montrer aux gens que nous avons une grande sélection, avec de grands joueurs mais finalement, ça ne l’a pas fait. Nous allons continuer à défendre la sélection du Chili. Nous partons la tête haute : nous sommes tombés sur les adversaires les plus difficiles avec l’Espagne, les Pays-Bas et le Brésil».

Marcelo Diaz, défenseur du Chili : «Nous sommes tristes de ne pas avoir atteint notre but. Nous n'avons rien à nous reprocher. Nous pouvons être fiers, surtout que nous avons affronté l'Espagne, les Pays-Bas, le Brésil...»

Gary Medel, défenseur du Chili : «Nous avons une très grande génération. Nous pouvons faire de grandes choses. Nous avons tout donné. Surtout que Vidal n'a pas pu jouer à 100% pendant toute la compétition.»

Arturo Vidal, milieu du Chili : «Ça fait mal de perdre lors de cette coupe du monde qu'on rêvait tous de gagner. Je crois qu'on a laissé notre âme sur le terrain. On a joué d'égal à égal avec eux. On se rapproche du niveau des grandes puissances. Ils nous regardent différemment, nous respectent. Mais, il faut continuer à travailler. On a un championnat au Chili (Copa America 2015) et on espère pouvoir gagner. Ca peut être une revanche.»


Coupe du Monde 1/8è de finale - CLASSEMENT DES BUTEURS COUPE DU MONDE

CLASSEMENT DES BUTEURS COUPE DU MONDE2014


Rang
Joueur
Buts


1
Rodriguez James COLOMBIE
5


2
Müller Thomas ALLEMAGNE
4


-
Messi Lionel ARGENTINE
4


-
Neymar BRESIL
4


5
Valencia Enner EQUATEUR
3


-
Benzema Karim FRANCE
3


-
Robben Arjen PAYS-BAS
3


-
Van Persie Robin PAYS-BAS
3


-
Shaqiri Xherdan SUISSE
3


10
Slimani Islam ALGERIE
2


-
Cahill Tim AUSTRALIE
2


-
Sanchez Alexis CHILI
2


-
Martinez Jackson COLOMBIE
2


-
Mandzukic Mario CROATIE
2


-
Perisic Ivan CROATIE
2


-
Bony Wilfried CÔTE D'IVOIRE
2


-
Gervinho CÔTE D'IVOIRE
2


-
Dempsey Clint ETATS-UNIS
2


-
Ayew André GHANA
2


-
Gyan Asamoah GHANA
2


-
Musa Ahmed NIGERIA
2


-
Depay Memphis PAYS-BAS
2


-
Suarez Luis URUGUAY
2


24
Brahimi Yacine ALGERIE
1


-
Djabou Abdelmoumene ALGERIE
1


-
Feghouli Sofiane ALGERIE
1


-
Halliche Rafik ALGERIE
1


-
Götze Mario ALLEMAGNE
1


-
Hummels Mats ALLEMAGNE
1


-
Klose Miroslav ALLEMAGNE
1


-
Rooney Wayne ANGLETERRE
1


-
Sturridge Daniel ANGLETERRE
1


-
Rojo Marcos ARGENTINE
1


-
Jedinak Mile AUSTRALIE
1


-
Fellaini Marouane BELGIQUE
1


-
Mertens Dries BELGIQUE
1


-
Origi Divock BELGIQUE
1


-
Vertonghen Jan BELGIQUE
1


-
Dzeko Edin BOSNIE
1


-
Ibisevic Vedad BOSNIE
1


-
Pjanic Miralem BOSNIE
1


-
Vrsajevic Avdija BOSNIE
1


-
Fernandinho BRESIL
1


-
Fred BRESIL
1


-
Oscar BRESIL
1


-
Matip Joël CAMEROUN
1


-
Aranguiz Charles CHILI
1


-
Beauséjour Jean CHILI
1


-
Valdivia Jorge CHILI
1


-
Vargas Eduardo CHILI
1


-
Armero Pablo COLOMBIE
1


-
Cuadrado Juan Guillermo COLOMBIE
1


-
Gutierrez Teofilo COLOMBIE
1


-
Quintero Juan COLOMBIE
1


-
Koo Ja-cheol COREE DU SUD
1


-
Lee Keun-ho COREE DU SUD
1


-
Son Heung-min COREE DU SUD
1


-
Campbell Joel COSTA RICA
1


-
Duarte Oscar COSTA RICA
1


-
Ruiz Bryan COSTA RICA
1


-
Urena Marco COSTA RICA
1


-
Olic Ivica CROATIE
1


-
Alonso Xabi ESPAGNE
1


-
Mata Juan Manuel ESPAGNE
1


-
Torres Fernando ESPAGNE
1


-
Villa David ESPAGNE
1


-
Brooks John Anthony ETATS-UNIS
1


-
Jones Jermaine ETATS-UNIS
1


-
Giroud Olivier FRANCE
1


-
Matuidi Blaise FRANCE
1


-
Sissoko Moussa FRANCE
1


-
Valbuena Mathieu FRANCE
1


-
Samaras Georgios GRECE
1


-
Samaris Andreas GRECE
1


-
Costly Carlos HONDURAS
1


-
Ghoochanneijhad Reza IRAN
1


-
Balotelli Mario ITALIE
1


-
Marchisio Claudio ITALIE
1


-
Honda Keisuke JAPON
1


-
Okazaki Shinji JAPON
1


-
Guardado Andrés MEXIQUE
1


-
Hernandez Javier MEXIQUE
1


-
Marquez Rafael MEXIQUE
1


-
Peralta Oribe MEXIQUE
1


-
Odemwingie Peter NIGERIA
1


-
De Vrij Stefan PAYS-BAS
1


-
Fer Leroy PAYS-BAS
1


-
Nani PORTUGAL
1


-
Ronaldo Cristiano PORTUGAL
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Varela Silvestre PORTUGAL
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Kerzhakov Alexander RUSSIE
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Kokorin Aleksandr RUSSIE
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Dzemaili Blerim SUISSE
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Mehmedi Admir SUISSE
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Seferovic Haris SUISSE
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Xhaka Granit SUISSE
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Cavani Edinson URUGUAY
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Godin Diego URUGUAY
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Coupe du Monde 1/8è de finale - Luiz Felipe Scolari : «On aurait pu le payer cher»

Luiz Felipe Scolari : «On aurait pu le payer cher»

«On aurait pu le payer cher», a reconnu le sélectionneur brésilien Luiz Felipe Scolari après la qualification aux tirs au but de la Seleçao devant le Chili, samedi, à Belo Horizonte, en 8e de finale. «On aura peut-être pas toujours cette chance. »
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«Felipao, ça a été dur...

Comme on s'y attendait et comme je l'avais dit il y à sept ou huit mois, lors du tirage, je savais que ce serait difficile face au Chili, qui a un bonne organisation, de bons joueurs avec un bon travail tactique. Le match a été équilibré à tous les niveaux et on a eu la chance de gagner aux tirs au but. Cette victoire n'enlève rien au Chili, qui a très bien joué et met en valeur notre performance. Chaque match est plus dur, et le niveau monte. Quand tu gagnes avec cette émotion, de cette manière, on peut utiliser ça positivement. Ce sont des matches à émotions, équilibrés... On n'a pas transformé nos occasions et on aurait pu le payer cher à la 118e (tir de Pinilla sur la transversale à la 120e).

Le Brésil a disparu du match en encaissant le but. cela vous inquiète-t-il ?

C'est clair que ça me préoccupe un peu. Même les joueurs expérimentés sentent la pression du Mondial. Celui qui dit qu'il ne la sent pas, ment. C'est un match différent, pas un match comme les autres. On a beaucoup de jeunes joueurs. Ils acquièrent de l'expérience. Regardez Willian. Il tire bien les penalties, et là, il a raté. C'est l'expérience qui rentre. Mais, il faut qu'on commette moins d'erreurs. Ce sont des matches à élimination directe et on aura peut-être pas toujours cette chance. Je dis aux Brésiliens: on a une bonne sélection. Pas meilleure, pas pire que les autres qualifiées.

«On a passé quatre marches, il en reste trois pour aller au ciel»

Mais, on est à la maison. Les supporters nous ont beaucoup aidés. On a marqué un but et on en a pris un sur les côtés sur une touche. Il y a quelque chose que je n'admets pas là-dessus à ce niveau... Après, on a eu trois ou quatre occasions, mais on ne les a pas mises. Et leur gardien fait 2-3 arrêts. Quand tu ne marques pas, tu es en danger. Il y a la tension, ce n'est pas facile de joueur un Mondial à la maison. On a la pression de la victoire. Si on avait dit: "Ok, le but c'est de passer le 1er tour..." il n'y aurait pas de pression... On a dit qu'on voulait gagner et le peuple attend. Et, nous, on doit le faire. On a fait une promesse, et on essaie de la tenir. On travaille. On a passé quatre marches, il en reste trois pour aller au ciel.

Comment expliquez-vous le calme de Neymar pour tirer son penalty ?

Neymar a 22 ans, mais il a l'expérience d'un joueur de 35. Il est mûr. Il sait faire face à la difficulté naturellement. Il est très fort mentalement. Il est prêt depuis qu'il a 17-18 ans. Il aime jouer au football. Quand il tire un penalty, il le tire comme s'il jouait encore à Santos dans la rue. Mais, je tiens à rappeler qu'il a joué 75 minutes après avoir un pris un coup très fort sur la cuisse. Je ne comprends pas comment on peut faire ça et ne pas prendre un carton jaune... Ça m'a rappelé 2006 quand j'étais entraîneur du Portugal : Boulahrouz (défenseur Pays-Bas) avait cassé Cristiano Ronaldo et il a dû sortir ensuite à la 15e minute. Neymar a la cuisse comme ça (geste avec les mains). Il faudra faire un effort pour le récupérer dans les jours qui viennent. Cela peut être un problème pour les prochains matches.»


Coupe du Monde 1/8è de finale - Cabaye en «manque de rythme» ?

Cabaye en «manque de rythme» ?

FOOT - CM : Cabaye en «manque de rythme» ?



De nouveau candidat à une place de titulaire face au Nigeria, lundi, après avoir purgé son match de suspension face à l'Equateur, Yohan Cabaye n'a pas exclu l'hypothèse qu'il puisse manquer de rythme face aux Super Eagles.


Il ne peut pas s’en plaindre, mais reconnaît qu’il y a un risque. Entre le deuxième match de poule face à la Suisse et le huitième de finale face au Nigeria, lundi, Yohan Cabaye aura passé 10 jours sans le moindre match de compétition dans les jambes. La raison ? Le carton jaune qu’il a volontairement cherché face à la Nati, et qui l’a privé du dernier match de poule des Bleus face à l’Equateur. A l’abri (sauf expulsion) d’une suspension pour un éventuel quart de finale, le milieu de terrain du PSG a reconnu samedi qu’il pourrait manquer de rythme en début de match face aux Super Eagles.
Deschamps lui a parlé de son expérience


«C’est possible, a-t-il admis. Je ne sais pas comment ça va se passer. Même si je n’ai pas joué, j’ai quand même travaillé. En 1998, le sélectionneur m’a dit qu’il avait lui aussi manqué le troisième match et qu’en 8e, il avait manqué de rythme. On verra bien… En tout cas, je suis bien mentalement et physiquement. Je suis prêt à me battre.» Après avoir assisté de loin au nul des Bleus face à la Tri, il ne cache pas avoir des fourmis dans les jambes. «C’est toujours un drôle de moment de ne pas pouvoir participer, a-t-il d’abord rappelé. C’était long même si, plus le temps passait, moins il y avait de risques de se faire éliminer. Maintenant que c’est passé, je peux de nouveau postuler. J’ai hâte !»


Coupe du Monde 1/8è de finale - Deschamps mélange encoré

Deschamps mélange encoré

Didier Deschamps, le sélectionneur de l'équipe de France, a mélangé entre possibles titulaires et probables remplaçants lors de l'entraînement samedi.
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Pour la deuxième fois en deux jours, les Bleus se sont entraînés à 13 heures ce samedi. Et comme vendredi, il faisait très chaud sur la pelouse de Ribeirao Preto. Pour son dernier entraînement avant le départ pour Brazilia, prévu vers 18 heures, heure brésilienne, les Bleus ont terminé la séance par une opposition. Dans la composition de ses deux équipes, Didier Deschamps n’a donné aucune certitude sur le onze qui affrontera lundi, le Nigéria.

Une nouvelle fois, il l’avait déjà fait pour préparer la Suisse, il a mélangé entre possibles titulaires et probables remplaçants. Mamadou Sakho n’a pas participé à cette petite confrontation. Il a couru, à part, au petit trot, sans jamais accélérer avant de quitter la séance et de rentrer à l’hôtel avant les autres. Sa participation au huitième de finale est de plus en plus incertaine. Pour le remplacer, Laurent Koscielny paraît évidemment le mieux placé. Pendant l’entraînement, le Gunner a joué axe gauche, associé à Raphaël Varane.


Coupe du Monde 1/8è de finale - Equipe de France : «La chaleur change pas mal de choses»

Equipe de France : «La chaleur change pas mal de choses»

Contraints de jouer pour la première fois à 13h00 face au Nigéria lundi en huitième de finale, les Bleus redoutent la chaleur. Mais promettent de s'adapter.


FOOT - CM - BLEUS : «La chaleur change pas mal de choses»

Ils semblent davantage craindre la chaleur que le changement de rythme alimentaire. Huitième de finale à 13h00 oblige, les Bleus ont chamboulé leurs habitudes depuis leur qualification acquise au soir de France – Equateur (0-0). Le matin, c’est réveil à 8h30 et "brunch" une heure plus tard. Au menu : des pâtes, de la viande, du poisson, du riz, des pommes de terre, mais aussi «du sucré pour ceux qui ont plus de mal avec les pâtes», détaille Yohan Cabaye.

«Les Nigérians ont joué à cette heure-là face à l'Argentine, ils ont peut-être plus l'habitude.»

Parce qu’il a connu la Premier League, le milieu de terrain n’a pas été dépaysé par ce nouveau mode de vie. A Newcastle aussi, il lui est arrivé de jouer en début d’après-midi. «Mais pas avec ces fortes chaleurs», précise-t-il. Vendredi, pour leur retour à l’entraînement après une journée "off" passée en compagnie de leur famille, les Bleus ont pu constater qu’à 13h00, au Brésil, il fait «très très chaud». «Il fera peut-être un peu moins chaud à Brasilia, espère Cabaye. Les Nigérians ont joué à cette heure-là face à l’Argentine, ils ont peut-être plus l’habitude. Il faudra s’adapter, se mettre dans le rythme, mais c’est sûr que ça change pas mal de choses

Sous cette chaleur, les Bleus seront-ils capables de développer le jeu qui a fait leur force lors des deux premiers matches contre le Honduras (3-0) et face à la Suisse (5-2) ? Pour avoir vu Italie – Uruguay qui s’est déroulé dans des conditions presque identiques, Cabaye a pu observer «que ça manquait de rythme, c’était lent dans les transmissions, dans le pressing...» «On va essayer de jouer notre propre jeu, a-t-il toutefois promis. Je ne sais pas si on pourra maintenir notre pressing tout le match, tant qu’on pourra, on le fera». Koscielny conclut : «Ça sera dur physiquement, mais pour un huitième de finale, on peut mettre ça de côté. Même si on est fatigué, on doit être capable d’aller chercher des choses au fond de nous-mêmes pour gagner».