Coupe du Monde - La Belgique qualifiée en quarts de finale

Dominatrice, la Belgique s'est longtemps heurtée à un excellent Howard avant de s'imposer contre les Etats-Unis lors de la prolongation (2-1, a.p.). Samedi, elle affrontera l'Argentine pour une place dans le dernier carré.

Le match : 2-1 a.p.

Du rythme, des intentions de jeu, du combat et du suspense, le dernier huitième de finale de ce Mondial remporté par la Belgique face aux Etats-Unis (2-1 a.p.) a tenu toutes promesses, ce mardi à Salvador. Annoncé comme le match le plus ouvert dans ce tableau final, ce duel d'outsiders a aussi offert beaucoup de spectacle, à l'image d'abord de l'irruption d'un spectateur sur la pelouse en première période (15e), que les stadiers ont mis un temps fou à évacuer, puis par les nombreuses occasions obtenues surtout par les Diables Rouges (31 tirs dont 11 cadrés dans le temps réglementaire). Pendant longtemps, seuls les buts ont manqué à cette partie plaisante pour que la fête soit totale.

Incapables de se départager dans le temps réglementaire, malgré les multiples tentatives de Divock Origi par exemple (1e, 56e, 71e et 85e), les deux équipes ont dû en passer par la prolongation pour trouver un vainqueur. Cela n'aurait pas été le cas si Chris Wondolowski, seul aux six mètres, n'avait pas manqué le cadre dans le temps additionnel (90e+3). Usés et sans réussite (108e et 114e), malgré la réduction du score trop tardive de Green (107e), les Américains ont fini par craquer face à l'activité incessante d'un adversaire plus déterminé.

L'homme du match : Tim Howard

Le gardien d'Everton n'a certes pas permis à son équipe de se qualifier pour le Top 8 de ce Mondial, mais il est tout de même entré dans l'Histoire du tournoi. En réalisant quinze arrêts en 120 minutes de jeu, l'ex-portier de Manchester United a effacé le record du Péruvien Ramon Quiroga (13) établi en 1978 face aux Pays-Bas (0-0). Incroyable sur sa ligne (47e, 57e, 76e et 79e), il a fait tout son possible pour retarder l'échéance. En vain. Le tournant du match : l'entrée de Romelu Lukaku

Marc Wilmots a attendu le début de la prolongation pour lancer l'attaquant d'Everton mais le sélectionneur belge en a finalement été récompensé. Après un début de tournoi décevant, le joueur qui appartient à Chelsea avait perdu sa place de titulaire au profit d'Origi. Mais sur son premier ballon touché face aux US, c'est lui qui a fait la différence dans un match alors complètement bloqué. Sa passe décisive pour Kevin De Bruyne (93e) puis sa frappe victorieuse en bout de course (105e) font de lui le héros du match et de tout un pays, qualifié pour la première fois en quarts d'un Mondial depuis 1986.


Coupe du Monde - L'Argentine passe en quarts de justesse

L'Argentine a dû attendre la prolongation face à la Suisse (1-0) pour décrocher sa qualification pour les quarts de finale. Di Maria a libéré l'Albiceleste trois minutes avant la séance de tirs au but.

Le match : 1-0 (a.p.) pour l'Argentine

Le plan mis en place par Ottmar Hitzfeld (65 ans) pour le dernier match de sa carrière d’entraîneur a parfaitement fonctionné. S’inspirant de la toile tissée par le Bayern en 2013 contre le Barça en demies de la C1 (4-0, 3-0), le technicien a permis à sa Suisse de museler Lionel Messi. Reculant devant le pressing de la Nati, en difficulté face à Inler, la star du Barça s’est éloignée du but et a eu peu d’occasions de se montrer dangereux. Entre la 75e et la 88e, il a tout de même réalisé trois raids dont il a le secret, en vain. Celui de la 118e a été le bon puisque Di Maria a pu marquer.

Une cruelle fin pour la Suisse qui a su faire beaucoup avec peu de ballons (38% de possession). Sa première période a notamment été parfaitement maîtrisée et Romero a été sollicité. A la 28e, il s’est interposé trois fois de suite face à Xhaka, Shaqiri et Behrami. A la 39e, la Suisse a totalement gâché un contre par l’intermédiaire de Drmic. A la 50e, le coup franc de Shaqiri a été repoussé tant bien que mal par le portier monégasque. Six ans après son arrivée à la tête de la Suisse, Hitzfeld peut quitter son poste avec le sentiment du devoir bien fait.
Le fait du match : La tête de Dzemaili sur le poteau

Sur le banc en début de rencontre, Dzemaili est entré tardivement à la place de Mehmedi (113e). Mais en sept minutes, il a presque montré plus que son équipier… Surtout, il a eu une énorme occasion d’égaliser à la 120e : seul à trois mètres du but, il a piqué sa tête sur la base du poteau de Romero. Le ballon lui est revenu dessus mais il n’a pas pu réagir pour le pousser au fond. La chance de pousser l’Argentine aux tirs au but était passée.
L'homme du match : Angel Di Maria

Meilleur joueur argentin depuis le début du Mondial avec Lionel Messi, Angel Di Maria a encore été décisif face à la Suisse. Encore au top physiquement après les 90 minutes initiales, il a fait très mal à la défense adverse pendant la prolongation sur ses prises de balles, ses orientations de jeu et ses dribbles. A la 109e, il a obligé Benaglio à une belle parade sur une frappe lointaine. Trois minutes plus tard, son tir a été contré par Djourou alors que la balle prenait la direction de la lucarne. A deux minutes de la séance des tirs au but, le milieu du Real Madrid a délivré les siens : décalé par une bonne accélération de Messi, il a ouvert son pied gauche pour trouver le petit filet helvète.