L'EI utilise un outil barbare contre celles qui ne recouvrent pas leur corps_25/02/16 - 16h10



C'est la cime de la barbarie de Daech. Il s'agit d'un instrument métallique baptisé "The Biter" par The Independent. À Mossoul (Irak), les femmes qui ne recouvrent pas entièrement leur corps sont découpées en morceaux de viande.
La barbarie de l'État Islamique n'a décidément aucune limite. Selon The Independent , un outil métallique sème la terreur auprès des femmes à Mossoul (Irak). Les djihadistes n'hésitent pas à s'en servir contre celles qui ne recouvrent pas entièrement leurs corps. Elles sont cruellement découpées en morceaux de viande.

"The Biter"
Fatima, 22 ans, a échappé aux griffes de Daech à Mossoul. Par peur des représailles et pour la sécurité de ses enfants, elle a préféré ne pas révéler son nom de famille.
"The Biter est devenu un vrai cauchemar pour nous", précise-t-elle. "Ma soeur a été sévèrement punie parce qu'elle avait juste oublié de mettre ses gants. Ils étaient restés à la maison."


Plus douloureux qu'un accouchement
L'EI oblige les femmes à porter le voile, des pantalons larges, des chaussettes et des gants. Un membre masculin de leur famille doit les accompagner à chaque fois qu'elles sortent dans la rue.
Même un mois après cet acte cruel, les cicatrices et les ecchymoses sont toujours visibles sur le corps de la soeur de Fatima. La victime a répété que cette punition a été plus douloureuse qu'un accouchement.


Un piège à animaux, une mâchoire métallique
Pour d'autres témoins, "The Biter" est décrit comme un piège à animaux ou une mâchoire métallique avec des dents tranchant dans la chair.
La ville de Mossoul est tombée dans les mains de Daech en juin 2014. S'échapper de cet enfer est à la fois compliqué et dangereux. Les tortures et les exécutions publiques sont de plus en plus courantes à Mossoul. Les conditions de vie y sont pénibles. Il manque un peu de tout: nourriture, carburant, eau, électricité, médicaments...