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Acte est donc pris, en ce Samedi 9 Avril 2016, que votre gouvernement, le gouvernement de la France, aura délibérément choisi, contre la volonté du peuple algérien, de traiter dans des conditions léonines, avec un pouvoir algérien constitutionnellement illégitime, politiquement discrédité, moralement corrompu et psychologiquement fragilisé.
Le Peuple algérien, qui a la mémoire longue, comme tous les autres peuples, saura s’en souvenir. N’en doutez point.
En affichant de surcroit, sa prétention outrecuidante à dicter à plus d’un milliard et demi de Musulmans, et au nom d’un modernisme libertaire et frelaté, sans Dieu et sans morale, les canons d’une laïcité franc-maçonne et satanique, furieusement matérialiste et athée, que l’un de vos penseurs – Julien Benda – mis à l’index par la doxa, depuis bientôt un siècle, a si merveilleusement décrits à la fin de son ouvrage majeur, « La Trahison des Clercs »…
Acte est donc pris, en ce Samedi 9 Avril 2016, que votre gouvernement, le gouvernement de la France, aura délibérément choisi, contre la volonté du peuple algérien, de traiter dans des conditions léonines, avec un pouvoir algérien constitutionnellement illégitime, politiquement discrédité, moralement corrompu et psychologiquement fragilisé.
Le Peuple algérien, qui a la mémoire longue, comme tous les autres peuples, saura s’en souvenir. N’en doutez point. La liberté d’expression que je m’autorise, en qualité de citoyen algérien ordinaire, dénonçant la visite de la délégation officielle française que vous conduisez en ce Samedi 9 Avril 2016 dans mon pays, je l’assume pleinement, tout comme vous avez assumé, vous, votre fidélité proclamée à l’Etat sioniste et votre islamophobie affichée. Ce faisant, j’ai le sentiment profond d’exprimer ici, au-delà de mon propre point de vue, celui d’une immense frange de mes compatriotes, dont les gouvernements français successifs, depuis notre Indépendance, chèrement acquise, n’ont jamais cherché à respecter, ni la Souveraineté, ni les intérêts, ni les aspirations, ni les moments d’adversité… Et comme par une espèce d’hystérèse coloniale, le fait est devenu d’autant plus patent, depuis le Coup d’Etat militaire du 11 Janvier 1992 que la France de M. Mitterrand a honteusement encouragé en sous-main, pour ne pas dire inspiré, suscité... ; en cautionnant la junte des généraux francophiles, au mépris de la volonté d’une écrasante majorité du peuple algérien, clairement exprimée à travers les urnes, et que l’on a voulu « punir » pour avoir fait le « mauvais choix »… ; celui du parti d’obédience musulmane, le Front Islamique du Salut, dont les orientations politiques nationalistes et souverainistes avaient le tort de déplaire à certains lobbies parisiens – et du CAC 40 – nostalgiques du colonialisme d’antan et de l’interventionnisme néocolonial.... Des orientations d’autant plus décriées qu’elles se référaient aux mêmes Valeurs spirituelles, morales et culturelles de l’Islam, qui ont constitué la trame idéologique de l’Appel du 1er Novembre 1954, marquant le déclenchement de la Guerre de Libération nationale, contre l’occupation coloniale française
Ce Coup d’Etat criminel, les français eux-mêmes en connaissent le terrible bilan... ; ils en ont même subi quelques contrecoups, sur leur propre territoire ; encore que la plupart, sentaient la manipulation grossière et le coup tordu, organisés entre « Services », pour frapper l’imagination de l’opinion française et au-delà d’icelle, l’opinion occidentale, en la formatant, en la dressant contre un « terrorisme » islamiste supposé.
Mais les vrais Crimes de Guerre, c’est en Algérie qu’ils ont été perpétrés par les généraux putschistes, à travers une répression sanglante contre un peuple désarmé. Répression sanglante qui allait se solder durant la « décennie rouge » des années 90 – après la décapitation de la direction politique du FIS – par plus de 200.000 morts, plus de 25.000 « disparitions forcées » des dizaines de milliers de partisans ou de sympathisants du parti vainqueur, emprisonnés ou parqués sans jugement, dans les camps de concentration dans le grand Sud – en plein milieu des sites interdits, désertés depuis les essais nucléaires de la France coloniale des années 60 – et donc, volontairement exposés aux radiations. Sans oublier, ni les populations rurales ruinées et déplacées par centaines de milliers, ni les exécutions extra-judiciaires, ni les massacres de masse perpétrés par les milices de la junte et qui ont eu un écho mondial, comme à Raïs, Bentalha, Relizane ou Béni-Messous, pour ne citer que ceux-là.
Cette tragédie humaine, si elle s’était déroulée sur le sol Européen, eût eu pour conséquence, la mise en place d’une Cour Pénale Internationale pour juger les généraux criminels de Guerre… Au lieu de cela, c’est une véritable Loi scélérate, dite de « réconciliation nationale », élaborée sous l’égide d’un Chef d’Etat coopté par les généraux putschistes et adoubé par la France…, à laquelle il a généreusement renvoyé l’ascenseur ; une cooptation soigneusement emballée sous l’incontournable label d’« élections »…, le tout, sur fond d’esbroufe, de mensonge, de black-out et de manipulation, pour aboutir in fine, à l’autoamnistie des Criminels de Guerre, dont l’un, a même été exfiltré de Paris vers Alger, en pleine nuit, en Avril 2001, avec la complicité du gouvernement de M. Chirac, en violation flagrante, de la Convention de New-York de 1984 sur la Torture.
Ce rappel des faits, Monsieur le Premier Ministre, veut juste vous faire toucher du doigt les forfaitures criantes des gouvernements successifs de votre pays d’adoption – qu’ils fussent de gauche ou de droite – à travers leurs implications répétées, directes ou indirectes, en particulier durant les deux dernières décennies, dans les affaires de mon pays, l’Algérie, qui n’est pas – faut-il vous le rappeler – la propriété d’une famille ou d’un clan, d’une caste ou d’une oligarchie quelconque, civile ou militaire fut-elle ; et encore moins des milieux sulfureux de l’argent, de la rapine et des comptes Offshore des Panama Papers…
Or, il se trouve précisément qu’un personnage, régulièrement éclaboussé par des scandales financiers depuis la fameuse affaire de Khalifa-Bank et faisant encore fonction de « ministre », continuent de faire joyeusement la UNE des médias algériens et étrangers…. Et qu’il sera même probablement appelé à faire partie de vos interlocuteurs principaux..., pour peu qu’il prenne la peine de mettre la bonne casquette qui siée à son mauvais rôle de mauvais Maître Jacques, dans une mauvaise adaptation de la fameuse pièce de Molière….
Une mauvaise adaptation dans laquelle le gouvernement français n’éprouve aucun scrupule à continuer de jouer, comme si de rien n’était, le rôle peu glorieux d’un marionnettiste âpre au gain immédiat, sacrifiant le Long terme. Ce Long terme qui se construit patiemment entre les Peuples, et non pas entre les copains et les coquins. Ce Long terme qui jette les ponts entre les altérités des Civilisations, des Cultures et des Sociétés, et non pas entre des suzerains condescendants et des vassaux consentants, souvent soutenus – sinon imposés – par un Occident, aujourd’hui tellement asservi aux forces de l’argent et de l’Ordre mondialiste et sioniste, qu’il en est arrivé à se renier lui-même et à renier ses propres principes fondateurs… En affichant de surcroit, sa prétention outrecuidante à dicter à plus d’un milliard et demi de Musulmans, et au nom d’un modernisme libertaire et frelaté, sans Dieu et sans morale, les canons d’une laïcité franc-maçonne et satanique, furieusement matérialiste et athée, que l’un de vos penseurs – Julien Benda – mis à l’index par la doxa, depuis bientôt un siècle, a si merveilleusement décrits à la fin de son ouvrage majeur, « La Trahison des Clercs »…
Abdelkader Dehbi
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Une vraie fuite de données d’un cabinet d’avocats au Panama serait très intéressante. Beaucoup de gens riches et/ou des politiciens cachent de l’argent dans les sociétés fictives que ces firmes panaméennes fournissent. Mais les « fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l’OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l’empire américain n’aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d’en faire chanter d’autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d’une faveur puis d’une autre. es #Panama Papers sont un moyen de chantage idéal
Moon of Alabama
Une vraie fuite de données d'un cabinet d'avocats au Panama serait très intéressante. Beaucoup de gens riches et/ou des politiciens cachent de l'argent dans les sociétés fictives que ces firmes panaméennes fournissent. Mais les « fuites » actuelles de données, diffusées, à grand renfort de publicité, par plusieurs empires de presse qui soutiennent l'OTAN et par une « Organisation non gouvernementale « financée par le gouvernement américain, ont simplement pour but inavouable de salir des personnalités que l'empire américain n'aime pas. Elles offrent aussi une belle opportunité d’en faire chanter d’autres en promettant de ne pas publier des informations en échange d’une faveur pu d’une autre.
Il y a déjà 16 mois, Ken Silverstein a publié un reportage sur Vice à propos de Mossak Fonseca, un gros fournisseur véreux de sociétés fictives du Panama. (L’Intercept de Pierre Omidyar, pour lequel Silverstein travaillait alors, avait refusé de publier le reportage.) Yves Smith a publié plusieurs longs articles+ sur le business du blanchiment d'argent de Mossak Fonseca. Silverstein a également redit une chose bien connue, à savoir que Rami Makhlouf, un riche cousin du président syrien Assad, avait de l'argent caché dans des sociétés fictives de Mossak Fonseca. Il a écrit:
Pour pouvoir fonctionner, les sociétés fictives comme Drex ont besoin d'un agent agréé, parfois un homme de loi, qui dépose les documents d’enregistrement nécessaires et dont le bureau sert habituellement d'adresse à la société fictive. Cela crée un intermédiaire entre la société fictive et son propriétaire, surtout si l'entreprise fictive est enregistrée dans un paradis fiscal où l'information sur la propriété est protégée par un mur impénétrable de lois et de règlements. Dans le cas de Makhlouf – et, comme je l’ai découvert, dans le cas aussi d’hommes d'affaires véreux et de gangsters du monde entier – l’organisation internationale qui a permis d’enregistrer sa compagnie fictive et de la protéger contre la surveillance internationale était un cabinet d'avocats appelé Mossack Fonseca, qui a fait officed'agent agréé de Drex du 4 juillet 2000 à la fin de 2011.
L’année dernière, quelqu'un a fourni des tonnes de données de Mossak Fonseca à un journal allemand, le Süddeutsche Zeitung. Le quotidien munichois est politiquement au centre droit et résolument pro-OTAN. Il coopère avec le Guardian, la BBC, Le Monde, le Consortium international des journalistes d'investigation et d’autres organes de presse qui sont tous des partisans avérés de l'Establishment.
Le Sueddeutsche affirme que les données « fuitées » concernent quelques 214 000 sociétés fictives et 14 000 clients de Mossak Fonseca. Il y a sûrement beaucoup de boue cachée là-dedans. Combien de sénateurs des Etats-Unis sont impliqués dans ces sociétés? Quels politiciens de l'Union européenne? Quelles sont les grandes banques de Wall Street et les fonds spéculatifs qui se cachent au Panama? Oh pardon. Le Sueddeutsche et ses partenaires ne répondront pas à ces questions. Voici comment ils « analysent » les données:
Les journalistes ont réuni des listes des politiciens importants, de criminels internationaux, d’athlètes professionnels bien connus, etc. Le traitement numérique a permis de rechercher ensuite si des noms de ces listes figuraient dans les fuites. La liste « scandale des dons au parti » contenait 130 noms, et la liste des sanctions de l'ONU plus de 600. En quelques minutes, le puissant algorithme de recherche a comparé les listes avec les 11,5 millions de documents.
Pour chaque nom trouvé, un processus de recherche détaillé a été lancé au moyen des questions suivantes: quel est le rôle de cette personne dans le réseau des entreprises ? D'où vient l'argent ? Où va-t-il ? La structure est-elle légale ?
En d’autres termes, le Sueddeutsche a pris des listes de criminels célèbres, de personnalités et d’organisations connues que les Etasuniens n’aiment pas et a vérifié s’ils étaient dans les données « fuitées ». Les résultats obtenus ont ensuite été évalués. Comme résultat, il y a l’éternel retour annuel de la compagne de diffamation contre le président russe Vladimir Poutine, qui n'est pas même mentionné dans les données de Mossak Fonseca, des accusations contre diverses personnes de la fédération de football de la FIFA, fort détestée des États-Unis, et la mention de quelques autres mécréants de moindre importance.
Il n'y a rien sur aucun Etasunien, rien du tout, ni sur aucun politicien important de l'OTAN. La « victime » le plus politique est bizarrement, à ce jour, le premier ministre de l'Islande, Sigmundur David Gunnlaugsson, qui, possédait avec sa femme, une des sociétés fictives. Il n'y a aucune preuve que la propriété ou que l'argent détenu par cette société soient illégaux.
Alors, que faut-il déduire de tout ceci ?
Comme l’écrit l’ancien ambassadeur britannique, Craig Murray, pour comprendre le sens (s'il y en a un) de tout ça, il faut se pencher sur ce qui est caché par les organisations qui gèrent la « fuite »:
Le filtrage des informations de Mossack Fonseca par les médias est le reflet direct de l’agenda gouvernemental occidental. Bien qu’ils soient leurs principaux clients. aucune grande société occidentale, aucun milliardaire occidental n’est mentionné parmi ceux qui ont utilisé les services de Mossack Fonseca, Et le Guardian se dépêche de les rassurer en disant que « la plus grande partie des informations fuitées ne sera pas divulguée ».
A quoi vous attendiez-vous ? La fuite est gérée par un organisme qui porte le nom grandiose, mais qui prête à rire quand on connait l’oiseau, de « Consortium international des journalistes d'investigation ». Il est entièrement financé et géré par le Centre des États-Unis pour l'intégrité publique. Leurs bailleurs de fonds comprennent :
La fondation Ford
La fondation Carnegie
La fondation de la famille Rockefeller
La Fondation W K Kellogg
La Fondation pour une société ouverte (Soros)
Le Consortium International des journalistes d'investigation (ICIJ) fait partie du Projet de rapport sur le crime organisé et la corruption (OCCRP) qui est financé par le gouvernement américain à travers l'USAID.
La « fuite » consiste en un ensemble de données sélectionnées par des organisations amies des Etats-Unis à partir d’une base de données, probablement obtenue par les services secrets américains, qui contient sans aucun doute beaucoup d’informations fort compromettantes sur des personnes et des organisations « occidentales ».
La publication d’informations triées sur le volet à partir des données « fuitées » a deux objectifs:
- Elle salit divers « ennemis de l'empire », même si c’est seulement par personne interposée comme les présidents Poutine et Assad.
- Elle prévient d'autres personnalités, celles qui figurent dans la base de données, mais dont les noms n’ont pas encore été révélés, que les Etats-Unis ou leurs « partenaires médiatiques » peuvent, à tout moment, exposer leur linge sale en public. C’est donc un moyen de chantage idéal.
La « fuite » des « Panama Papers » a été orchestrée par une petite coterie pour incriminer quelques personnes et quelques organisations qui ne plaisent pas aux Etats-Unis. Cela permet aussi de montrer les « instruments de torture » dont ils disposent aux personnes qui ont fait affaires avec Mossak Fonseca, mais dont les noms n’ont pas (encore) été publiés. Ces personnalités sont maintenant entre les mains de ceux qui contrôlent la base de données. Elles devront faire ce qu’on leur dit, sinon…
Sujet fusionné




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