Le but n'etait pas celui la mais bon, je pense comme le cows boy, 90% des musulmans croient que l'islam c'est comme la bible, ils sont des kouffards et ne le savent pas.
Le but n'etait pas celui la mais bon, je pense comme le cows boy, 90% des musulmans croient que l'islam c'est comme la bible, ils sont des kouffards et ne le savent pas.
Si Dieu existe, j'espère qu'il a une bonne excuse
Woody Allen
Non rispondo a cose che gia hanno la loro risposta nelle FAQ
LE FAQ LEGGETELE
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Oui tu as raison, mais ces 90 % eux aussi ont le droit de penser que les 10% sont des enflures d'assassins et quils n'ont rien a voir avec leur ''''''AUTHENTIQUE'''''religion.
La vision est symétrique et bilatérale,
si pour les 10 %, les 90 % sont des mécréants,
pour les 90 %, les 10% sont des égarés
le problème qui a ou aura le dernier mot?? Avec ou sans AK 07,25
dans cette histoire cest sur que je n'appartiens pas au 10%, je cherche dans ce qui reste lol
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"Quand je me regarde, je me désole. Quand je me compare, je me console"
"Qui que tu sois, viens, viens. Même si tu es un athée, c'est ici la demeure de l'espoir"
ah on arrive à la bible , pour la plupart des "musulmans" , ils pense que le faite de la lire et considéré presque comme un péché, et ils pensent qu'elle est falsifiée , oh qu'est ce qu'il ne faut pas entendre !
oui c'est bizzare , il y a beaucoup d'amour dans la bible lol , c'est louche
interviex Kamel Daoud - On n'est pas couché 13 décembre
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salut rino
d'abord, cette phrase est sujette a au moins 2 interprétations qui s'opposent
pour en revenir à camel daoud, je ne pense pas que ce soit un ennemi de l'islam, il s'exprime,et précise qu 'il vit un islam hérité de sa famille et n'adhère pas à d'autres formes''d'islam''
il n'est pas ennemi de l'islam
2 anges scribes écrivent les faits et gestes qui sont rapportés pendant notre sommeil, ce qu'il dit que cela plaise ou pas, son retour se fera à Allahet s'il reçoit son Livre de la main droite, Nul reproche, Nulle injustice
s'il reçoit son Livre de la main gauche, il se suffira à être sont propre comptable
voilà ce que je peux te dire, et je complémente en disant ''il ne faut jamais désespéré de la miséricorde d'Allah'', Il est le Pardonneur, Il pardonne tout sauf l'association
ça m'a l'air d’être une personne qui peut faire bouger les choses, je ne le connais pas plus que toi, mais, il doit bien savoir ou le sol est brûlant
Menace de mort contre Kamel Daoud : Réaction virulente du MDS
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le 20.12.14 | 14h43C’est une avalanche de réactions et de condamnations faites par des personnalités, journalistes, internautes, partis politiques et autres qui ont exprimé leur soutien et dénoncé l’appel au meurtre lancé par le salafiste Hamadache, un pseudo imam, qui a lancé un véritable appel au meurtre contre le journaliste, écrivain Kamel Daoud.
Ce samedi c’est au tour du mouvement démocratique et social de réagir. Le MDS souligne « L’islamiste Hamadache qui a apostasié le défunt Hachemi Chérif, exigeant même que la dépouille du premier secrétaire général du MDS soit exhumée du cimetière où il repose, a traité de manière similaire et répétée d’autres personnalités politiques dont Hamid Ferhi, actuel coordinateur au sein du mouvement. ».
Le silence rencontré par ses propos l’a encouragé, précisé le MDS dans un communiqué parvenu à notre rédaction « à franchir un nouveau pas dans une logique qui vise à radicaliser l’islamisme. Maintenant, il appelle l’Etat algérien à condamner à mort le journaliste et écrivain Kamel Daoud qu’il vient d’apostasier à son tour ».
Le MDS qui n’a ménagé le pouvoir note que l’attitude « velléitaire du pouvoir, face aux violations renouvelées des droits et libertés par les islamistes, a favorisé ce glissement criminel.
On se rappelle encore d’un chef de parti intégriste faisant l’apologie du jihad en Syrie, d’un prédicateur télévisuel exigeant de poursuivre le film « l’oranais » ou encore de l’autorisation accordée à des terroristes bénéficiaires de la réconciliation nationale pour tenir une rencontre à Jijel. Autant de signaux qui auraient dû alerter sur une dérive intolérable qui s’ajoute aux atteintes aux libertés par le pouvoir. ».
L’appel à la condamnation à mort du chroniqueur du Quotidien d’Oran n’est pas juste un dérapage, dénonce le MDS dans le même communiqué, « dans le discours mais la suite logique d’une politique de réconciliation nationale qui a choisi non seulement de faire silence sur les crimes sanglants des tenants de l’Etat théocratique, mais aussi de leur accorder l’impunité. Ces derniers se trouvent confortés par l’article 2 de la Constitution qui stipule que l’islam est religion d’Etat et donne la possibilité d’instrumentaliser la religion à des fins politiques ».
Pour le MDS, ces gens s’offrent même le luxe de surenchérir sur la démarche du ministère des affaires religieuses qui appelle au respect d’un référent religieux national et à l’instauration d’une institution étatique pour la fetwa. Face au mouvement d’indignation qui monte, le système s’alarme.
C’est pourquoi, explique le mouvement démocratique et social, « le ministre de la communication dégage, par avance, la responsabilité du pouvoir en évoquant l’indépendance de la justice qui vient d’être saisie par Kamel Daoud. Il laisse craindre qu’aucune condamnation ne soit prononcée contre le sinistre Hamadache. Ce ne serait pas une surprise face au caractère despotique néolibéral du pouvoir ».
La réaction du MDS et virulente en soulignant encore que le chef du parti des assassins s’agace, lui aussi, « de la fetwa de Hamadache et tente de s’en démarquer car il mesure la portée de la riposte qui vient d’être engagée par la société et qui rassemble des forces autrefois séparées par leur appréciation de l’islamisme ».
Face aux partisans de Dawla islamiya, le MDS se tient aux côtés de Kamel Daoud. « Il appelle à accroître la mobilisation pour empêcher l’islamisme de relever la tête et menacer les citoyennes et les citoyens », précise le MDS dans ce communiqué, en exigeant non seulement que Hamadache rende compte devant la justice mais que soit aussi instauré un véritable tribunal international, comme celui de Nuremberg, « pour poursuivre l’islamisme coupable de crimes contre l’humanité.
Enfin le MDS considère que le projet d’Etat théocratique ne pourra être définitivement disqualifié qu’en consacrant, dans la Constitution, la séparation du politique et du religieux. »
Amar Fedjkhi
Contribution : Fatwa
Par Aziz Farès
[email protected]
C’est bien connu : les insultes sont les armes des faibles. Quand ils sont à court d’arguments rationnels pour défendre leur point de vue, ils attaquent la personne au lieu de ses idées.
Kamel Daoud est-il celui par qui le scandale arrive ? Son livre Meursault, contre-enquête semble soulever des passions démesurées qui oscillent entre le Goncourt et la fatwa.
Qu'est-ce qui a fait réagir quelques énergumènes illettrés ? Son livre ? Impossible ! Car il aurait d'abord fallu qu'ils le lisent ! Et quand bien même ! De quoi serait-il coupable pour être condamné par un tribunal qui se croit populaire ? D'avoir, par un retournement de l'Histoire, abordé une question brûlante : le rapport clinique qui unit ET divise la France algérienne et l'Algérie française ?
Je pencherai plus pour son passage, brillant, à la télé française qui a montré un homme en pleine possession de ses moyens. Prudent, calme, attentif, il a su se positionner dans un débat qui dérange ces bien-pensants qui ne cherchent qu'à imposer la loi de l'omerta.
Chut ! Taisez-vous ! Et écoutez les voix qui hurlent dans la nuit de l'ignorance en appelant au meurtre. AU MEURTRE !
En exprimant son idée de la religion, sa conception de l'algérianité, de la colonisation... Kamel Daoud n'a pas troublé l'ordre public comme le font des individus qui, sous d'autres latitudes, auraient immédiatement dû répondre de leurs propos devant la justice. Il n'a pas non plus remis en question une quelconque prescription divine.
Il a fait ce que tout intellectuel est appelé à faire : il a réfléchi et dit, en son âme et conscience, ce qu'il pensait de la société, des questions d'actualité, du monde.
Le crime de Kamel Daoud serait donc d'avoir dit une vérité qui ne s'inscrit pas dans le moule d'une pensée figée. Un crime ? Qui serait donc puni par un autre crime qui serait perpétré par des hommes qui se prennent pour Dieu. Quel blasphème ! Quelle honte !
Il y a quelques années, une expression avait fait florès : «La régression féconde !» Nous y sommes.
Cette régression mentale a enfanté un ogre qui vampirise toute la société qui voit des fantassins hirsutes partir à l'assaut de la Liberté au nom d'une religion dont ils sont, à leur insu, les principaux fossoyeurs. L'inquiétude de ces nouveaux croisés est de voir émerger une pensée qui les dépasse et les effraie. Ne leur reste comme refuge que la violence, seule langue qu'ils aient jamais apprise. La langue des faibles d'esprit.
A. F.
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Menace de mort contre Kamel DaoudL’appel au meurtre lancé contre Kamel Daoud : L’association Mohamed Dib réagit
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le 22.12.14 | 14h18
L’association la Grande Maison, celle qui attribue chaque année le prix Mohamed Dib a réagi à l’appel au meurtre lancé contre Kamel Daoud.
« L'appel lancé par un individu au gouvernement algérien lui enjoignant de condamner à mort publiquement Kamel Daoud, soulève une profonde indignation et une absolue réprobation nationale et internationale » dit le communiqué, avant de poursuivre : « L'Algérie ne saurait renouer avec la tragédie, encore vive dans tous les esprits, de la terreur et des assassinats ignobles qui ont endeuillé son passé récent à l’instigation d’une faction d’obscurantistes. »
Pour rappel, l’association Mohamed Dib a honoré par le passé l’écrivain Kamel Daoud de son prix, et aujourd’hui, elle se sent consternée par ce criminel appel au meurtre. « Il rappelle douloureusement une épreuve que nous croyions dépassée et qui nous a privés de valeureux citoyens : artistes, intellectuels, journalistes, médecins et autres citoyens de toutes professions. Epreuve qui a brisé de nombreuses familles et fait fuir un nombre incalculable de personnes menacées ou terrorisées par la barbarie. »
Enfin, l’association Mohamed Dib termine son communiqué en apportant son total soutien à Kamel Daoud « esprit libre, et écrivain talentueux ». « Nous estimons qu’il est en droit en tant que journaliste et - a fortiori en tant qu’écrivain - d’exprimer sa vision du monde fût-elle singulière et éloignée des idées communément admises dans la société. Personne n’est obligé de partager cette vision mais personne n’a le droit de préconiser la haine et le meurtre pour s’y opposer ; en somme tout le contraire de l’aspiration sacrée à la liberté qui a présidé à la lutte du peuple algérien pour recouvrer son indépendance. »
Aussi, l’association dit attendre des autorités « que des réparations soient faites, et que Kamel Daoud soit protégé »
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Menace de mort contre Kamel DaoudLettre ouverte d'artistes algériens à la ministre de la culture
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le 22.12.14 | 11h40Cette lettre s’adresse à vous, Madame la Ministre de la Culture, car aujourd’hui, l’un des nôtres, l’écrivain Kamel Daoud, est menacé de mort. Mais aussi à vous, Monsieur le Ministre de la Communication, car c’est dans les médias algériens que circulent librement ces appels à la mort. Et enfin, à vous, Monsieur le Ministre des Affaires Religieuses, car c’est au nom de la religion qu’on appelle à tuer un artiste en Algérie.
Depuis quelques années, le bouillonnement artistique en Algérie se réapproprie les contours de la société de façon notable et encourageante, une once d’espoir pour le développement et le rayonnement de notre société et de notre culture. Mais depuis ces années aussi, la création se heurte sans cesse à la violence verbale, à l’intimidation… Et aujourd’hui, « la balle est tirée ».
Un homme appelle à tuer un autre homme, un intégriste appelle à tuer un artiste, un Algérien à tuer un autre Algérien. Cet appel est déjà un crime, il est plus de 200 000 fois un crime, car il tue encore nos frères innocents morts dans les années 90, tués par leurs propres frères.
Aujourd’hui, c’est une occasion civique et politique de trancher. Il faut décider que la terreur est définitivement finie : qu’en Algérie, on protège les Algériens, que le Ministère de la Culture protège ses artistes, que le Ministère des Affaires Religieuses ne saurait tolérer un appel au crime au nom de l’islam, que le Ministère de la Communication ne saurait accepter que les médias deviennent la tribune de la mort.
L’Histoire ne peut pas se répéter, car nous savons, nous avons tous, tous souffert ensemble des années de chaos et de barbarie il y a de cela à peine 15 ans. Nous, artistes-citoyens algériens, revendiquons notre droit à la liberté d’opinion et d’expression, sous tous ses aspects, et ce en toute sécurité. Mais cela n’est possible que si la République nous l’assure, comme le garantit la Constitution.
Et c’est pour cela que, Madame et Messieurs les Ministres, nous vous lançons un appel urgent, vous qui êtes les représentants de la République Démocratique et Populaire. Nous attendons une réponse réelle, un geste fort, un signe clair, une action cohérente, de votre part, pour faire halte à ce danger qui menace gravement les artistes et le pays.
Kamel Daoud a écrit : « Être l’enfant d’un lieu qui ne vous a pas donné naissance ». Il est grand temps de naître. Il est grand temps de créer en toute liberté. Notre appel n’est pas celui du meurtre, mais celui de la vie.
Les signataires :
Salima Abada, chanteuse et actrice
Hakim Abdelfettah, assistant-réalisateur
Chérif Aggoune, réalisateur
Hania Amar, actrice
Samir Ardjoum, critique de cinéma
Nabil Asli, acteur
Hajar Bali, écrivain
Farid Belaiat, musicien
Abdallah Benadouda, animateur télé
Adila Bendimerad, actrice et productrice
Yacine Benelhadj, réalisateur
Anis Benhallak, musicien
Karim Bensalah, acteur et réalisateur
Malek Bensmaïl, réalisateur
Maïssa Bey, écrivain
Tarik Bouarrara, acteur et chorégraphe
Yacine Bouaziz, producteur
Anis Bourbia, artiste hip hop
Safi Boutella, compositeur et musicien
Sabrina Challal, poétesse et écrivaine
Yasmine Chouikh, réalisatrice
Djaber Debzi, producteur et associatif
Bachir Derraïs, producteur
Sabrina Draoui, réalisatrice
Samir El Hakim, acteurSarah El Hamed, artiste
Abdelaziz El Ksouri (Djmawi Africa), musicien
Nathalie Fedrizzi, maquilleuse cinéma
Ahmed Djamil Ghouli (Djmawi Africa), musicien, chanteur et compositeur
Amina Haddad, productrice
Fayçal Hammoum, producteur
Abdenour Hochiche, associatif et directeur des Rencontres Cinématographiques de Béjaïa
Amine Kabbes, assistant-réalisateur
Nadia Kaci, actrice
Amazigh Kateb, musicien, chanteur et compositeur
Abdelmadjid Kellou, étudiant en cinéma
Dorothée Myriam Kellou, réalisatrice
Djamel Kerkar, réalisateur
Yanis Koussim, réalisateur
Lazhari Labter, éditeur et écrivain
Mina Lachter, actrice
Kheireddine Lardjam, metteur en scène de théâtre
Rim Laredj, artiste et réalisatrice
Souhila Mallem, actrice
Narimène Mari, réalisatrice
Meryem Medjkane, actrice
Bachir Mefti, écrivain
Saïd Mehdaoui, producteur et réalisateur
Amina Menia, artiste plasticienne
Nadir Moknèche, réalisateur
Karim Moussaoui, réalisateur
Imen Noel, actriceNadjib Oulebsir, acteur et assistant-réalisateur
Damien Ounouri, réalisateur
Princesse Zazou, designer et plasticienne
Sadek (Democratoz), chanteur et musicien
Sofiane Saïdi, chanteur et compositeur
Lyes Salem, acteur et réalisateur
Mustapha Sedjal, artiste plasticien
Smail Soufit, conseiller artistique et script-doctor
Wassyla Tamzali, écrivain
Zino Touafek, fashion designer
Samir Toumi, écrivain
Youcef Zarouta, comédien et humoriste
Abdenour Zahzah, réalisateur
Nadim Zeraïa, vidéaste et photographe
Ahmed Zitouni, acteur
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-Sid Ahmed Semiane, auteur : «Non, je ne suis pas Kamel Daoud…»
Un appel au meurtre. Un appel au meurtre publié, signé et assumé publiquement et fièrement par son auteur, l’étrange M. Hamadache, sinistre charlatan, névrosé du hadith qui, sans être mandaté, se désigne avocat d’office de Dieu sur Terre, se joignant ainsi à un plus large collectif d’avocats de Dieu dans le monde musulman, collectif plus proche du crime organisé et de la terreur que de la parole apaisée de la foi.Un pas a été franchi. Un pas de plus que personne n’avait osé franchir jusque-là, du moins de cette manière. L’appel au meurtre est une affaire sérieuse, même quand il est proféré par un sombre imbécile, parce qu’il existera toujours plus imbécile pour le mettre à exécution, d’où le danger. La balle est déjà sortie de son canon. Le chien a été activé.
Dans le fonctionnement d’un Etat sérieux, cette affaire est prise en charge dans les minutes mêmes où elle se profile par les plus hautes autorités. Elle concerne en premier lieu la police et la justice, deux institutions dont les mécanismes sont suffisamment rodés pour en saisir immédiatement toute la gravité et ainsi dégoupiller toute forme de menace éventuelle, en apportant les réponses les plus rapides et les mieux adaptées.Mais comme cette affaire est politique aussi, c’est celle du gouvernement.
Un appel au meurtre relève de la responsabilité de l’Etat et de ses institutions. L’affaire Kamel Daoud ou celle de Lyes Salem, depuis quelques semaines, nous plongent au cœur de la déliquescence de cet Etat. De son affaissement. Et de la difficulté à le mettre debout. Ces deux affaires posent de manière grave le problème de la légitimité du pouvoir politique et de la fragilité, de l’émiettement même de ses institutions.
Le vrai problème, son nœud gordien, n’est pas M. Hamadache. Soyons sérieux. Le vrai problème est l’état de santé de l’Etat algérien. Le vrai problème n’est pas de savoir pourquoi ce salafiste, dans sa version la plus radicale, la plus caricaturale, a appelé au meurtre, mais comment est-il possible d’appeler au meurtre sans en être inquiété ?Il y a vingt ans, les appels au meurtre étaient anonymes, ils portaient en bas de pages des acronymes d’organisations criminelles. Ces appels étaient affichés clandestinement sur les façades des mosquées ou ailleurs. Aujourd’hui, ils sont signés et les auteurs ne se cachent pas au maquis, dans des grottes, mais habitent chez eux, juste en face de chez vous. C’est un voisin de palier.
Il n’est pas du tout étonnant qu’aujourd’hui cet homme, ce sinistre personnage, condamne à mort publiquement un écrivain. C’est dans la logique même de l’effondrement de l’Etat qui, chaque jour, s’affaisse un peu plus. C’est un procédé physique. Le principe de la poulie, le corps de l’Etat dégringole, celui de l’inquisition et de la maffia remonte. Le dernier des maçons vous le dira.
Mais, au-delà de la déliquescence de l’Etat en phase terminale, diagnostic établi et avéré depuis longtemps, il y a un autre effondrement, tout aussi inquiétant, c’est celui de l’éthique et d’une certaine idée de la démocratie.
Pendant plusieurs semaines, nous avons été confrontés à la haine et la hargne baveuse, dans le verbe et le geste, d’une armée vociférante, parfois d’amis, qui, loin d’être de parfaits islamistes ou les prototypes du barbouze marginal, se retrouvaient de facto sur la même ligne de front que les prédicateurs les plus zélés, les fanatiques les plus extrémistes ou les plus retors des fonctionnaires de l’Etat policier. Une odieuse campagne a été menée contre Kamel Daoud, dans les bistrots branchés de l’intelligentsia algéroise et sur les réseaux sociaux du Net.
Cet homme, qui écrit avec talent depuis 20 ans, a été du jour au lendemain qualifié de néo-colon, d’intellectuel à la solde de la France, d’auxiliaire du sionisme, de vendu à l’Occident… Les raisons ? Nous ne sommes pas d’accord avec ce qu’il écrit, disent-ils. Etrange perception des choses.
Cette haine n’a pas appelé au meurtre, c’est vrai, mais son réquisitoire était suffisamment à charge pour permettre à un sombre crétin de le faire. Et là, nous sommes dans l’effondrement de l’éthique et d’une certaine idée de la démocratie.
En quoi un appel au meurtre est-il une information qu’il faut relayer en donnant la parole à celui qui la profère pour qu’il la confirme à satiété ?
Dans ce jeu malsain de la démocratie fermée, Echourouk et Ennahar, ces deux médias plus proches de l’esprit génocidaire de la radio des Mille collines au Rwanda que d’une quelconque déontologie professionnelle, le font pourtant allègrement, en toute impunité, rajoutant ainsi de la confusion à la confusion.
Ces deux médias racistes, haineux, irrationnels, dont le fantasme est à mi-chemin entre l’Etat policier et l’Etat intégriste, soutiennent l’appel au meurtre et invitent d’autres personnalités pour en approuver la justesse. Pas uniquement des islamistes agités, comme on pourrait le croire. Boudjedra Rachid enfonce le clou et sert de caution «laïque» une fetwa religieuse des plus odieuses, appelant à l’extermination d’un homme. D’un écrivain. Là aussi, nous sommes dans l’effondrement de l’éthique et d’une certaine idée de la démocratie.
Boudjedra, au crépuscule de sa carrière d’écrivain, offre la piètre image d’un guignol aigri, un pitre sans épaisseur, sans grandeur d’âme, sans générosité intellectuelle, proférant des âneries, des imbécillités, des contre-vérités, des approximations douteuses et des certitudes tragiques pour un écrivain. Il est le revers imbécile et athée du fanatique obtus. Triste époque.
Sur les réseaux sociaux des gens s’activent pour apporter leur soutien. Mais pourtant là aussi, dans cette manière même d’apporter son soutien, il y a un effondrement de l’éthique et d’une certaine idée de la démocratie. Deux manières de faire s’affrontent. Il y a ceux qui se reconnaissent en Kamel Daoud, s’identifient à lui en abusant du slogan : «Nous sommes tous des Kamel Daoud», et les autres, ceux qui nuancent leur propos, expriment leurs désaccords et se démarquent avec l’ensemble ou une partie des idées de Kamel Daoud, mais qui, chemin faisant, offrent tout de même leur soutien.
Cette mythique envolée voltairienne, dont la véracité est de plus en plus contestée, qui consiste à dire que je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais que je me battrai pour que vous puissiez le dire, est un poncif stupide de la paresse et d’une certaine manière de l’arrogance. «Je ne partage pas toutes les idées de Kamel Daoud, mais je suis solidaire de lui… parce qu’il a été condamné à mort»… Merci pour la bonté. Notre solidarité est biaisée. Elle met en exergue notre générosité d’âme, notre suffisante tolérance, mais pas l’entière et libre possibilité à Kamel Daoud de pouvoir exprimer les idées les plus contestées et les plus contestables, si nécessaire. En somme, le droit à l’outrage. Et Dieu, pourquoi cette obsession à vouloir partager les opinions de l’autre ? Cette obsession à vouloir partager coûte que coûte l’opinion de l’autre est malsaine. Elle construit le terrain vague de la pensée unique et de l’unicité de la pensée. Il est plus intéressant de ne pas les partager, les opinions, ça crée de la richesse.
Je ne partage pas les opinions de personnes, même si toutes les opinions peuvent me partager…
Je ne suis pas Kamel Daoud, je suis (au mieux ou au pire, c’est selon) son frère. Peu importe si je partage ou pas ses opinions, pourquoi faut-il d’ailleurs que je précise ce détail, aujourd’hui, quand un sinistre personnage appelant au meurtre m’en donne le La ?
Ses idées ne sont pas les miennes, c’est normal puisqu’elles sont les siennes. Les opinions ne sont pas faites pour être partagées, c’est une grossière erreur, elles sont là pour être discutées. Pour être malmenées. On partage des repas. Des émotions. On partage une fraternité, mais pas les opinions.
L’opinion est singulière, même si elle a des possibilités de croiser sur son chemin des sosies. Une opinion n’est pas un dogme. Une idéologie. Une secte. Un parti. Une charte ou un programme politique. Une opinion, c’est une idée versatile (par définition), une réflexion toujours en devenir, une idée électron pas forcément juste, mais juste une idée. Une opinion, ce n’est pas une religion. Ce n’est pas un piquet de grève qu’on maintient au-dessus de nos têtes jusqu’à satisfaction de l’ensemble de nos revendications.
Se battre pour la ressemblance, la gémellité, le clonage de la pensée est une erreur. Il faut se battre pour la différence, la dissemblance, l’altérité, la singularité, Il ne faut pas que la pensée nous fasse plaisir, il faut qu’elle nous fouette, pour nous sortir de l’esclavage de la paresse. Il faut que nous soyons plus apaisés dans notre appréhension du monde. C’est tout.
Toutes les idées de Kamel Daoud que je partage, à la limite et en exagérant à peine, ne m’intéressent pas. Elles ne m’apportent rien, ou si peu, elles encombrent mon cerveau, c’est tout. Elles se superposent à celles qui étaient déjà en moi. Celles qui m’intéressent, c’est celles qui me font bondir de mon siège, c’est celles qui me font hurler, celles avec lesquelles nous nous sommes, et à chaque fois, engueulés avec délectation, poussant l’autre dans ses derniers retranchements. C’est celles qui me poussent à réfléchir plus, qui m’ouvrent de nouvelles portes dans ma propre réflexion, parce que différente de la sienne. Ce que je ne partage pas me nourrit, et ce qui me nourrit me partage, me fragmente.
Si je dis que je suis Kamel Daoud, j’enlève à l’autre la possibilité d’être ce que seul lui peut se prévaloir d’être, c’est à dire être Kamel Daoud. Je ne suis pas Kamel Daoud et je ne veux pas l’être. Kamel Daoud est une voix unique qui doit exister seulement en tant que telle. C’est une intelligence et une mécanique singulière.
Nous voulons que l’autre nous ressemble, que ce qu’il écrit nous agrée, que ce qu’il filme nous apaise, que ce qu’il pense nous rassure… L’autre n’est pas l’autre mais une excroissance de soi validée par soi.
Nous voulons une démocratie avec les vestiges du parti unique. Nous voulons la pluralité dans l’uniformité la plus sinistre.
Et gare à celui qui quitte la tribu. Nous sommes dans la tribu. Nous ne voulons pas être dans la cité, nous voulons le village.
Nous ne voulons pas penser, nous voulons acquiescer, dodeliner de la tête, comme par nostalgie de l’ancien temps, lors de ses bavardages stériles de la télévision unique, où quand un homme parlait les autres bougeaient la tête en signe de consentement. La politesse n’est pas un signe de bonne santé démocratique. Pensons à comment vivre ensemble en étant différents, pas en étant semblables. Vivre ensemble dans la consanguinité de la pensée et des gènes est une maladie. Une redoutable maladie. C’est pour tout cela que je ne suis pas Kamel Daoud. Je refuse de l’être. Kamel est un autre destin. Une autre voix. Une autre singularité. D’où tout son intérêt.
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La république en est pour quelque chose, l'état de non droit est pour quelque chose. Un état de droit et crédible aurait forcément des lois contre ce ''genre '' d'individu misogyne et xénophobe, une société évoluée aurait certainement un autre regard sur le crime et le meurtre religieux. Mais bon, quoi de plus logique dans une tête malade de malade que d'être violent et idiot.
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Salut Doc
ceci est mon dernier message sur cette section , je tiens à te feliciter pour ton abnegation à trouver le bon equilibre entre ta religion et ta croyance et ta conscience .
je vais laisser le champ libre et ne plus déranger la prospérité de certains, j'ai beaucoup d'amis comme toi qui n'applique pas la loi islamique et qui se proclame musulmans , et ces amis là, le comble c'est qu'ils ne connaissent pas vraiment leur religion (Coran ,etc...)
Cordialement
Dernière modification par Django ; 19/12/2014 à 18h20.
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