le ‎Christianisme

"Sainte Marie mère de ... Jésus !"
3. Histoire du Dogme


Nous ne savons pas grand chose d'elle à l'instar de son fils. La plupart des données la concernant proviennent de sources apocryphes. Même pour sa mort, les plus anciens textes disponibles remontent
au 6ème siècle où il est question de "la Dormition de Marie" et non de son "Assomption", dogme qui fut validé par le Pape Pie XII le 1er novembre 1950. Certaines appellations commencent à faire partie du vocabulaire des chrétiens telles que "Reine des cieux, glorieuse génitrice de Dieu, Vierge immaculée, digne de grâce et de louanges..." Tous ces qualificatifs sont indécelables dans le N.T. Même les plus grands Réformateurs, les Pères du Protestantisme gardèrent cette vison de Marie (as) (Luther, Jean Calvin, Zwingli). Tout ce que nous venons de voir n'a aucun appui biblique, alors comment parler de Dogme révélé ou digne de foi tandis que la Bible censée être la Parole de Dieu selon les chrétiens n'en fait aucunement mention ? C'est aberrant ! Mais les dogmes furent augmentés et agréés grâce à la nouvelle Théorie de l'Evolution Dogmatique de J.A. Mohler et le Cardinal Newman qui instituèrent "le développement du germe qui justifie l'évolution du dogme".

Même si une erreur se faufile dans la pensée des dogmes, par ce germe qui développe, elle peut aboutir à une pseudo-vérité qui n'a pas d'appui textuel et qui peut devenir l'opposé de ce qu'il était au départ. Ce sont les hommes qui définissent les dogmes dans le Christianisme et c'est ce qui causa leur perte. Le Pape (dans le Catholicisme) à tout pouvoir de décision, Pie IX n'a t-il pas répondu à un Cardinal qui refusait d'admettre l'infaillibilité du Pape, le souverain Pontife, en lui disant "la Tradition c'est moi" ?

Cet exemple montre la base du soucis chrétien qui a mis sa religion entre les mains des hommes et non sur l'Ecriture dite inspirée de Dieu. Luther disait : "Le Pape prétend que tous les droits sont dans le coffret de son coeur...et tout ce qu'il ordonne et décide dans son Eglise doit être tenu pour juste, même si cela est contraire à l'Ecriture ou à la Parole orale."
("Livres symboliques" Paris 1946, p.274 cité dans le livre d'Alfred Kuen, Editions Emmaüs 2009, p.45)

Si l'on jette un coup d'oeil à l'année Ecclésiastique, pas moins d'une quinzaine de fêtes environ lui sont consacrées:




- Purification de la très Sainte Vierge
- Annonciation
- Notre Dame médiatrice de toute grâce
- Visitation à Sainte Elisabeth
- Assomption
- Nativité de Marie
- Mère de Dieu
- Fête du très Saint nom de Marie
- Fête des sept douleurs de la très Sainte Vierge
- Très Saint Rosaire
- Fête de la maternité de la bienheureuse Vierge Marie
- Présentation de la très Sainte Vierge au Temple
- Immaculée Conception

Certaine de ces fêtes sont à l'origine de l'introduction de nouveaux Dogmes puisque des églises les pratiquaient déjà. Il ne restait plus qu'au Pape de les mettre sur un pied d'estale pour qu'un dogme voit le jour, nous dit Alfred Kuen dans on livre "Marie dans l'Evangile et dans l'Histoire" aux pages 46-47. La place qu'elle a dans la dévotion que lui accordent les Catholiques est sans communes mesures avec le texte Biblique.
En effet, à y regarder les nombreuses fêtes qui lui sont allouées, le nombre impressionnant de statues à son effigie, les nombreux lieux existants la concernant et le nombre de prière qui lui sont adressées, nous voyons que l'Idolâtrie est présente dans chaque coin du coeur de l'Eglise Catholique envers cette simple femme juive. Souvent les chrétiens reprochent au Coran d'avoir dit que les chrétiens ont déifié Marie (as) en lui vouant un culte qui ne revient qu'à Dieu Seul. Se trompe t-il véritablement comme ils le prétendent sciemment ?

Au fur et à mesure que nous avancerons dans cette étude, la conclusion donnera la réponse à ce point important.
Et qu'en est-il des gens qui ne la prennent pas comme médiatrice ou qui ne lui voue pas un culte divin ? Sont-ils égarés ? Si la réponse est oui, alors il faudra y inclure les apôtres de Jésus(as), Paul, et les premiers chrétiens primitifs ainsi que les Protestants qui ne voient que par Jésus(as). Si la réponse est non, alors tous ces ajouts sont bons à être rejetés. Jésus(as) n'a-t-il pas dit: "Je suis la porte", "Personne ne va au Père si ce n'est par moi". Et Pierre n'a-t-il pas du au Christ ('aleyhi Salam) "Seigneur à qui irions nous, tu as les paroles de la vie éternelle" ? Celui qui a comprit cela, à tout comprit. L'exagération dont à fait preuve le Catholicisme se retrouve même jusqu'au pied de la croix de Jésus(as) qui était entouré de plusieurs personnes qui le connaissaient et qui étaient ses disciples. Nous voyons Jésus(as) dire au disciple qu'il aimait "Voici ta mère", mais pourquoi n'a-t-il pas dit "Voici votre mère" si elle devait être digne d'adoration et de vénération comme les catholiques le prétendent ? Cette preuve est déjà une contre-argumentation énorme contre tous ces dogmes païens.